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Une taxe rétroactive pour les résidences touristiques

Jeanne Corriveau   27 janvier 2009  Villes et régions
Des propriétaires de résidences touristiques n'en reviennent pas encore des comptes de taxes qu'ils ont reçus de la Ville de Montréal en octobre dernier. Appliquée rétroactivement pour les années 2007 et 2008, cette taxe inattendue ne tient pas compte de la précarité financière de leurs entreprises, disent-ils.

Propriétaire d'une résidence touristique dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, Denis Boulianne a reçu une facture de 4400 $ l'automne dernier. Sa collègue Sandrine Rhodius, qui loue des appartements aux touristes dans le Plateau Mont-Royal, a reçu un compte de 18 000 $. En colère, ils se sont adressés au maire hier soir lors de la séance du conseil municipal, reprochant à son administration sa manière de procéder.

Ces résidences pour touristes, qui comptent cinq unités et moins, ont toujours été taxées selon le taux appliqué aux immeubles résidentiels. Ayant reçu l'an dernier du ministère du Tourisme la liste des résidences pour touristes présentes sur son territoire, la Ville a décidé d'appliquer la Loi sur la fiscalité municipale et d'imposer une taxe liée aux activités commerciales de ces résidences.

Le maire Tremblay, qui avait été interpellé samedi dernier par M. Boulianne lors de la Fête des neiges, a affirmé hier soir qu'il entendait discuter de la question avec le président du comité exécutif, Claude Dauphin, afin de «prendre une décision dans les plus brefs délais».

Denis Boulianne estime légitime que la Ville veuille taxer les résidences touristiques, mais il s'insurge contre l'application rétroactive d'une taxe. Du reste, il croit qu'un montant forfaitaire serait mieux adapté à la réalité de ces petits entrepreneurs.
 
 
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  • Philippe Bosom
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 09h52
    Gîtes touristiques
    Bonjour,
    Personnellement j'étais propriétaire d'un gîte à Sherbrooke, et je l'ai fermé au mois de décembre.
    Les gîtes sont nécessaires pour le tourisme, mais malheureusement les différents intervenants dans le domaine de la taxation en ont fait une vache à lait, que ce soit à partir de "Tourisme-Québec", en passant par les municipalités et les "Revenu-Québec" et "Revenus-Canada" qui n'offrent aucun dégrèvement pour une industrie qui leur rapporte des dividendes par les dépenses des touristes.
    Maintenant, je me repose, ... et je fréquente les gîtes qui ont encore le courage de fonctionner, ... et j'accepte de payer comptant.

  • David Grégoire
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 10h30
    Travailleurs autonomes
    Il faut faire attention avec ce type de taxe que l'article dit "liée aux activités commerciales de ces résidences"...

    Est-ce commerciale ou résidentiel? Le danger est là. Les propriétaires sont des travailleurs autonomes. Ils répondent à une demande bien particulière des touristes et offrent un service familial, convivial et proche des citoyens. Dans le fond, une résidence touristique est... une résidence !

    Nous avons eu la confirmation que cette taxe s'appliquera également aux gîtes touristiques. Certains citoyens (une très faible minorité qui parle fort) crient haut et fort que les travailleurs autonomes que sont les propriétaires de gîtes sont en augmentation exponentielle... au contraire !

    En 2008, le nombre de gîte sur l'île de Montréal est passé de 140 à 126. Je vous le dit, il faut avoir du courage et la flamme pour tenir un gîte.
    En effet, les invités dorment et mangent... chez nous !

    N'est-ce pas là un bon exemple de résidence par définition ?

  • Paul Racicot
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 12h00
    Ce qui choque...
    ...ce n'est pas tant la nouveauté de cette taxe ou qu'elle s'applique à des résidences (qui sont tout de même des lieux de commerce, non?), mais son caractère rétroactif. Souvenez-vous des fiducies de revenu! Avant d'envoyer un avis de taxation, une administration gouvernementale (quel qu'en soit le palier), ne devrait-elle pas, justement, aviser les intéressés : « Une nouvelle taxe s'appliquera sur... à partir de telle date, en raison de... ». Ce qui permettrait de planifier son budget personnel et d'entreprise en conséquence, non ?

    Mais nos gouvernants ont sans doute pour souci premier de faire le plein et, pour souci second, ce qui nous reste dans les poches...

  • Michel Bérubé
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 12h40
    Payer comptant ?
    On comprend très bien ce que veut dire payer comptant dans le contexte présenté par m. Bosom. Et on devine bien qu'avec ce genre de raisonnement il doit avoir plein de bonne cause ou il se justifie de "payer comptant". À défaut que tout le monde soit gagnant lui peut l'être. C'est une méthode beaucoup plus simple que se relever les manches et faire des recherches et les présenter sur la place publique pour voir ce qui serait au mieux pour le bien commun. Moins de trouble que de confronter ses dire et d'avoir à prouver ce que l'on avance. Quand il n'y aura plus de taxes et d'impôt et que tout le système public sera privatisé, il pourra toujours négocier avec son médecin de payer comptant son opération du coeur ainsi qu'à l'entrepreneur qui enlèvera, peut-être, les poubelles sur sa rue. Il y a de très beau exemple de ce monde meilleur. Il n'y a qu'à penser à certaine ville d'Argentine.
    Désolé du coup de coeur, mais ça fatigue d'entendre toujours des petits ou grands propriétaires qui nous expliquent avec la larme à l'oeil qu'ils ne veulent que le beurre et l'argent du beurre.

  • claude lacasse
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 20h21
    gîte touristique
    je suis d'accord à payer cash, car le gov. et les municipalités troue le moyen de taxer tout ce qui bouge sans s'occuperdu travail et du bien-être de ceux-ci

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