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169$ d'amende pour un mégot

Michael exhibe le constat d’infraction de 169 $ que lui ont remis hier midi deux inspecteurs de l’arrondissement de Ville-Marie, après qu’il eut jeté son mégot par terre, contrevenant ainsi au règlement municipal sur la propreté. Furieux, le j
Photo : Jacques Nadeau
Michael exhibe le constat d’infraction de 169 $ que lui ont remis hier midi deux inspecteurs de l’arrondissement de Ville-Marie, après qu’il eut jeté son mégot par terre, contrevenant ainsi au règlement municipal sur la propreté. Furieux, le j
Devant l'entrée de la station de métro McGill, boulevard de Maisonneuve, Michael grille une cigarette. Sans se méfier, le jeune homme la jette ensuite par terre. Erreur! Deux inspecteurs de l'arrondissement de Ville-Marie surgissent et lui remettent un constat d'infraction de 169 $ pour avoir «sali le domaine public». À Montréal, on n'entend pas à rire avec le règlement sur la propreté.

Pendant que son ami est tordu de rire devant sa déconvenue, Michael est d'abord interloqué, puis furieux lorsqu'il apprend le montant de l'amende. «C'est vous les criminels! C'est absolument ridicule! Vous n'avez rien d'autre à faire? Je demeure en Ontario et je ne paierai pas l'amende», vocifère-t-il.

Deux ans après l'adoption de son règlement sur le civisme, le respect et la propreté, l'arrondissement de Ville-Marie a décidé de s'attaquer plus spécifiquement aux mégots jetés par terre. Les cigarettes qui jonchent les trottoirs sont devenues un «fléau» depuis qu'il est interdit de fumer dans les édifices publics, les commerces et les immeubles à bureaux. À l'invitation de l'arrondissement, les médias ont pu suivre hier midi deux inspecteurs et deux policiers chargés de remettre des billets d'infraction aux fumeurs surpris à jeter leur mégot sur le trottoir ou sur la chaussée.

Les inspecteurs Alain Delorme et Marie-France Bergeron n'ont pas à attendre bien longtemps avant de prendre en flagrant délit les contrevenants. Se postant près des entrées d'immeubles à bureaux où s'agglutinent les fumeurs, ils débusquent rapidement les fautifs. Comme ils ne peuvent forcer les citoyens à s'identifier, ils préfèrent généralement être accompagnés de policiers lorsqu'ils distribuent ce type de contraventions. Même si les réactions des contrevenants pris en flagrant délit sont parfois vives, Alain Delorme affirme qu'il ne s'est jamais senti menacé.

Les inspecteurs sont sans pitié. Touristes de passage ou Montréalais de longue date subissent le même traitement. Arrivée à Montréal il y a trois semaines, Julie-Marie, Française d'origine, a commis deux «crimes» simultanément. Elle a jeté sa cigarette par terre alors qu'elle distribuait des feuillets publicitaires aux passants de la rue Sainte-Catherine. Mortifiée, la jeune femme se fait remettre un constat d'infraction de 169 $. Pour sa part, son employeur aura droit à une contravention de 1250 $ puisque la distribution de tracts sur la voie publique est interdite. «C'est la loi et on va la respecter, mais c'est dur», indique-t-elle, même si elle juge l'amende trop salée pour une première offense. «Mais au moins, on m'a gentiment donné un cendrier portatif. Je l'aurai toujours sur moi et je ne jetterai plus mes mégots par terre», ajoute-t-elle.

Écureuils et rampes d'escalier

En milieu urbain, les interdits de toutes sortes sont nombreux, mais les citoyens ne connaissent pas tous les règlements, qui sont parfois appliqués de façon élastique par les autorités.

En 2006, Bruce Kert a eu le malheur de donner une arachide à un écureuil dans un parc de Westmount. Un policier, qui surveillait la scène, lui a remis un constat d'infraction assorti d'une amende de 75 $, car sur l'île de Montréal, il est interdit de nourrir les pigeons, les écureuils et autres animaux sauvages. Deux ans plus tard, faute d'avoir réglé la note, l'homme a vu son amende grimper à 455 $. L'affaire est devant les tribunaux.

