Les élus des grandes villes dénoncent la promesse du Parti libéral sur les défusions - Maires et journalistes servent les intérêts du PQ, dit Jean Charest
Jean Charest voit sa promesse de loi-cadre sur les défusions municipales porter un dur coup à sa campagne électorale. Les maires de six grandes villes du Québec, qui représentent plus de trois millions d'habitants, se dressent devant le chef libéral et se prononcent contre tout éventuel processus de défusion si celui-ci est élu. Qu'à cela ne tienne: Jean Charest fait la sourde oreille et maintient le cap.
«Notre position est connue depuis octobre 2000. Elle est claire, elle n'a pas changé et elle est fondée sur un principe démocra-tique», a-t-il lancé hier. Mitraillé de questions lors de son passage à Saint-Hyacinthe et à Sherbrooke, Jean Charest est même allé jusqu'à affirmer que les journalistes et les maires sont manipulés par les stratèges du cabinet du premier ministre Bernard Landry, qui coordonnerait toute action contre lui au sujet des défusions pour nuire délibérément à sa campagne électorale.
«Posons-nous la question suivante: pourquoi le Parti québécois insiste tant pour parler de défusion? Parce que Bernard Landry se cache, parce qu'il ne veut pas parler de son bilan dans le domaine de la santé et des listes d'attente, parce qu'il ne veut pas parler du désastre de la Caisse de dépôt et de placement. Il préfère parler de la défusion car il aime mieux cacher son agenda: il n'avait jamais dit, avant l'élection de 1998, qu'il allait procéder aux fusions», a-t-il affirmé.
À Montréal, les maires de six villes fusionnées ont dénoncé la promesse de Jean Charest de permettre les défusions une fois élu. En conférence de presse, les maires Gérald Tremblay (Montréal), Jacques Olivier (Longueuil), Jean-Paul L'Allier (Québec), Yves Ducharme (Gatineau), Jean Perrault (Sherbrooke) et Yvon Lévesque (Trois-Rivières) ont tour à tour rappelé qu'ils ont été élus par la population pour bâtir leurs nouvelles villes respectives. Ils ont nié que leur intervention commune ait été orchestrée dans les coulisses par le PQ. «Est-ce qu'un de ces partis m'a réellement aidé pendant ma campagne électorale?», a rétorqué Gérald Tremblay, affirmant qu'il ne faisait pas de politique provinciale, lui, un ancien ministre libéral.
Les maires se défendent bien de vouloir dicter à leurs citoyens pour quel parti voter le 14 avril. «On ne demandera pas aux citoyens de voter pour quelque parti que ce soit, a dit Jean-Paul L'Allier, un autre ex-ministre libéral qui a maintenant des sympathies péquites. On n'a pas à s'impliquer dans la campagne, les gens sont assez intelligents pour tirer les conclusions qu'ils veulent.»
Comme Jean Charest l'a révélé en début de semaine, un gouvernement libéral proposerait une loi-cadre dès la première année de son mandat afin de permettre aux municipalités fusionnées sous le gouvernement péquiste de procéder, si elles le désirent, à la tenue d'un référendum sur une défusion, une proposition suggérée dans le rapport rendu public lundi par l'ancien juge Lawrence Poitras, qui conclut que les défusions seraient rentables.
Un registre municipal serait ouvert après que des citoyens l'auraient réclamé par voie de pétition. Selon Jean Charest, si 10 % de la population signe le registre (comme le veut la pratique au sein des municipalités), un processus d'information sur les avantages et les inconvénients de la défusion serait enclenché, puis un référendum aurait lieu. «On remet aux citoyens le soin de décider. Pourquoi craindrait-on qu'un citoyen québécois adulte, capable de payer des taxes municipales, porte un mauvaise jugement?», a affirmé le chef libéral. «Je dis à ceux qui n'en veulent pas [de la défusion] de ne pas s'inquiéter si la population n'en veut pas non plus», a-t-il ajouté. Si une telle loi était adoptée, le maire de Longueuil et ancien député libéral fédéral, Jacques Olivier, entend cependant «défendre la ville pour laquelle [il a] été élu».
«Les conséquences néfastes à l'orientation sur les défusions, ce sont des débats stériles qu'on ne veut pas réalimenter», a quant à lui affirmé le maire de Trois-Rivières, Yvon Lévesque. Cependant, selon Jean Charest, ce projet ne devrait ni semer l'inquiétude ni créer de frictions dans les municipalités. «Qui suscite ces chicanes? Les seuls qui en parlent, ce sont les péquistes. Les seuls qui allument des feux, ce sont les péquistes», a-t-il dit.
Jean Charest trouve même un ami personnel en travers de son chemin. Jean Perrault, maire de Sherbrooke , est en désaccord lui aussi avec la position adoptée par le chef libéral, qui se présente d'ailleurs dans la circonscription de Sherbrooke. «Il préfère qu'on ait une autre position. Il connaît bien la mienne, et elle ne changera pas», a affirmé M. Charest.
Jean Charest s'est étonné de la position de certains d'entre eux qui étaient autrefois dans son camp. «Quand ils ont été en élections, ont-ils dénoncé notre politique? Ont-ils dit qu'ils étaient en désaccord? S'ils avaient un moment de s'exprimer, c'était alors le moment», a-t-il tranché.
