Un autre clou dans le cercueil du projet Devimco dans Griffintown
Photo : Jacques Nadeau
Rudement éprouvé par le climat économique morose, le projet Griffintown bat de l'aile. Le projet n'est pas mort, assure le promoteur Devimco, mais il démarrera de façon plus modeste et son financement devra être revu.
Le promoteur Devimco perdra bientôt la mainmise qu'il détenait sur le quartier Griffintown, dans l'arrondissement du Sud-Ouest. La Ville de Montréal entend mettre fin aux décrets d'expropriation qui paralysaient tout développement immobilier dans ce secteur depuis près d'un an. Pour le chef de l'opposition, Benoit Labonté, ce geste de l'administration de Gérald Tremblay équivaut à un enterrement en bonne et due forme du projet de Devimco.
Le comité exécutif se penchera ce matin sur une résolution prévoyant l'abrogation des réserves foncières dans Griffintown et la levée des décrets d'expropriation adoptés par le conseil municipal du 28 avril 2008. Compte tenu des difficultés éprouvées par le promoteur Devimco, qui a dû revoir son projet à la baisse, Montréal a décidé de renoncer aux expropriations, pour l'instant du moins. Le gel des permis de construction prendra fin du même coup. «Pour exproprier, il faut être prêt à développer. Le contexte économique nous dit d'y aller prudemment. Nous ne voulons pas lancer l'éponge. On croit encore dans l'économie montréalaise et on croit encore au projet», a expliqué hier le responsable du développement économique au comité exécutif de la Ville, Luis Miranda.
Or, Devimco a annoncé hier que la première phase de son projet se limitera à 30 % du périmètre original et qu'elle sera confinée au secteur situé au sud de la rue Wellington alors que dans les plans initiaux, c'était tout le secteur Est de Griffintown, jusqu'à la rue Ottawa, qui devait être développé. La construction de cette phase initiale, estimée à 300 millions, devrait commencer à l'été 2010. Elle sera essentiellement résidentielle et comportera moins d'espaces de bureau et de commerces que prévu. «Tous les détails devront être précisés d'ici la fin de l'automne prochain», a expliqué André Bouthillier, porte-parole de Devimco. Quant au pôle culturel prévu aux abords du bassin Peel, M. Bouthillier soutient que le projet est «mis entre parenthèses» mais qu'il n'est pas abandonné.
M. Bouthillier affirme que le promoteur ne renonce pas à la réalisation de la totalité de son projet estimé à 1,3 milliard de dollars, mais qu'un climat économique plus favorable sera nécessaire. Il admet toutefois que la levée des décrets d'expropriation influencera les phases subséquentes de construction. Devimco devra alors négocier l'achat des propriétés dont il aura besoin, sans compter que d'autres promoteurs, libérés des contraintes des décrets d'expropriation, pourraient aussi faire du développement immobilier dans ce secteur.
Dans un contexte où les entrepreneurs ont de la difficulté à obtenir des prêts bancaires, la partie n'est donc pas gagnée pour Devimco. Et compte tenu des changements apportés à la vocation de la première phase du projet, qui comportera plus d'habitations que prévu, Devimco devra se mettre en quête de nouveaux partenaires financiers au cours des prochains mois.
Pour le chef de l'opposition, Benoit Labonté, il est clair que le projet de Devimco n'existe plus. «À partir du moment où on lève les réserves foncières et on ne procède pas aux expropriations, il n'y a plus de projet», croit-il. Même si Devimco allait de l'avant, la nature de son projet serait profondément modifiée puisqu'il se retrouverait avec une «courtepointe de terrains». «Ça ferait un projet très réduit ou très éclaté. Et là, on ne parle plus du même type de projet et surtout pas de la même portée économique. Ce qui arrive à Griffintown, c'est à l'image des sept dernière années de l'administration [Tremblay], c'est-à-dire l'incapacité à faire démarrer des grands projets structurants», a expliqué M. Labonté.