Plus récemment, une Lavalloise a reçu une contravention de 420 $ pour avoir omis de tenir la rampe alors qu'elle utilisait un escalier roulant de la station de métro Montmorency: 100 $ pour l'infraction et 320 $ pour avoir «entravé le travail d'un inspecteur», car Bela Kosoian ne s'est pas conformée immédiatement aux avertissements, ont allégué les policiers. Cette mère de deux enfants a même été menottée et amenée en cellule.

À la Ville de Montréal, on soutient que pour s'attaquer efficacement aux problèmes de malpropreté au centre-ville il a fallu serrer la vis, car la sensibilisation a prouvé ses limites. Et rien ne vaut une amende salée pour décourager toute récidive. C'est pourquoi, en 2007, l'arrondissement de Ville-Marie, dirigé par Benoit Labonté, a adopté un règlement sévère qui a fait bondir le montant des amendes liées à la propreté. En 2008, 1741 constats ont été émis en lien avec ce règlement, pour une récolte totale de 708 000 $. Les principales infractions touchent le dépôt des bacs de recyclage ou des sacs d'ordures en dehors des heures autorisées.

Zèle abusif?

Lorsqu'on lui signale que la chasse aux fumeurs délinquants peut être perçue comme une forme de zèle abusif, l'inspecteur Alain Delorme demeure de glace: «Les gens ne contestent pas l'infraction ou le geste qu'ils ont posé. Ils contestent plutôt le montant d'argent réclamé, car ils trouvent que c'est cher. Nous, notre mandat c'est de constater l'infraction et de faire appliquer la réglementation. On n'a pas à discuter des montants d'argent», explique-t-il. Fait à noter, les amendes liées aux mégots sont quatre fois plus élevées que celles touchant les infractions en matière de stationnement, qui avoisinent les 40 $.

Après les mégots, les Montréalais devront prendre garde aux gommes qu'ils jettent au sol, car ce geste peut aussi leur valoir une amende de 169 $. Au cours de l'été, l'arrondissement de Ville-Marie entend d'ailleurs mener des «opérations gommes», a-t-on indiqué hier.

Comme les gommes deviennent impossibles à décoller des trottoirs et des chaussées, il faut parfois prendre les grands moyens pour s'en débarrasser. Indisposée par cette forme de pollution, la Société de développement commercial du Quartier Latin est même allée jusqu'à louer l'an dernier un appareil sophistiqué qui permet de les décoller du sol.

À ceux qui se désolent d'avoir à payer une contravention pour un malheureux mégot jeté par terre, l'arrondissement de Ville-Marie affirme que l'application de son règlement porte ses fruits et que le centre-ville est plus propre qu'il y a deux ans. On se console comme on peut.






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  • Dane Kennedy-Tremblay
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 00h31
    Pouahaha! MTL, Singapour : même combat!
    « À Singapour, république démocratique dite autoritaire (même famille au pouvoir depuis l'Indé en 1965) est la cité-état la plus propre au monde. Interdiction de vendre des gums dans la rue depuis 1992, jeter un papier, cracher dans la rue est passible de 500 euros d'amende ou d'une humiliation sur la place publique (coups de fouets pour les plus riches qui payaient les amendes pour mégots avec un ton hilare).

    Vive l'autoritarisme forfaitaire, bande de fous! »

  • Moliavko-Visotzky Dimitri
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 02h29
    sans filtre
    « Nos bons législateurs ont-ils réfléchi? Qu'en est-il pour ceux qui fument des cigarettes sans filtre puisque c'est le filtre qui pose des problèmes de pollution? Sans le filtre, l'objet du délit disparaît en un coup de semelle bien appuyé. »

  • Roussel Louis-Philippe
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 06h20
    Merci aux inspecteurs!
    « Montréal serait une ville encore plus belle si elle était plus propre. L'administration Tremblay l'a compris depuis quelques années. La ville de New York également d'ailleurs.

