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Haro sur la culture à Ottawa

La Ville veut couper les vivres aux festivals et réduire de 60 % son soutien aux arts

Isabelle Paré   21 novembre 2008  Villes et régions
Peut-être inspirée par les mêmes muses que Stephen Harper, la Ville d'Ottawa veut faire le grand ménage dans ses finances en réduisant de 60 % son soutien à la culture et en coupant les vivres aux sociétés historiques et aux festivals, y compris à l'iconique Festival de la tulipe, devenu un des principaux attraits touristiques de la capitale nationale.
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  • Pascal Barrette
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 09h24
    Regarder dehors
    Mme Paulette Gagnon, vénérée vétérante du théâtre en Ontario et M. Richard Lebel, courageux gardien du fort de La Scène à Ottawa, ont tout mon appui pour la lutte qu'ils mènent pour maintenir le soutien à la culture dans la Capitale du pays. Mais qu'est-ce qu'ils ont donc tous ces politiciens, ce sont eux les patrons, pas les fonctionnaires, à vouloir étouffer les arts.

    J'habite à un pâté de maison de l'Hôtel de ville et du canal Rideau, voisin de la plus grande concentration d'établissements hôteliers de la Capitale. Été comme hiver, mon quartier bourdonne d'activités, festivals Franco-ontarien, de jazz, des tulipes, de la bière, de la fierté gaie, des Caraïbes, des collectivités arabes, asiatiques et latino-américaines, des musiques sacrées, du Bal de neige, alouette. Grâce à ces événements culturels, les taxis et autobus ne cessent de s'arrêter aux entrées d'hôtel. La myopie de nos élus va-t-elle ramener la ville d'Ottawa quarante ans en arrière, en ce temps où Charlebois chantait qu'il n'y avait «pas grand chose à faire»? Ils n'ont qu'à regarder dehors pour voir ce qui s'y passe.

    Les arts, notamment ceux de la scène, ne sont pas un luxe. Je sais, je sais, les dirigeants sont prompts à invoquer la crise financière pour clamer que d'autres secteurs sont plus importants. Erreur. Souvenons-nous qu'au pire de la grande dépression, les cinémas faisaient salle comble. Non seulement la culture apporte-t'elle une contribution non négligeable à l'économie, comme le démontre bien l'article de Mme Isabelle Paré, elle nous aide à y faire face. Elle est d'autant plus nécessaire qu'elle nous aide à nous retrouver ensemble, à nous refaire, à nous remettre en condition pour qu'au lendemain d'un spectacle, nous puissions reprendre le boulot ou en trouver un. Je sais de quoi je parle.

    Pascal Barrette
    Ottawa

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 17h31
    Une parti pris peut-être
    Il se pourrait que je sois victime d'un parti pris ou, si vous préférez, d'un vilain préjugé contre les riches de la vague néolibérale, mais je pense que ces derniers n'ont rien à faire de la culture entretenue et déployée pour la classe moyenne. Ils ont les moyens de se payer la culture qu'ils préfèrent, au besoin le vide culturel dont Harper est un exemple éloquent. Ceux et celles qui ont voté conservateurs ont-ils pensé un moment que l'âme du Canada en était le prix ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

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