Au pays de l'«or dur(e)»
Les timides et exceptionnelles avancées de la Ville de Montréal en matière de compostage domestique (Le Devoir le 7 janvier), toutes louables soient-elles, ne doivent pas trop facilement faire oublier la gravité du problème de la monstrueuse production d'ordures enfouies discrètement dans les dépotoirs dont on voit si peu d'images médiatisées. Cela déborde en périphérie, près de zones résidentielles que des promoteurs ont pu, avec l'absolution des administrations de banlieues, dont Lachenaie est un exemple, développer en toute impunité.
L'exception plateau Mont-Royal ne doit pas servir d'arbre cachant la forêt comme c'est si souvent le cas avec la question environnementale: devant la gravité de la situation, Montréal affiche de piètres résultats en matière de récupération et de prévention du gaspillage des matières premières, et le prix sur le marché des matières recyclées dégringole.
Pourtant, de petits miracles s'opèrent dans la conscience des citoyens, et l'on en voit la preuve dans les quartiers: poser son bac vert sur le trottoir est devenu un automatisme pour plusieurs; mais le peu d'égard avec lequel s'effectue la collecte à Montréal, les matériaux classés se retrouvant pêle-mêle dans des camions pilotés par le privé (...), laisse présager le pire quant à la destination réelle de ce supposé précieux produit de nos efforts pour préserver l'environnement.
L'exception plateau Mont-Royal ne doit pas servir d'arbre cachant la forêt comme c'est si souvent le cas avec la question environnementale: devant la gravité de la situation, Montréal affiche de piètres résultats en matière de récupération et de prévention du gaspillage des matières premières, et le prix sur le marché des matières recyclées dégringole.
Pourtant, de petits miracles s'opèrent dans la conscience des citoyens, et l'on en voit la preuve dans les quartiers: poser son bac vert sur le trottoir est devenu un automatisme pour plusieurs; mais le peu d'égard avec lequel s'effectue la collecte à Montréal, les matériaux classés se retrouvant pêle-mêle dans des camions pilotés par le privé (...), laisse présager le pire quant à la destination réelle de ce supposé précieux produit de nos efforts pour préserver l'environnement.
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