À l'origine, le projet Griffintown devait comporter un volet résidentiel de 3860 unités, soit l'équivalent de 65 % de la superficie du périmètre de Griffintown. Les espaces commerciaux représentaient 17 % du projet.
Le promoteur Devimco perdra bientôt la mainmise qu'il détenait sur le quartier Griffintown, dans l'arrondissement du Sud-Ouest. La Ville de Montréal entend mettre fin aux décrets d'expropriation qui paralysaient tout développement immobilier dans ce secteur depuis près d'un an. Pour le chef de l'opposition, Benoit Labonté, ce geste de l'administration de Gérald Tremblay équivaut à un enterrement en bonne et due forme du projet de Devimco.
Le comité exécutif se penchera ce matin sur une résolution prévoyant l'abrogation des réserves foncières dans Griffintown et la levée des décrets d'expropriation adoptés par le conseil municipal du 28 avril 2008. Compte tenu des difficultés éprouvées par le promoteur Devimco, qui a dû revoir son projet à la baisse, Montréal a décidé de renoncer aux expropriations, pour l'instant du moins. Le gel des permis de construction prendra fin du même coup. «Pour exproprier, il faut être prêt à développer. Le contexte économique nous dit d'y aller prudemment. Nous ne voulons pas lancer l'éponge. On croit encore dans l'économie montréalaise et on croit encore au projet», a expliqué hier le responsable du développement économique au comité exécutif de la Ville, Luis Miranda.
Or, Devimco a annoncé hier que la première phase de son projet se limitera à 30 % du périmètre original et qu'elle sera confinée au secteur situé au sud de la rue Wellington alors que dans les plans initiaux, c'était tout le secteur Est de Griffintown, jusqu'à la rue Ottawa, qui devait être développé. La construction de cette phase initiale, estimée à 300 millions, devrait commencer à l'été 2010. Elle sera essentiellement résidentielle et comportera moins d'espaces de bureau et de commerces que prévu. «Tous les détails devront être précisés d'ici la fin de l'automne prochain», a expliqué André Bouthillier, porte-parole de Devimco. Quant au pôle culturel prévu aux abords du bassin Peel, M. Bouthillier soutient que le projet est «mis entre parenthèses» mais qu'il n'est pas abandonné.
M. Bouthillier affirme que le promoteur ne renonce pas à la réalisation de la totalité de son projet estimé à 1,3 milliard de dollars, mais qu'un climat économique plus favorable sera nécessaire. Il admet toutefois que la levée des décrets d'expropriation influencera les phases subséquentes de construction. Devimco devra alors négocier l'achat des propriétés dont il aura besoin, sans compter que d'autres promoteurs, libérés des contraintes des décrets d'expropriation, pourraient aussi faire du développement immobilier dans ce secteur.
Dans un contexte où les entrepreneurs ont de la difficulté à obtenir des prêts bancaires, la partie n'est donc pas gagnée pour Devimco. Et compte tenu des changements apportés à la vocation de la première phase du projet, qui comportera plus d'habitations que prévu, Devimco devra se mettre en quête de nouveaux partenaires financiers au cours des prochains mois.
Pour le chef de l'opposition, Benoit Labonté, il est clair que le projet de Devimco n'existe plus. «À partir du moment où on lève les réserves foncières et on ne procède pas aux expropriations, il n'y a plus de projet», croit-il. Même si Devimco allait de l'avant, la nature de son projet serait profondément modifiée puisqu'il se retrouverait avec une «courtepointe de terrains». «Ça ferait un projet très réduit ou très éclaté. Et là, on ne parle plus du même type de projet et surtout pas de la même portée économique. Ce qui arrive à Griffintown, c'est à l'image des sept dernière années de l'administration [Tremblay], c'est-à-dire l'incapacité à faire démarrer des grands projets structurants», a expliqué M. Labonté.
À l'origine, le projet Griffintown devait comporter un volet résidentiel de 3860 unités, soit l'équivalent de 65 % de la superficie du périmètre de Griffintown. Les espaces commerciaux représentaient 17 % du projet.
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