    On remarque souvent dans les lieux publics que les magots de cigarettes sont une source particulièrement importante de saleté, principalement à l'entrée des bâtiments mais aussi sur les trottoirs et bien sûr, dans les bacs à fleurs et autres arrangements paysagés de la ville.

    Il est pourtant si simple de jeter son magot à la bonne place, spécialement depuis que les bâtiments sont munis de cendrier à l'entrée.

    Lorsque l'on commet une faute, il faut l'avouer humblement et reconnaître que dans ce cas, ce geste n'est pas approprié.

    L'amende de 169 $ me semble tout à fait approprier car elle est suffisamment élevée pour inciter la personne fautive à corriger son comportement et probablement, à ne plus le répéter.

    Si une simple amende de 25, 35 ou 45 dollars était fixée pour cette offense à la réglementation municipale, il m'apparait évident que les contrevenants n'est retiendrait pas grand chose et qu'il pourrait occasionnellement recommencer.

    Merci donc aux inspecteurs qui franchement, ne font pas un travail qui doit toujours être facile! »

  • Pierre Masse
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 06h30
    Bien fait...
    « J'ai honte de cette ville, et surtout des citoyens qui n'ont aucun respect pour l'environnement.

    J'approuve ces mesures qui risquent enfin de changer quelque chose. Les gens vont peut-être apprendre que la propriété publique n'est pas une poubelle. À quand des amendes semblables pour ceux qui laissent trainer les torchons dispensés dans les transports en commun ? »

  • Martin. G Cormier
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 07h26
    Bravo
    « Bravo !
    Bravo !!
    Bravo !!! »

  • Jean Rondeau
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 07h30
    Et les autres nuisances!
    « On met beaucoup de projecteurs sur la cigarette. Ce matin, un couvreur a commencé à 6:30 son tapage. J'ai appelé le 311 pour me faire dire d'appeler le 911. La police s'est déplacée et je doute que le couvreur ait reçu une amende. Pourtant il sait très bien ce qu'il faisait et s'il y avait une chance d'avoir une amende, il ne l'aurait pas fait! »

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 07h31
    Pas facile vous dites...comme travail
    « @ Roussel,

    Pour avoir exercé l'an dernier le travail de Chargé de propreté dans un quartier de Montréal(sans le pouvoir de livrer des contraventions) mais ayant le mandat de sensibiliser la population et les commerçants et d'aviser les inspecteurs en cas d'infraction-la lumière jaune avant la rouge finalement-laissez moi vous dire que cela peut être ingrat par moments. Le civisme n'était pas toujours de mise dans la population. Insultes de tous genres, menace d'endommager mon appareil numérique, claquement de porte au nez,etc. Ce que j'ai retenu en général, je dis bien en général, parce que des citoyens également nous recevaient de façon très civilisé ainsi que des commerçants, même en infraction, c'est leur résistance à ce qu'une municipalité, État leur suggère de prendre les moyens pour conserver une ville propre sous peine de contraventions. Un relent d'anarchisme était facilement identifiable chez plusieurs. Mais ce qui est tout autant difficile c'est que pour un agent de sensibilisation ou inspecteur, on se sait jamais dans quel état d'esprit est l'individu lorsqu'on l'interpelle. Et quelquefois, c'était nous qui mangeaient les contrecoups. »

