Face à la crise, il faut unir ruraux et urbains
Pour en finir avec la dualité villes-régions. Afin de faire face à la crise économique actuelle, Solidarité rurale du Québec (SRQ) appelle à une grande mobilisation des urbains et des ruraux. Et ce, pour un objectif commun clair: réfléchir à l'avenir du Québec en cessant de nier l'interdépendance des villes et des campagnes.
«Nous voulons rompre avec cette éternelle opposition, a lancé hier Claire Bolduc, présidente de l'organisme. Il faut se penser bien riche pour envisager son développement en laissant tomber de grands pans de son territoire.»
SRQ a donné hier à Montmagny le coup d'envoi d'un vaste mouvement de consultation et de réflexion sur l'avenir du Québec et de ses milieux ruraux. Un sommet présidé par l'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, est au programme. Il se tiendra le 4 juin prochain dans la région de Québec. Une tournée de l'ensemble des régions, urbaines et rurales, sera par la suite à l'agenda de ce groupe qui milite depuis des années pour la revitalisation et le développement des campagnes.
«Nous sommes préoccupés par l'occupation du territoire, a expliqué Mme Bolduc. Pour sortir de la crise et surtout pour nous donner une société qui va se montrer moins sensible aux crises futures, nous devons changer le regard que nous posons sur nos territoires. Ces territoires sont appréhendés surtout pour leurs ressources naturelles mais rarement comme des milieux de vie. Et c'est ça qu'il faut revoir.»
L'initiative a été saluée hier par la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui, tout en prenant part à cette réflexion, a souligné l'importance d'un tel exercice. «Le vieillissement de la population, l'exode des jeunes, la fermeture d'usines... ces phénomènes inquiétants se trouvent accentués par le nouveau contexte de crise économique», a indiqué le président de ce regroupement, Bernard Généreux. La FQM demande d'ailleurs à Québec de cesser son développement des régions «à la pièce» et appelle du même souffle à l'adoption d'une véritable loi sur l'occupation du territoire.
Depuis quelques années, les régions se retrouvent au coeur des préoccupations de plusieurs organismes de défense de la ruralité. En février 2008, la Coalition pour un Québec des régions avait amorcé une grande tournée des régions du Québec sur le thème de la décentralisation des pouvoirs. Claude Béland, ex-monsieur Desjardins, était alors aux commandes de cette consultation.
Pour M. L'Allier, cet autre exercice de consultation est plus que nécessaire. «La situation actuelle exige que nous fassions cet effort en acceptant de voir et de faire les choses autrement», a-t-il indiqué par voie de communiqué.
«Nous voulons rompre avec cette éternelle opposition, a lancé hier Claire Bolduc, présidente de l'organisme. Il faut se penser bien riche pour envisager son développement en laissant tomber de grands pans de son territoire.»
SRQ a donné hier à Montmagny le coup d'envoi d'un vaste mouvement de consultation et de réflexion sur l'avenir du Québec et de ses milieux ruraux. Un sommet présidé par l'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, est au programme. Il se tiendra le 4 juin prochain dans la région de Québec. Une tournée de l'ensemble des régions, urbaines et rurales, sera par la suite à l'agenda de ce groupe qui milite depuis des années pour la revitalisation et le développement des campagnes.
«Nous sommes préoccupés par l'occupation du territoire, a expliqué Mme Bolduc. Pour sortir de la crise et surtout pour nous donner une société qui va se montrer moins sensible aux crises futures, nous devons changer le regard que nous posons sur nos territoires. Ces territoires sont appréhendés surtout pour leurs ressources naturelles mais rarement comme des milieux de vie. Et c'est ça qu'il faut revoir.»
L'initiative a été saluée hier par la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui, tout en prenant part à cette réflexion, a souligné l'importance d'un tel exercice. «Le vieillissement de la population, l'exode des jeunes, la fermeture d'usines... ces phénomènes inquiétants se trouvent accentués par le nouveau contexte de crise économique», a indiqué le président de ce regroupement, Bernard Généreux. La FQM demande d'ailleurs à Québec de cesser son développement des régions «à la pièce» et appelle du même souffle à l'adoption d'une véritable loi sur l'occupation du territoire.
Depuis quelques années, les régions se retrouvent au coeur des préoccupations de plusieurs organismes de défense de la ruralité. En février 2008, la Coalition pour un Québec des régions avait amorcé une grande tournée des régions du Québec sur le thème de la décentralisation des pouvoirs. Claude Béland, ex-monsieur Desjardins, était alors aux commandes de cette consultation.
Pour M. L'Allier, cet autre exercice de consultation est plus que nécessaire. «La situation actuelle exige que nous fassions cet effort en acceptant de voir et de faire les choses autrement», a-t-il indiqué par voie de communiqué.
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