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Formule 1 - Grand Prix du Canada: les ponts se reconstruisent

Jean Dion   14 avril 2009  Villes et régions
Le conducteur Robert Kubica célèbre sa victoire lors du dernier Grand Prix du Canada, couru le 8 juin 2008 à Montréal. Absent cette année de l’île Notre-Dame, l’événement pourrait bel et bien être de retour l’été prochain.
Photo : Agence France-Presse
Le conducteur Robert Kubica célèbre sa victoire lors du dernier Grand Prix du Canada, couru le 8 juin 2008 à Montréal. Absent cette année de l’île Notre-Dame, l’événement pourrait bel et bien être de retour l’été prochain.
Les pourparlers ont repris entre Bernie Ecclestone et le maire Gérald Tremblay en vue d'un retour du Grand Prix du Canada de Formule 1 à Montréal. «Les trois paliers de gouvernement [municipal, provincial et fédéral] sont intéressés» par un retour de la prestigieuse course automobile au circuit Gilles-Villeneuve de l'île Notre-Dame après qu'elle eut été rayée du calendrier pour 2009, a fait savoir hier l'attaché de presse du maire, Martin Tremblay. «Le maire est en discussions avec M. Ecclestone.»

La teneur des échanges demeure confidentielle, mais la Ville tient à assurer que si le Grand Prix revoit le jour, «ça ne se fera pas à n'importe quelles conditions, et que le retour sur investissement devra être bon», a indiqué Martin Tremblay.

Dans une entrevue accordée au magazine Motor Sport dont se fait l'écho le site f1central.fr, M. Ecclestone a corroboré l'intérêt des gouvernements au Canada. «Nous essayons d'y revenir à nouveau», a dit le grand patron de la F1 en parlant de Montréal. L'année 2011 a souvent été évoquée pour une reprise des affaires, mais on parlerait cette fois-ci d'une possibilité pour 2010.

Il appert que les constructeurs automobiles tiennent beaucoup à se produire en Amérique du Nord en raison de la taille du marché. Or, pour la première fois depuis 1957, aucun Grand Prix ne figure cette année au calendrier de la F1 sur ce continent. Récemment, des rumeurs ont circulé voulant que Montréal soit sollicitée en 2009 si les installations d'Abu Dhabi, où doit se dérouler la 17e et dernière épreuve de la saison le 1er novembre prochain, ne sont pas prêtes à temps. Le maire Tremblay avait alors déclaré qu'il souhaitait plutôt décrocher une entente à long terme «qui respecte la capacité de payer des contribuables». Les organisateurs du GP d'Abu Dhabi ont insisté pour dire depuis qu'ils allaient être en mesure de tenir l'événement.

Un retour à Montréal se ferait d'ailleurs dans le cadre plus large d'une occupation du territoire nord-américain. D'abord, il est prévu qu'une nouvelle écurie américaine, menée par les vieux routiers du sport automobile Peter Windsor et Ken Anderson (United States Grand Prix Management), fasse son entrée en F1 la saison prochaine. Cette équipe pourrait même mettre en vedette la première pilote féminine à remporter une course de série IndyCar, Danica Patrick, bien que celle-ci ait indiqué vouloir demeurer en IndyCar pour le moment.

Ensuite, M. Ecclestone n'a toujours pas abandonné son projet de longue date de présenter une course dans les rues de New York, une perspective qu'il préfère à un retour sur le circuit des 500 milles d'Indianapolis. «C'est le seul endroit où quelqu'un pourrait en tirer une affaire. À part Indianapolis, il n'y a nulle part aux États-Unis où nous pouvons aller et garder la tête haute et dire: "Cet endroit est comparable à d'autres circuits qu'on construit dans le monde."» Après avoir fait relâche pendant huit ans dans les années 1990, le Grand Prix des États-Unis, autrefois tenu à Watkins Glen et à Phoenix, a eu lieu à Indianapolis de 2000 à 2007.

Indianapolis n'aurait pas la faveur des gens de la F1 en raison de son emplacement géographique. Le directeur de l'écurie BMW Sauber, Mario Theissen, faisait récemment valoir que la ville est située en plein Midwest alors que le gros des clients de l'entreprise se trouve sur les côtes est et ouest.