  • Baril Daniel
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 08h07
    Aucun sens!!!!
    « On ai entrain de viré tout simplement fou! OSTI! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 08h13
    Débile.
    « C'est comme ça qu'on transforme la vie en société en camp de prisonnier ou e société totalitaire. Il n'y a pas de cendriers devant les stations de métro. C'est comme dresser les gens à faire ce qu'il devrait faire alors qu'ils sont considérés comme citoyens matures/adultes aptes à aller voter en politique. Puis les parc-mètres où on vole l'argent des contribuables, qu'est-ce qu'on fait avec?
    Ça devient de plus en plus grave cette parano...Pourtant je ne fume pas et je trouve MTL très sale. Il faudrait faire venir des japonais qui eux aiment nettoyer et ils l'ont fait à Paris parce qu'ils trouvent aussi cette ville très sale. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 08h44
    Prochaine étape
    « J'approuve à 100% même si les amendes semblent haute. Elles pourraient être moins forte et toutes aussi dissuasive. Et pour les récidives, pourquoi pas une corvée de nettoyage en ville. Quelque jours à nettoyer la rue avec un gilet identifiant l'offence.
    Drôlement efficace. »

  • Catherine Laroche
    Abonnée
    vendredi 22 mai 2009 08h56
    Filtre ou pas, amende ou pas...
    « Doit-on vraiment donner raison aux gens qui polluent le sol de Montréal, est-ce que ces gens apprécieraient que l'on polluent leur domicile, leur ville ??? Nous connaissons la réponse. Alors, je dis NON à tous les trucs que les passants jettent par terre.

    Je soutiens l'application du règlement dans Ville-Marie. On pourrait aussi proposer une alternative à l'amende soit une demie-journée à ramasser les mégots avec une équipe... Le contrevenant réaliserait que trois millions de mégots sont jetés par terre par semaine au centre-ville (selon l'arrondissement Ville-Marie) et il contribuera ainsi à réduire ce monticule de mégots.

    N'étant pas écologiste, je peux toutefois imaginer que certains mégots se retrouvent dans nos égoûts, dans les estomacs d'animaux, d'oiseaux et de poissons, engendrant du même coup des externalités qui requièrent des fonds encore plus considérables que la portion de budget destinée à l'entretien (propreté) de Montréal.

    Peut-être qu'une campagne de pub indiquant les nouvelles formes de cendriers robustes pourrait voir le jour... Ces derniers passent souvent inaperçus.

    La propreté collective, c'est une question d'individu au départ.

    Catherine Laroche »

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 09h18
    Encore une ethnie?
    « Si je ne m'abuse l'individu n'est pas d'ici? Il s'amuse lui aussi à défier l'autorité?
    Parlez à n'importe quel policier montréalais et il va vous dire qu'ils ont de méchants problèmes avec les gangs de rue qui ne respectent pas l'autorité. Ce qui n'est vraiment pas le cas dans leur pays »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 10h25
    La loi et l'ordre à la rescousse des dépenses communales...
    « Si on était certain que ces $ amassées sous le couvert de lois faite juste pour déguiser une taxe serviraient à diminuer le compte de taxe des contribuables, ce serait un demi mal.

    Mais on interdit de fumer dans les commerces, on met des cendriers trop petit et toujours plein et le tour est jouer...

    la ville serait bien plus propre si on avait un nettoyage journalier a l'eau comme à Paris, pas qu'on peut pas éduquer les gens mais il faut aussi être responsable et mettre des cendriers en conséquence...

    De toute façon tout ces règlements idiots ( parking interdit, taux de stationnement à l'heure plus que prohibitif, prix du métro plus chère que la voiture, à partir de 2 personnes, fumeurs, usagés d'escalier roulant du métro, etc. et qui ne sont fait que pour déguiser des taxes, ne feront que repousser les gens en dehors de la ville. »

  • Monique Désy Proulx
    Abonnée
    vendredi 22 mai 2009 10h35
    Fuir Montréal...
    « Cette tendance à la répression me donne plus que jamais l'envie de fuir Montréal. Si les autorités commençaient par installer plus de poubelles dans les rues et des cendriers, et à faire une campagne de publicité, et à donner des avertissements, à faire en sorte que les Montréalais aiment leur ville, par exemple en ne leur foutant pas des autoroutes en pleine face, peut-être que c'est tout ça qui fait qu'on est heureux dans une ville et qu'on se prend à l'aimer et à la respecter. Pas la répression, merde! »

  • Diane Massicotte
    Inscrite
    vendredi 22 mai 2009 10h40
    aucune limite
    « à la rectitude.

