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Métro - Pannes répétées: la STM cherche toujours la cause

Jeanne Corriveau   17 septembre 2008  Villes et régions
La Société de transport de Montréal (STM) cherche toujours la source des problèmes survenus sur la ligne orange du métro au cours des deux derniers jours et qui ont paralysé le service à répétition. Du moins a-t-on réussi hier à circonscrire la zone problématique.

Le service sur la ligne orange a été interrompu à deux reprises hier matin. C'est moins que la veille alors que les pannes s'étaient multipliées tout au long de la journée. Tôt en matinée hier, le service sur la ligne orange, entre les stations Bonaventure et Beaubien, a été paralysé pendant 19 minutes. À 10h14, la STM a décidé d'interrompre elle-même le service dans le même tronçon du réseau afin de couper l'alimentation électrique et d'effectuer des réparations dans le secteur de la station Berri. Le service a repris 40 minutes plus tard.

«La bonne nouvelle, c'est que la zone du problème a été circonscrite et se trouve dans le secteur des stations Berri et Sherbrooke», a indiqué hier Marianne Rouette, porte-parole de la société de transport.

Reste que le mystère demeure presque entier. «C'est probablement la condensation qui aurait déclenché le problème qu'on connaît, a avancé Mme Rouette. Selon la STM, les écarts de température de cette fin d'été seraient responsables de la condensation qui s'est formée dans les tunnels.

«On a connu quelques journées fraîches la semaine dernière, ce qui fait que les tunnels s'étaient refroidis. Samedi et particulièrement dimanche, la température s'est mise à monter. Le taux d'humidité a frisé les 100 %. Quand l'air chaud pénètre dans le tunnel, c'est le phénomène physique du chaud qui rencontre le froid qui crée de la condensation», a expliqué Mme Rouette. Et dès que des problèmes de condensation sont détectés, des disjoncteurs coupent automatiquement l'alimentation électrique, a-t-elle ajouté.

Il s'agit d'une situation exceptionnelle qui ne s'était produite qu'une seule fois auparavant. C'était il y a plusieurs années, dans le tunnel de la ligne jaune, entre Montréal et Longueuil, lors d'une canicule printanière, a relaté Mme Rouette.

«Les gens travaillent d'arrache-pied pour identifier correctement le problème et, une fois que ce sera fait, les correctifs seront apportés», a précisé Mme Rouette. Hier, elle n'était pas en mesure de dire si d'autres pannes étaient susceptibles d'affecter le service aujourd'hui. Une intervention majeure dans le tunnel était prévue la nuit dernière.

La STM a nié que l'usure des rails puisse être en cause, contestant certaines informations véhiculées hier. «Nos rails ne peuvent s'user parce nos wagons sont munis de pneus de caoutchouc qui, eux, s'appuient sur des pistes de roulement en béton», a expliqué Mme Rouette.
 
 
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  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 17 septembre 2008 08h24
    A l'image du réseau routier québécois!
    Quand la STM et la Ville de Montréal arrêteront-elles de nous prendre pour des cruches, en avouant carrément, qu'en dépit de leur présumé "virage vert", ils ne sont pas prêts à "faire face à la musique"? Combien de wagons de métro datent encore de 1967? Combien d'escalateurs dans des stations, construites à cette époque, sont constamment "rafistolés" à la va-vite et dysfonctionnels en permanence? Combien de ces mêmes stations "prennent l'eau"?
    Comment ont-ils pu se "débarrasser" avec autant d'impertinence, d'autobus plus résistants, logeables et plus adaptés à notre climat au "profit" (?!?) de ces "nova-bus" de pacotille où l'on entasse la clientèle comme des sardines?
    Comment peut-on avoir toujours cette outrecuidance de nous "prendre pour des valises" alors que l'infrastructure actuelle du transport en commun à Montréal est à l'image de notre réseau routier: EN RUINE!

  • Jean Robert
    Inscrit
    mercredi 17 septembre 2008 08h45
    Prétentions farfelues du syndicat et de l'employeur
    Étant un ex-employé retraité en pilotage automatique du métro, les prétentions de l'employeur autant que du syndicat me paraissent particulièrement farfelues l'une comme l'autre.

    On croirait que la compétence est plutôt réduite ou inexistante dans les deux camps.

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 17 septembre 2008 10h37
    Ça se «peux-tu» que ça brasse en arrière?
    Que des négociations sont en train et que ça ne marche pas comme prévu au goût des syndicats? Par exemple :
    Un grief qui n'aboutit pas, que le syndicat estime légitime mais que la ville rejette.
    Parce que, votre explication Mme Rouette: «des journées froides à la fin de l'été en septembre...», voyons donc, ça arrive à tous les ans ce phénomène, vous n'aviez pas remarqué?

  • Francis Déry
    Inscrit
    mercredi 17 septembre 2008 18h05
    Le vélo, un transport plus sûr
    Ce n'est pas l'hiver.

    Plutôt que de voyager et de faire des arrêts à chaque station, pourquoi ne pas prendre un vélo ?

    J'ai utilisé ce moyen pour aller travailler de Montréal-Nord à Longueuil, au centre-ville et à Brossard. À chaque fois je battais pleinement autobus et métro en temps. Le vélo, c'est l'avenir, parceque l'auto sera en panne sèche et les transports collectifs, jamais adéquats.

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