Dans l'entretien, M. Ecclestone a aussi tenu à prévenir que, dans ce dossier, tout dépendait de la disposition des écuries à disputer des courses supplémentaires. Les accords liant les constructeurs à son entreprise prévoient présentement un maximum de 17 épreuves, à défaut de quoi une compensation financière doit être versée.

D'après ce que l'on a pu apprendre, c'est M. Ecclestone lui-même qui aurait pris l'initiative de reprendre les discussions avec les autorités au Canada. On peut supputer à cet égard que l'ampleur de la crise financière mondiale l'a forcé à revoir ses procédés.

Récemment, l'ancien patron du Grand Prix du Canada, Normand Legault, évoquant les bouleversements qu'allait causer sur l'univers du sport automobile cette même crise, disait avoir bon espoir de voir l'épreuve renaître d'ici à 2011.

En octobre dernier, on apprenait que le calendrier 2009 de la Formule 1 adopté par la Fédération internationale de l'automobile (FIA) ne comprenait pas Montréal. Des tentatives de sauvetage de l'événement auprès de M. Ecclestone menées par le maire Tremblay et les ministres Raymond Bachand et Michael Fortier au cours des semaines suivantes se sont révélées vaines et, à la mi-novembre, la cause était entendue. Les dirigeants du Grand Prix du Canada avaient alors dénoncé les demandes financières déraisonnables de M. Ecclestone et son «intransigeance». Les choses semblent avoir changé depuis.
 
 
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  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 14 avril 2009 05h01
    NON
    NON aux Corporate Welfare Bums (CWB) de la F1.

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    mardi 14 avril 2009 05h21
    Tiens donc!
    Ce brave Bernie viendrait, semble-t-il, de trouver son chemin de Damas. Et les constructeurs automobiles tiennent soudain beaucoup à se produire en Amérique du Nord.

    Ils n'avaient pas réalisé jusqu'ici que pour la première fois depuis 1957, aucun Grand Prix ne figurait cette année au calendrier de la F1 sur ce continent.

    Pour couronner le tout, on nous fait même miroiter qu'une femme pourrait se retrouver parmi les superstars de la F1.

    Et on espère que le bon peuple va avaler toutes crues ces couleuvres.

    Désolée, messieurs, mais pas une cenne noire ne devrait sortir de la poche des contribuables. Nous sommes en récession, l'a-t-on assez dit? Que les promoteurs et les amateurs de vroum-vroum se débrouillent autrement pour trouver l'argent qu'il leur faut.

  • Robert
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 06h27
    Brave Tremblay!
    Le seul endroit sur la planète où Ecclestone a pu trouver des épais prêts à faire payer les contribuables pour leurs folies, c'est ici! Le seul endroit où les dirigeants de la colonie ont pu jeter 40 milliards à la poubelle sans se faire estropier, c'est ici. Ecclestone a frappé à la bonne porte; on installera pour le même prix des compteurs d'eau sur les F1. Bande de caves.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 14 avril 2009 07h22
    Tremblay ratrappe, Labaume attrape
    Pendant que Tremblay regarde en arrière pour ratrapper son Grand Prix, Labaume va annoncer aujourd'hui la venue du Cirque du Soleil pendant les 5 prochaines années.

    L'un a un passé, l'autre un avenir.

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 07h53
    Que fait-on de la pollution?Monique Legault
    Pourquoi tenir tant au retour du Grand Prix?
    Sous prétexte de faire de l'argent, on pollue notre ville et ses environs alors qu'on fait des efforts pour assainir l'environnement. Non, je ne veux pas de cette "cochonnerie" et vous les commentateurs sportifs devriez en faire autant.

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 08h01
    Un autre ballon pour les élections de Tremblay
    Un autre libéral qui nous compte des pipes.

    Quand aurons nous l'heure juste avant les élections comme avec Obama?

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 09h09
    Le maire Labeaume avait donc raison !
    Il n'y a pas si longtemps encore, Bernie Ecclestone considérait que Montréal n'était plus assez digne d'avoir une course de F1, convaincu que bien d'autres grandes villes seraient prêtes à lui donner tous les millions $ qu'il voulait afin d'obtenir un événement si prestigieux !

