vendredi 27 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Négociations à la Ville de Québec

Isabelle Porter   3 décembre 2008  Villes et régions
Québec — Au lendemain d'une bruyante manifestation syndicale, le maire de Québec a cherché à se montrer ferme à l'endroit des syndicats, tout en leur laissant la possibilité d'éviter des pertes de salaires d'ici au dépôt du budget.

Devant la meute de journalistes réunis à l'hôtel de ville, Régis Labeaume a dit qu'il n'avait «plus d'espoir de signer des conventions collectives avec les syndicats sur les bases de [ses] offres initiales».

À défaut d'une ouverture avant minuit la veille, il avait menacé ces derniers d'annuler des hausses de salaires. Mais cela n'a pas fait peur aux syndiqués qui, après avoir voté massivement contre l'ultimatum en assemblée générale, se sont rendus par centaines devant l'hôtel de ville, lundi soir, pour se moquer de cette stratégie.

Hier matin, le maire a fait savoir que les hausses salariales de 2 % (l'équivalent de 14 millions) seraient retenues pour présenter «un budget responsable» parce que les syndiqués ne répondaient pas à ses demandes au chapitre des congés de maladie et des régimes de retraite.

Devant l'apparente impasse dans les négociations, l'hypothèse d'une grève semble de plus en plus probable. «Les syndicats ont annoncé qu'ils mettraient en place des moyens de pression et qu'ils pourraient éventuellement recourir à la grève. Nous vivons en démocratie, et ces droits existent», a rappelé le maire avant de sommer les employés de respecter les lois du travail et les services essentiels. La veille, le porte-parole des cols blancs, Jean Gagnon, s'était dit prêt à s'engager dans un conflit d'un an, voire deux.

Mais étant donné que les deux parties ont entrepris de négocier sur la place publique, des ouvertures pourraient se dissimuler derrière cette apparente fermeté. Ainsi, le syndicat des cols blancs a fait savoir qu'il soumettrait aujourd'hui à la Ville une proposition «finale et globale». De son côté, le maire a indirectement prolongé son ultimatum en permettant aux syndicats de faire des offres d'ici au dépôt du budget le 15 décembre.

La réduction de la masse salariale à la Ville de Québec a été un enjeu central des dernières élections municipales, et le maire ne manque pas une occasion de souligner que la population le soutient dans cette aventure. Même le chef de l'opposition, Alain Loubier, est d'accord avec lui sur le fond. «Le diagnostic de M. Labeaume, il est bon. Il faut freiner à un moment donné l'augmentation de la masse salariale», a-t-il déclaré hier avant de s'en prendre aux façons de faire du maire. «Le maire aurait tout intérêt à apprendre à se maîtriser davantage et à cesser de se comporter comme un chat de ruelle», a-t-il dit.

Encore hier, Régis Labeaume a dû s'excuser publiquement à l'endroit d'un élu de l'opposition qui l'avait invité «à prendre son médicament» durant une séance du conseil. Pensant ne pas être entendu, le maire avait rétorqué en chuchotant trop près d'un micro qu'il allait lui en «câlisser une dans le front (sic)».






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 08h36
    Le pouvoir aux élus non aux syndicats
    « Les citoyens de Québec sont 100% derrière M.Labeaume dans ce dossier. Pas qu'ils considèrent leurs employés comme des "foureurs de système" mais parce que ce sont aux élus de décider des budgets, pas les syndicats. Et aussi parce que certains privilèges qu'ont les employés ne sont plus acceptables. Ils doivent au moins payer 50% de leurs contributions à LEUR fond de pension, et ne pas retirer plus de 70% de leur salaire lorsque rendu à leur retraite (comme les employés provinciaux).L'immense majorité des citoyens ont des conditions de travail TRÈS INFÉRIEURES à celle de LEURS employés, plusieurs ont perdu une partie de leur placements en REER... C'est le contraire du bon sens le plus élémentaire.

    Comme citoyen de Québec je demande à NOS employés d'être solidaires avec les citoyens qui les payent. La so-so lidarité ce n'est pas à sens unique messieurs les boss syndicaux. Cessons le corporatisme syndical et n'oublions pas que la démocratie ce n'est pas le pouvoir aux syndicats.. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 13h04
    Fini l'agitation de l'incurable casseur Régis Labeaume.
    « Après avoir cavalièrement bafoué les employés de la Ville; après avoir, tel un grotesque lourdaud, effrontément provoqué et grossièrement traité les policiers de Québec; après s'être commis comme un rustre misogyne, dans une manifestation éhontée et agressante de mâle dominant, à l'encontre de la député fédérale Verner; après avoir publiquement perdu le nord, en étalant son bas langage de ruelle, à l'effet «d'en câlisser une dans le front de l'échevin Michel Fecteau»; après avoir inconsidérément et violemment plaqué la plupart des citoyens qui sont montés au micro des doléances, que reste-il encore à inscrire aux annales de la HONTE TRIBALE que constitue cet «ABSURD NOBODY qui sort de NOWHERE» (ce qu'on entend partout), de ce «QUIDAM BIGARÉ qui s'en va NULLE PART» (ce dont tout le monde parle)? À défaut d'un recours collectif, d'un réquisitoire public, d'un référendum ciblé ou d'une méga casse révolutionnaire (que faut-il encore imaginer), n'existe-t-il pas une PROCÉDURE D'EXCEPTION, au chapitre des lois et règlements régissant la gouvernance municipale et dans un tel cas «d'INDIGNITÉ MAGISTRALE», c'est à dire de grossières indécences, de viles incohérences et d'absolues errances tout aussi décadentes qu'ignobles, par laquelle les élus Indépendants et ceux des Oppositions, forts de l'appui généralisée des citoyens révoltés et pour le PLUS GRAND BIEN DE LA CITÉ, pourraient expulser cette DOSETTE D'EXPLOSIFS AMBULANTE, ce PERSONA NON GRATA de la Cité de Champlain, avant qu'il n'est fasse le petit kremlin national de notre déclin municipal?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 15h25
    @ M.Pagé
    « Je serais totalement d'accord avec vous pour un référendum demandant aux citoyens si ils appuyent M.Labeaume dans le dossier avec les syndcats, ou si ils veulent qu'il démissionne. Laissons décider les citoyens!