    Bientôt on donnera une contravention aux obèses.
    Montréal est malheureusement devenue une ville inhospitalière.

    diane
    http://lebloguedediane.blogspot.com »

  • John Mokawi
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 10h45
    Ils devraient peut-être mettre des amendes aux éboueurs malpropres...
    « ... remarquez qu'ils l'ont peut-être déjà fait. Mais dans mon quartier de la Petite Patrie, il y a deux ans, les rues devenaient des dépotoirs à chaque passage d'éboueur, parce que ces derniers renversaient une bonne portion des déchets qu'ils collectaient dans la rue, ce qui était proprement dégoûtant.

    Et bon, 170 tomates pour un mégot, c'est de l'exploitation: 20$ suffiraient largement, du moment que ce soit appliqué avec plus de rigueur. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 10h47
    M. Tremblay
    « oui encore une ethnie, une française Julie-Marie, touriste ici depuis 3 semaines. Que faisait elle à passer des feuillets publicitaire? a-t-elle le droit de travailler, n'est elle pas ici en touriste? Elle devrait être dénoncée à l'immigration et expulsée manumilitari. Car il ne serait pas surprenant qu'elle tente de s'incruster et se fondre pour plus tard demander de rester. 3 semaines ici et au moins trois violations de nos lois, quel respect!

    En Passant Le type à la contravention M. Tremblay est un de vos compartiote, non une ethnie, il est Canadien. »

  • Phil Ippe
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 10h47
    Montreal, ville du tiers monde...
    « Montréal se donne de plus en plus des allures de ville du tiers-monde: ses policiers continuellement en conflits de travail avec la ville se promènent en habits para-militaires patrouillant le métro et menottant des meres de familles qui ne tiennent pas les rampes, des quartiers se ghettoisent de facon violente et on peut désormais prévoir des manifestations anti-polices à chaque 6 mois, on donne des amendes astronomiques pour des pécadilles -nourrir un écureuil- (sans même un avertissement), tout cela pour renflouer la caisse que dilapide une mairie dont les membres se lient avec la mafia (ils n'auront aucune amende ceux-là), ses rues tombent en ruine mais on a de beaux vélos made-in-montreal pour l'apparence écolo à la mode (alors qu'on donne des tickets de stationnement à ceux qui utilisent leurs vélos à chaque jour)...une ville de plus en plus corrompue, inefficace, violente, qui fait peur aux touristes et se marginalise face aux autres métropoles nord-americaines...d'ici 15 ans une bonne partie de Montréal va ressembler à Paris et ses banlieue ou L.A et ses gangs de rue.....avec sa petite touche Singapour: la prison si tu maches de la gomme, la pendaison si tu deales du pot, et un maire qui vantera la propreté de sa ville (mais certainement pas de sa mairie)...burk! »

  • Hugo Vaillancourt
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 10h48
    La cendre aussi
    « Même si vous ne jetez pas votre mégot par terre, vous pouvez recevoir une amende pour avoir répandu la cendre de votre cigarette sur le sol. Le réglement municipal de Montréal est clair à cet égard et cette infraction est souvent utilisée de façon abusive contre les jeunes de la rue. »

  • Annie Girard
    Abonnée
    vendredi 22 mai 2009 11h08
    comment renflouer les coffres: autoritarisme et réglementation exagérée
    « Il appert maintenant qu'au centre-ville de Montréal, on reçoive une contravention de 169$ pour un mégot ou une gomme jetés par terre, alors qu'on encourt une pénalité de 40$ pour un stationnement interdit? Jeter un mégot serait plus de 4 fois pire que de se stationner en un endroit interdit, plus de 3 fois pire que de se stationner devant une borne fontaine? Ne pas tenir la rampe est pire que d'arrêter sa voiture sur une voie prioritaire à l'heure de pointe?