    Cependant, il semblerait que ce monsieur reconnu pour son intransigeance et surtout sa cupidité ait changé d'avis.

    C'est donc le maire de Québec, Régis Labeaume, qui avait raison quand il avait déclaré aux médias que, compte tenu de la crise économique mondiale actuelle, Ecclestone se montrerait très vite à nouveau intéressé à présenter une course de Formule 1 à Montréal !

  • Guy Morin
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 09h32
    Que le peuple se réveille
    En effet que le peuple québécois se réveille et conteste énergiquement toutes ses hypocrisies politiques à la manière des milliardaires. Que le peuple québécois conteste la F1 de Montréal car nous le peuple nous en avons pas plus au bout du compte sinon de payer encore une fois pour ces milliardaires qui se remplissent les poches de millions de dollars . Pendant ce temps nous dépensons notre argent à faire réparer nos automobiles car les rues de Gérald Tremblay,maire de Montréal, ressemblent aux routes d'Afghanistan, i.e., routes remplies de bombes qui font éclater nos automobiles. Ce n'est sûrement pas Ecclestone qui va nous payer les réparations de nos autos. Que le peuple québécois conteste vigoureusement le F1 de Montréal. Si on veut absolument un F1 à Montréal, demandez donc à Paul Desmarrais , ami personnel des politiciens dans le monde à payer et à acheter personnellement le F1 de Montréal et laissez par le fait même le peuple en paix. M. Tremblay, maire de Montréal, au lieu de vous acharner à faire revivre la F1 à Montréal, occupez vous donc des rues et des égoûts de Montréal qui ressemblent énormément à des pays sous-développés dans le monde.

    GUY MORIN. Saint-Jérôme.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 10h04
    Pourquoi pas plutôt faire des courses de voitures écologiques, et jeter un regard sur le futur?
    Hier soir, aux nouvelles, quelqu'un a émis l'opinion de faire des courses avec des voiture écologiques. Faire des courses avec des F1, ça fait un peu beaucoup rétrograde, alors que c'est surtout de voiture bi-énergie, à l'électricité, à l'hydrogène, etc.

    Me semble qu'on devrait plutôt tourner la page à ce genre de voiture pétaradante comme des F1 et se camper dans le présent beaucoup plus porteur de bonne nouvelle sur ce plan. Je suis sûr que des foules de gens pourraient s'intéresser hardiment à assister à des courses de ce genre.

    jacques morissette (Montréal)

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 14 avril 2009 12h56
    pour faire de l'argent çà prend de l'argent
    Si le grand prix coute 100 millions au contribuable, mais rapporte 90 millions en revenue de taxes diverse, et crée pendant une semaine un boom touristique qui occupera la majorité des grands hôtel et grands restos de Montréal c'est un investissement en or. Car en plus il faudra compter que les visiteurs qui viennent avec la F1 sont parmi les plus riches de la planète un club sélect de gens qui sont de très grands consommateurs. Ils retourneront avec un bon souvenir de Montréal. Ce qui amènera d'autre revenu pour d'autres organisations.

    Le tourisme c'est comme la saucisse Hygrade, le monde aime plus Montréal car il y a de l'activité et dépense à Montréal. Le monde plus dépense à Montréal car ils aiment Montréal et il y a plus d'activités.

    Ainsi la roue tourne. Mais ici à Montréal il y a une gang de cave qui ne comprenne pas.

    Il ne faut pas déménager le Casino, car cela pourrait créer un boom, il pourrait y avoir une salle du Cirque du Soleil, il pourrait y avoir un hôtel de luxe. Il ne faut pas construire de logement de luxe, cela attirerait la richesse et des revenus dans un quartier qui s'est appauvri.
    Ici on s'oppose à TOUT ce qui peu enrichir, et pire encore si cet argent est neuf, qu'il vienne de l'extérieur. On préfère le projet qui nous appauvrissent, comme l'arrêt de tout développent routier, et l'investissement massif et exclusif dans le transport en commun. Comme si les gens n'on pas à voyager du nord au sud ou d'est en ouest au travers de Montréal. La congestion nous coute des millions à tous par semaine, et ce n'est pas le transport en commun qui règlera cela tout seul, il nous faut des ponts et autoroutes autour et dans les principaux axe traversant Montréal. Cela réduira la pollution énormément, une auto qui avance génère moins de pollution qu'une auto qui fait du sur place.
    Et pour cela nous prend de l'ARGENT et le grand prix est une source de revenue très importante.