    M.Labeaume se plierait à la volonté populaire, et démissionnerait si les citoyens le décidaient ,mais croyez-vous les boss syndicaux se plieraient-ils à la volonté de ceux qui les paye? Qui a peur de la démocratie? »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 11h26
    @ André Michaud
    « Monsieur Michaud, avez-vous besoin d'un dessin pour saisir qu'il s'agit actuellement d'un dossier «d'Indignité magistrale» et non d'un simpliste conflit patronal syndical?

    Il s'agit globalement et très spécifiquement de l'INDIGNITÉ DU PREMIER MAGISTRAT DE LA CAPITALE NATIONALE, dont tous les écarts de conduite et de langage excèdent, exaspèrent et indignent les citoyens respectables de la Capitale nationale. À l'exception du quotidien Le Soleil (son commanditaire) et des quelques badauds qui en font leur bible, tout le monde en parle. Québec est confrontée à une «honte capitale» débordant largement les murs de sa citadelle et devenant nationale. Un legs magistral, précédant les cérémonies de clôture du 400e anniversaire de la Cité de Champlain. L'infernale succession des douze premiers mois qu'ont duré la bacchanale occupation de l'arène des rixes du pusillanime pugiliste bancal Régis Labeaume ainsi que l'infantilisme populacier qui s'y est greffé, motivent et justifient un blâme sans réserve et une demande solidaire de révocation immédiate du mandat de ce personnage sans dignité, sans honorabilité, sans respectabilité, sans la moindre compétence, sans éducation, sans jugement et sans le moindre raffinement. Un fantôme d'opérette dont le cumulatif quasi quotidien des attitudes crâneuses et des propos tout aussi provocateurs qu'incendiaires et grossièrement impertinents, ont fracassé toutes les frontières de l'acceptable et vidé toutes les estrades du théâtre où il a joué jusqu'aux derniers, tous les crédits de l'honorabilité, de la respectabilité et de la crédibilité des politiques municipaux.

    Même si le «JE PEUX-TU» Régis Labeaume est allé faire copieux état et risible tas de «l'importance de son nombriliste ego», devant le Commissaire Jacques Daigle, présidant la Commission des Relations de Travail, devant lequel tribunal il est traîné pour mauvaise foi et abus d'autorité, Labeaume n'est au-dessus d'aucune loi et l'article 264.1 du code criminel s'applique, ni plus ni moins, à la première face des menaces d'agression qu'il a proférée publiquement, alors qu'il était dans l'exercice de ses fonctions, menaces accompagnées de vulgaires sacres, à l'encontre de l'échevin M. Fecteau. C'est là que les fanfaronnades de Régis ont trouvé leur point final. C'est évident que ces avocassiers défenseurs étireront les mots et livreront les facéties de leurs interprétations à l'effet que leur notable client Labeaume ne voulait que «tuer le temps»...

    Au seul regard et en raison des déferlements continus de son inconduite, de son incurie et de son incontinence langagière; au seul regard et en raison des menaces criminelles d'agression physique contre le conseiller municipal M. Fecteau; au seul regard et en raison de sa parade exhibitionniste, sans précédent et surmédiatisée (comme son ego surdimensionné le réclame) devant la CRT; au seul regard et en raison de la somme des frasques toutes aussi loufoques que bizarroïdes et ineptes; au seul regard et en raison de l'avalanche et de la succession débridées d'événements fatalement incongrus, grossièrement indécents, choquants et licencieux dont tous les citoyens subissent les ressacs, les préjudices et les dommages sociaux, culturels, économiques et touristiques, tous les citoyens de la Capitale nationale ainsi charriée et traînée dans les boues du risible et du mépris, doivent, par voie de conséquences, faire appel à une procédure d'exception, permettant le renvoi immédiat de Régis Labeaume des officines du pouvoir municipal et sa mise en examen pour tous les dommages singuliers et pluriels qu'il a infligés aux employés de la Ville, aux policiers et policières d'une Capitale nationale qui doit refaire son crédit.

    La Capitale nationale s'est vue imposer, par Régis Labeaume et ses «hommes de main», une gouvernance farcie d'abus de pouvoir et du plus bas de gamme dont on puisse imaginer l'emprise, au chapitre de la gestion municipale, même dans les bidonvilles sous-développés et soumis aux affres de la tiers-mondialisation. À moins qu'il ne soit cité à procès, jugé et condamné et/ou reconnu indigne, sur la place publique, pour ses menaces criminelles d'agressions physique à l'endroit de l'Échevin M. Fecteau, les tas de son langage ordurier à l'endroit des policiers et policières en autorité et tout le crottineux bagage de grotesques brusqueries dont il a accablé le monde municipal et les citoyens, sous l'oeil amusé des caméras voyeuristes qui se nourrissent des obésités mentales à la portée des pellicules des caméras gourmandes dont Labeaume aime s'entourer, suffisent amplement à déclencher le processus menant à son congédiement «net/fret/sec» (sommaire), devant faire l'objet d'un plébiscite, dès les premiers jours du nouvel an 2009.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
4 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009