Sommet de Montréal - Le projet de Quartier des spectacles inquiète
La délégation culturelle a eu de la difficulté à établir un consensus ferme
Les membres de la délégation culturelle au Sommet de Montréal ont eu de la difficulté à établir un consensus ferme et blindé autour du projet de Quartier des spectacles, défendu par l'ADISQ (Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo) et d'autres joueurs importants des arts de la scène.
Le Sommet de Montréal s'ouvre aujourd'hui. Environ 900 participants, dont une vingtaine de délégués de différents secteurs culturels, participeront aux discussions au cours des trois prochains jours. Ces états généraux de la métropole québécoise doivent accoucher de propositions consensuelles de développement.
Trois autres propositions été adoptées sans problème par la délégation culturelle: le développement de la Cité des arts du cirque, le renforcement des bibliothèques et la hausse du budget du Conseil des arts de Montréal. Ces trois axes et le Quartier des spectacles étaient présentés comme les projets «mis de l'avant» par les «membres de la délégation» dans un communiqué émis mardi dernier.
«Il me semble peut-être un peu prématuré de lire que nous avons fait consensus autour de ce projet», commente Bastien Gilbert, directeur du Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec et membre de la délégation culturelle. «Nous n'avions pas fait consensus, en réunion, la veille [lundi dernier], et le communiqué est parti un peu vite, sans qu'on ne le voie.»
Cela dit sans rancune, puisque pour M. Gilbert, il s'agit maintenant de participer au Sommet, mais avec une certaine prudence quand il s'agira du Quartier des spectacles. «Notre inquiétude vient de l'effet "éjecteur" que peut entraîner le développement d'un mini-Broadway à Montréal, dit-il, par exemple pour les galeries et les artistes déjà installés dans le quartier.» Il souligne aussi que le projet pourrait avoir comme effet pervers de vider d'une partie de leurs spectateurs les salles excentrées. «Toronto me semble donner une leçon: la création y apparaît quasiment morte en dehors de leur Broadway.»
Environ 80 % de la production culturelle de l'île serait concentrée dans l'est du centre-ville, selon l'ADISQ, une proportion qui va encore augmenter si les différents projets projetés pour le secteur voient le jour. Le Cirque du Soleil veut développer un centre de recherche sur les terrains de l'UQAM. Québec injectera un quart de milliard dans la construction d'un complexe comprenant la Maison de l'OSM et des conservatoires. On parle aussi d'ajouts de cinémas sur la Place des Arts et de complexes culturels boulevard Saint-Laurent et rue Sainte-Catherine.
L'ébauche du projet du Quartier des spectacles de Montréal a été présentée au ministère de la Culture et des Communications l'automne dernier. L'idée n'est pas d'avantage développée dans les maigres documents remis aux délégués culturels la semaine dernière. Quatre «grands types d'interventions» sont proposés: l'amélioration des infrastructures souterraine de services publics (eau, égouts, etc.); l'amélioration des infrastructures en surface (trottoirs, éclairage, etc.) et l'aménagement d'espaces publics spécialisés (la Place des festivals, angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance); l'uniformisation de la signalisation (éclairage des édifices, affichage des spectacles, etc.); le redéveloppement des terrains vacants du Quartier.
«En fait, on ne connaît pas très bien ce projet qui demeure à l'état d'ébauche», note Pierre MacDuff, président du Conseil québécois du théâtre. Il souligne aussi que l'autre projet «très concret» de la délégation, concernant la Cité des arts du cirque, n'est pas non plus très développé.
Le Sommet de Montréal s'ouvre aujourd'hui. Environ 900 participants, dont une vingtaine de délégués de différents secteurs culturels, participeront aux discussions au cours des trois prochains jours. Ces états généraux de la métropole québécoise doivent accoucher de propositions consensuelles de développement.
Trois autres propositions été adoptées sans problème par la délégation culturelle: le développement de la Cité des arts du cirque, le renforcement des bibliothèques et la hausse du budget du Conseil des arts de Montréal. Ces trois axes et le Quartier des spectacles étaient présentés comme les projets «mis de l'avant» par les «membres de la délégation» dans un communiqué émis mardi dernier.
«Il me semble peut-être un peu prématuré de lire que nous avons fait consensus autour de ce projet», commente Bastien Gilbert, directeur du Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec et membre de la délégation culturelle. «Nous n'avions pas fait consensus, en réunion, la veille [lundi dernier], et le communiqué est parti un peu vite, sans qu'on ne le voie.»
Cela dit sans rancune, puisque pour M. Gilbert, il s'agit maintenant de participer au Sommet, mais avec une certaine prudence quand il s'agira du Quartier des spectacles. «Notre inquiétude vient de l'effet "éjecteur" que peut entraîner le développement d'un mini-Broadway à Montréal, dit-il, par exemple pour les galeries et les artistes déjà installés dans le quartier.» Il souligne aussi que le projet pourrait avoir comme effet pervers de vider d'une partie de leurs spectateurs les salles excentrées. «Toronto me semble donner une leçon: la création y apparaît quasiment morte en dehors de leur Broadway.»
Environ 80 % de la production culturelle de l'île serait concentrée dans l'est du centre-ville, selon l'ADISQ, une proportion qui va encore augmenter si les différents projets projetés pour le secteur voient le jour. Le Cirque du Soleil veut développer un centre de recherche sur les terrains de l'UQAM. Québec injectera un quart de milliard dans la construction d'un complexe comprenant la Maison de l'OSM et des conservatoires. On parle aussi d'ajouts de cinémas sur la Place des Arts et de complexes culturels boulevard Saint-Laurent et rue Sainte-Catherine.
L'ébauche du projet du Quartier des spectacles de Montréal a été présentée au ministère de la Culture et des Communications l'automne dernier. L'idée n'est pas d'avantage développée dans les maigres documents remis aux délégués culturels la semaine dernière. Quatre «grands types d'interventions» sont proposés: l'amélioration des infrastructures souterraine de services publics (eau, égouts, etc.); l'amélioration des infrastructures en surface (trottoirs, éclairage, etc.) et l'aménagement d'espaces publics spécialisés (la Place des festivals, angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance); l'uniformisation de la signalisation (éclairage des édifices, affichage des spectacles, etc.); le redéveloppement des terrains vacants du Quartier.
«En fait, on ne connaît pas très bien ce projet qui demeure à l'état d'ébauche», note Pierre MacDuff, président du Conseil québécois du théâtre. Il souligne aussi que l'autre projet «très concret» de la délégation, concernant la Cité des arts du cirque, n'est pas non plus très développé.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