    Le grand prix reviendra en Amérique cela est aussi certain que l'hiver reviendra dans 6 mois, il reste à savoir est-ce que ce sera à Montréal ou Toronto ou Vancouver ???
    MONSIEUR TREMBLAY, ne lâchez pas, il faut le grand prix à Montréal pour son économie, pour son prestige et pour sa fierté.............
    Et regardez le nom GRAND PRIX..... c'est en français

  • Clément Fontaine
    Inscrit
    mardi 14 avril 2009 13h33
    S'éclater à Montréal mais vivre en banlieue
    Bruyants festivals de musique pop dans les rues, feux d'artifice à gogo, persistance absurde de courses automobiles accaparant l'un des plus beaux sites en plein air qui pourrait autrement profiter aux amateurs d'activités physiques (l'Ile Notre-dame). Et après cela, on s'étonnera que tant de gens préfèrent résider en banlieue plutôt que dans cette ville de fous. Qui aime bien fréquenter un parc d'attractions n'a pas foprcément le goût de s'y installer à demeure. Les Montréalais, qui ont peut-être inventé la poudre à canon mais sûrement pas le bouton à quatre trous, ont bien le maire qu'ils méritent.

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    mardi 14 avril 2009 13h44
    Au risque d'en décevoir certains,...
    @ Jacques Morissette: La F1 est justement l'un des plus prestigieux - et des plus recherchés - bancs d'essai de nouvelles technologies, qui sont installées sur les voitures de série, par la suite. Évidemment, je suis d'accord avec vous que la F1 n'a pas encore pris un virage vert, mais laissez la chance aux coureurs; on en discute déjà, dans les paddocks.

    @ Claude Stordeur: Attendez encore un peu, mon cher; à propos d'Obama, le chat va sortir du sac. Après tout, il n'est là que depuis 3 mois, sur un mandat de 4 ans, et il a tellement endetté les contribuables américains avec toutes sortes de plans foireux que la dette totale des USA dépasse maintenant 100% du PIB... de la planète en entier! Imaginez; si tout se passe comme prévu, le seul cas de GM coûtera autour de 100 milliards$. Croyez-moi, ça va faire mal, tantôt.

    @ tout le monde: Au risque d'en décevoir certains, je ne suis pas contre le retour du cirque de la F1 à Montréal. À partir du moment où la balance financière d'un tel événement est nettement positive, c'est à dire que l'on fasse plus d'argent qu'il ne nous en coûte, je suis d'accord. Les touristes amateurs de ces courses n'ont pas trop de difficultés à délier les cordons de leurs bourses, ce qui assure des revenus importants à la ville. Quant à la pollution, à part le bruit des bagnoles, qui est plutôt incontournable, la quantité de gaz à effet de serre dégagés par le GP peut équivaloir plus ou moins à celui de quelques autobus de la STM, qui sillonnent les quartiers résidentiels de la ville, avec seulement une ou deux personnes à bord, quand ils ne sont pas complètement vides.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 17h59
    À monsieur Dupuis, ne vous en déplaise, vous ne faites que prendre le train qui passe.
    Face aux vrais problèmes de nos sociétés, il faudrait prendre un autre virage. Je déplore le fait que vous vous contentez de lire le bréviaire des idées toutes faites. Ne pensez-vous pas que la parade a assez durée? La démagogie a fait son temps. Il faudrait faire place à autre chose que de la complaisance. Nos politiciens nous encensent de ce genre d'idées forces qui ne marche plus du tout au XXIe siècle. Quand je dis "idées forces, c'est surtout en raison des préjugés que nous avons à leur sujet, que de leurs contenus beaucoup trop à la mode du jour.

    En bref, la recette est toujours la même, on ne fait que l'enrober en se servant des plats de la veille. C'est malheureux à dire, mais il y aura toujours des gens un peu comme vous qui ne se souviennent pas toujours de ce qu'ils ont mangé la veille.

    jacques morissette (Montréal)

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