    Comprenez-moi, je suis contre qu'on jette des cochonneries par terre, mais de là à aller jusqu'à traiter les gens comme des ''presque'' criminels pour des peccadilles, comme l'a vécu Mme Kosoian à Laval, il y a des limites, et ce sont celles du gros bon sens.

    100$ pour ne pas tenir la rampe! 320$ et une arrestation menottée pour ne pas avoir compris assez vite une commande qui semblait surréaliste!

    (En passant, la police de Laval ne semble pas s'être améliorée depuis ses bavures récentes, comme le cas Parasiris...)

    Moi qui ai toujours dit à mes enfants de ne pas toucher à cette rampe, qui est sale, ni à aucun équipement des lieux publics! Avec les menaces d'épidémies qui se multiplient, est-ce que je pourrais plaider la légitime défense? Le droit à protéger ma santé?

    S'il est interdit de ne pas tenir la rampe, est-il permis de monter ou descendre en marchant dans les escaliers roulants?
    C'est pourtant potentiellement plus dangereux!

    Quand on pense à tous les scandales qui affligent notre société à l'heure actuelle, pour lesquels les personnes en faute s'en tirent sans conséquences ou avec des peines minimales, sans aucun rapport avec les préjudices causés à autrui, il y a de quoi se décourager et devenir cynique. Parfois on a l'impression que plus l'offense est grande, plus la peine est proportionnellement minime...

    Dans le fond, pourquoi ce foisonnement de contraventions pour des faits presque futiles? Ne serait-ce pas un mandat donné par les autorités en mal de renflouer des coffres à sec?

    L'arrondissement de Ville-Marie a récolté quelques 708,000$ en 2008, avec l'application de son règlement sur la propreté. Cet arrondissement a vu son budget amputé de 4 millions de dollars par la ville-centre. Gageons que les amendes futiles et ridicules vont se multiplier cet été : gare à ceux qui échapperont un mouchoir par terre... Souhaitons-leur de s'en apercevoir avant les policiers...

    ... Pendant que je vous écrit, les choses se confirment : un caricaturiste du Vieux Montréal vient de recevoir une amende de 640$ pour avoir attaché son kiosque au sol. Pourtant, les bourrasques son fortes et nombreuses dans le Vieux Montréal et depuis toujours les caricaturistes et autres exposants ancrent tous leur kiosque, en général dans le mortier, entre les pavés, et s'engagent à remplacer le mortier à la fin de la saison. Si on ne le fait pas, de nombreux kiosques partiront au vent, abîmant les biens et blessant les gens.

    Le maire Labonté décide de presser le citron, de gratter les fonds de tiroirs pour combler son déficit avec des règlements exagérés et une application arbitraire et quasi dictatoriale. À le voir agir ainsi, on constate à quel point il n'est pas apte à devenir le maire de Montréal : avec plus de pouvoirs, qui sait jusqu'où ses dérives iraient! »

  • Mathieu Faucher
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 11h14
    Les critiqueux métonneront toujours ...
    « Il est étrange de constater qu'environ 25% des réactions à cet article soient opposées à ces actions anti-pollution. Certain voit un Big brother looking at you dans ce type d'interventions... Pourquoi certains pays européens ou même le Japon sont distincts de nous en ce qui à trait à la propreté? Peut-être sont-ils descendus des arbres bien avant certains Québécois !? Je vous pose la question. »

  • Marc-André Villeneuve
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 11h51
    Question de propreté
    « Dans l'arrondissement de Ville-Marie, tous les commerçants ont l'obligation de disposer au moins un cendrier extérieur; résultat, il y a un cendrier aux quatre pas, donc impossible de les manquer. Et considérant les gens qui marchent à Montréal, il est important de garder l'espace propre. On a légiféré auprès des commerçants pour qu'ils offrent un service qui est devenu public, il est logique de contraindre les citoyens à l'utiliser. »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 12h10
    Les BPC du Technoparc
    « Cette bêtise me donne envie de fumer, surtout quand je songe au BPC du Technoparc qui depuis des lustres dégoute dans le fleuve St-Laurent...

