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Négociations à la Ville de Québec

Labeaume n'a plus «d'espoir»

Isabelle Porter   3 décembre 2008  Villes et régions
Québec — Au lendemain d'une bruyante manifestation syndicale, le maire de Québec a cherché à se montrer ferme à l'endroit des syndicats, tout en leur laissant la possibilité d'éviter des pertes de salaires d'ici au dépôt du budget.

Devant la meute de journalistes réunis à l'hôtel de ville, Régis Labeaume a dit qu'il n'avait «plus d'espoir de signer des conventions collectives avec les syndicats sur les bases de [ses] offres initiales».

À défaut d'une ouverture avant minuit la veille, il avait menacé ces derniers d'annuler des hausses de salaires. Mais cela n'a pas fait peur aux syndiqués qui, après avoir voté massivement contre l'ultimatum en assemblée générale, se sont rendus par centaines devant l'hôtel de ville, lundi soir, pour se moquer de cette stratégie.

Hier matin, le maire a fait savoir que les hausses salariales de 2 % (l'équivalent de 14 millions) seraient retenues pour présenter «un budget responsable» parce que les syndiqués ne répondaient pas à ses demandes au chapitre des congés de maladie et des régimes de retraite.

Devant l'apparente impasse dans les négociations, l'hypothèse d'une grève semble de plus en plus probable. «Les syndicats ont annoncé qu'ils mettraient en place des moyens de pression et qu'ils pourraient éventuellement recourir à la grève. Nous vivons en démocratie, et ces droits existent», a rappelé le maire avant de sommer les employés de respecter les lois du travail et les services essentiels. La veille, le porte-parole des cols blancs, Jean Gagnon, s'était dit prêt à s'engager dans un conflit d'un an, voire deux.

Mais étant donné que les deux parties ont entrepris de négocier sur la place publique, des ouvertures pourraient se dissimuler derrière cette apparente fermeté. Ainsi, le syndicat des cols blancs a fait savoir qu'il soumettrait aujourd'hui à la Ville une proposition «finale et globale». De son côté, le maire a indirectement prolongé son ultimatum en permettant aux syndicats de faire des offres d'ici au dépôt du budget le 15 décembre.

La réduction de la masse salariale à la Ville de Québec a été un enjeu central des dernières élections municipales, et le maire ne manque pas une occasion de souligner que la population le soutient dans cette aventure. Même le chef de l'opposition, Alain Loubier, est d'accord avec lui sur le fond. «Le diagnostic de M. Labeaume, il est bon. Il faut freiner à un moment donné l'augmentation de la masse salariale», a-t-il déclaré hier avant de s'en prendre aux façons de faire du maire. «Le maire aurait tout intérêt à apprendre à se maîtriser davantage et à cesser de se comporter comme un chat de ruelle», a-t-il dit.

Encore hier, Régis Labeaume a dû s'excuser publiquement à l'endroit d'un élu de l'opposition qui l'avait invité «à prendre son médicament» durant une séance du conseil. Pensant ne pas être entendu, le maire avait rétorqué en chuchotant trop près d'un micro qu'il allait lui en «câlisser une dans le front (sic)».
 
 
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  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 08h36
    Le pouvoir aux élus non aux syndicats
    Les citoyens de Québec sont 100% derrière M.Labeaume dans ce dossier. Pas qu'ils considèrent leurs employés comme des "foureurs de système" mais parce que ce sont aux élus de décider des budgets, pas les syndicats. Et aussi parce que certains privilèges qu'ont les employés ne sont plus acceptables. Ils doivent au moins payer 50% de leurs contributions à LEUR fond de pension, et ne pas retirer plus de 70% de leur salaire lorsque rendu à leur retraite (comme les employés provinciaux).L'immense majorité des citoyens ont des conditions de travail TRÈS INFÉRIEURES à celle de LEURS employés, plusieurs ont perdu une partie de leur placements en REER... C'est le contraire du bon sens le plus élémentaire.

    Comme citoyen de Québec je demande à NOS employés d'être solidaires avec les citoyens qui les payent. La so-so lidarité ce n'est pas à sens unique messieurs les boss syndicaux. Cessons le corporatisme syndical et n'oublions pas que la démocratie ce n'est pas le pouvoir aux syndicats..

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 15h25
    @ M.Pagé
    Je serais totalement d'accord avec vous pour un référendum demandant aux citoyens si ils appuyent M.Labeaume dans le dossier avec les syndcats, ou si ils veulent qu'il démissionne. Laissons décider les citoyens!

    M.Labeaume se plierait à la volonté populaire, et démissionnerait si les citoyens le décidaient ,mais croyez-vous les boss syndicaux se plieraient-ils à la volonté de ceux qui les paye? Qui a peur de la démocratie?

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