Jean Charest ne craint pas les conséquences d'un référendum sur la défusion, conséquences qu'il appréhende pourtant dans le cas d'un référendum sur la souveraineté. «Dans la pratique de la démocratie municipale, les référendums sont un outil courant, sans parler du fait qu'on parle de deux niveaux de débat, deux niveaux de conséquences. Une ville et un pays sont deux enjeux différents, selon moi», a-t-il indiqué.
«Notre position est connue depuis octobre 2000. Elle est claire, elle n'a pas changé et elle est fondée sur un principe démocra-tique», a-t-il lancé hier. Mitraillé de questions lors de son passage à Saint-Hyacinthe et à Sherbrooke, Jean Charest est même allé jusqu'à affirmer que les journalistes et les maires sont manipulés par les stratèges du cabinet du premier ministre Bernard Landry, qui coordonnerait toute action contre lui au sujet des défusions pour nuire délibérément à sa campagne électorale.
«Posons-nous la question suivante: pourquoi le Parti québécois insiste tant pour parler de défusion? Parce que Bernard Landry se cache, parce qu'il ne veut pas parler de son bilan dans le domaine de la santé et des listes d'attente, parce qu'il ne veut pas parler du désastre de la Caisse de dépôt et de placement. Il préfère parler de la défusion car il aime mieux cacher son agenda: il n'avait jamais dit, avant l'élection de 1998, qu'il allait procéder aux fusions», a-t-il affirmé.
À Montréal, les maires de six villes fusionnées ont dénoncé la promesse de Jean Charest de permettre les défusions une fois élu. En conférence de presse, les maires Gérald Tremblay (Montréal), Jacques Olivier (Longueuil), Jean-Paul L'Allier (Québec), Yves Ducharme (Gatineau), Jean Perrault (Sherbrooke) et Yvon Lévesque (Trois-Rivières) ont tour à tour rappelé qu'ils ont été élus par la population pour bâtir leurs nouvelles villes respectives. Ils ont nié que leur intervention commune ait été orchestrée dans les coulisses par le PQ. «Est-ce qu'un de ces partis m'a réellement aidé pendant ma campagne électorale?», a rétorqué Gérald Tremblay, affirmant qu'il ne faisait pas de politique provinciale, lui, un ancien ministre libéral.
Les maires se défendent bien de vouloir dicter à leurs citoyens pour quel parti voter le 14 avril. «On ne demandera pas aux citoyens de voter pour quelque parti que ce soit, a dit Jean-Paul L'Allier, un autre ex-ministre libéral qui a maintenant des sympathies péquites. On n'a pas à s'impliquer dans la campagne, les gens sont assez intelligents pour tirer les conclusions qu'ils veulent.»
Comme Jean Charest l'a révélé en début de semaine, un gouvernement libéral proposerait une loi-cadre dès la première année de son mandat afin de permettre aux municipalités fusionnées sous le gouvernement péquiste de procéder, si elles le désirent, à la tenue d'un référendum sur une défusion, une proposition suggérée dans le rapport rendu public lundi par l'ancien juge Lawrence Poitras, qui conclut que les défusions seraient rentables.
Un registre municipal serait ouvert après que des citoyens l'auraient réclamé par voie de pétition. Selon Jean Charest, si 10 % de la population signe le registre (comme le veut la pratique au sein des municipalités), un processus d'information sur les avantages et les inconvénients de la défusion serait enclenché, puis un référendum aurait lieu. «On remet aux citoyens le soin de décider. Pourquoi craindrait-on qu'un citoyen québécois adulte, capable de payer des taxes municipales, porte un mauvaise jugement?», a affirmé le chef libéral. «Je dis à ceux qui n'en veulent pas [de la défusion] de ne pas s'inquiéter si la population n'en veut pas non plus», a-t-il ajouté. Si une telle loi était adoptée, le maire de Longueuil et ancien député libéral fédéral, Jacques Olivier, entend cependant «défendre la ville pour laquelle [il a] été élu».
«Les conséquences néfastes à l'orientation sur les défusions, ce sont des débats stériles qu'on ne veut pas réalimenter», a quant à lui affirmé le maire de Trois-Rivières, Yvon Lévesque. Cependant, selon Jean Charest, ce projet ne devrait ni semer l'inquiétude ni créer de frictions dans les municipalités. «Qui suscite ces chicanes? Les seuls qui en parlent, ce sont les péquistes. Les seuls qui allument des feux, ce sont les péquistes», a-t-il dit.
Jean Charest trouve même un ami personnel en travers de son chemin. Jean Perrault, maire de Sherbrooke , est en désaccord lui aussi avec la position adoptée par le chef libéral, qui se présente d'ailleurs dans la circonscription de Sherbrooke. «Il préfère qu'on ait une autre position. Il connaît bien la mienne, et elle ne changera pas», a affirmé M. Charest.
Jean Charest s'est étonné de la position de certains d'entre eux qui étaient autrefois dans son camp. «Quand ils ont été en élections, ont-ils dénoncé notre politique? Ont-ils dit qu'ils étaient en désaccord? S'ils avaient un moment de s'exprimer, c'était alors le moment», a-t-il tranché.
Jean Charest ne craint pas les conséquences d'un référendum sur la défusion, conséquences qu'il appréhende pourtant dans le cas d'un référendum sur la souveraineté. «Dans la pratique de la démocratie municipale, les référendums sont un outil courant, sans parler du fait qu'on parle de deux niveaux de débat, deux niveaux de conséquences. Une ville et un pays sont deux enjeux différents, selon moi», a-t-il indiqué.
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