    À combien s'élève l'amende lorsque sur la voie publique on a l'outrecuidance d'éternuer ? Cela se comptabilise-t-il en fonction du nombre de postillons ? »

  • Yves Côté
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 12h13
    Et demain...
    « Et demain, les conseillers municipaux, contents de leurs victoires sur les délinquants qui osent traverser une rue autrement qu'en un feu vert ou qui se permettent un écart de civisme avec leur cigarette, sensibilisés à propos des risques élevés et connus des émissions de méthane, forts de la certitude que tous doivent participer à leur petite échelle à la diminution de la pollution de l'air à Montréal, voteront un règlement interdisant à quiconque la possibilité de péter dans les rues de la métropole. Et nos inspecteurs, zélés et fiers, syndiqués bien qu'insensibles au bon sens le plus élémentaire, partiront à l'assaut des rues autrefois sales mais toujours aussi transversales, le nez électronique à la main pour le glisser derrière les passants qui passent et les flâneurs qui flânent de manière à leur imposer quelques centaines de dollars de pénalités pour une flatulence litigieuse.
    Ce qui, bien sûr, sera applaudi de tout les biens pensants montréalais et participera à l'échelle planétaire à la publicité notable de cette belle ville propre et de plus en plus intolérante.
    Nous vivons décidément bel et bien une époque remarquable d'humanité. »

  • Jocelyn Philibert
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 13h04
    Montréal ville propre
    « J'aimerais paraphraser Michael Moore, à Cannes aujourd'hui, qui parle de son projet sur les barons de Wall Street: «Les riches, à un moment donné, ont décidé que Montréal n'était pas assez propre. Ils voulaient plus - beaucoup plus - donc ils ont entrepris de soutirer au peuple son argent durement gagné». Pourquoi ne pas avoir fixer l'amende à $269?... l'effet aurait été encore bien plus efficace! »

  • Danièle Lorain
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 13h11
    D'accord avec la propreté, mais à ce prix là, ça sent l'arnaque...
    « Peut-être aurait-il été plus juste de distribuer un avertissement avant une amende.
    Et le montant est tout simplement scandaleux. Déjà que les contraventions pour stationnement, parfois distribuées de façon très fantaisistes, s'élèvent ici à $52.00 ici sur le Plateau.Il ne faudra pas s'étonner que de plus en plus de gens fuieront Montréal. De plus Bravo! Belle façon d'accueillir les touristes. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 15h10
    D'accord, mais où sont les cendriers et les poubelles ?
    « C'est bien beau d'imposer des amendes aux personnes qui jettent des mégots de cigarettes par terre, mais ce règlement serait plus crédible s'il y avait des cendriers pour les mettre. On n'en trouve de presque nulle part (par exemple, près des stations de métro). S'il y en avait, ceux qui sont pris en défaut auraient alors encore moins d'excuses ne pas respecter la propreté des lieux publics !

    Même observation si on imposait aussi des amendes aux gens qui jettent des papiers ou bouteilles de plastique un peu partout. Pourquoi les poubelles sont si peu nombreuses ? Les rares qu'on trouve sont petites et, souvent, elles débordent ! »

  • Raymond Boutin
    Inscrit
    vendredi 22 mai 2009 19h00
    Montants prohibitifs
    « Ce qui n'a pas de sens, ce sont les montants prohibitifs de ces amendes ! Savez-vous que le montant à payer pour avoir fait un stop «américain», qui est un délit beaucoup plus sérieux (dangereux), est inférieur à celui donné par la ville pour un mégot jeté sur le trottoir ? En exagérant ainsi le prix de ces contraventions, la ville de Montréal ne fait que montrer la véritable raison de cette campagne : remplir ses coffres. »

  • Noël Landry
    Abonné
    vendredi 22 mai 2009 23h20
    bonne idée
    « faudra aussi surveiller les automobilistes qui jettent leurs mégots par la fenêtre! »

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