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En bref - Trois fois pour une enquête publique

Le Devoir   20 août 2008  Villes et régions
Seule une enquête publique et indépendante pourra faire la lumière sur les événements ayant entouré la mort du jeune Fredy Villanueva, tué par un policier il y a dix jours à Montréal-Nord, soutiennent le Regroupement d'intervenants d'origine haïtienne de Montréal-Nord et le Forum musulman canadien.

Joignant leurs voix à celles d'autres groupes, dont la Ligue des Noirs du Québec et le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), les deux organismes croient que l'enquête menée par la Sûreté du Québec sur la mort du jeune homme manque de crédibilité aux yeux du public et ne pourra garantir un résultat impartial. De son côté, Marvin Rotrand, conseiller municipal de Snowdon et membre d'Union Montréal, croit que c'est tout le processus d'enquête qui doit être revu dans les cas où un décès survient lors d'une intervention policière. Il a fait parvenir une lettre hier à Gérald Tremblay, maire de Montréal, et à Claude Dauphin, président de la commission de la sécurité publique, leur demandant de faire pression sur le gouvernement du Québec afin que soit créée une unité d'enquêtes spéciales semblable à celle qui a été mise sur pied en Ontario. Le système actuel, qui fait en sorte qu'un corps policier enquête sur un autre corps de police, n'est pas suffisamment transparent, selon lui.






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  • Jasette
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 02h22
    Quand on fait parti d'une organisatio, n'est pas nécessairement objectif qui veut.
    « Il faudrait être bien naïf pour penser qu'un corps policier peut enquêter objectivement, cela indépendamment des tenants et aboutissants. Socialement parlant, les corps policiers sont en soi une organisation.

    JM »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 09h59
    L'essentiel : message pour la ministre, Line Beauchamp
    « Voici ce que l'on pouvait lire hier sur le fil de presse en continu du Devoir :

    Haut de la page
    Line Beauchamp estime que les autorités font ce qu'il faut à Montréal-Nord
    19-08-08 13:33
    MONTREAL - La députée de Bourassa-Sauvé, Line Beauchamp, estime que la gestion de la situation à Montréal-Nord par les autorités policières correspond au souhait de la population.
    Réagissant au point de presse de lundi du Service de police de la Ville de Montréal, elle a affirmé que les nombreuses arrestations effectuées démontrent bien que les services policiers sont en action dans ce dossier.
    Haut de la page
    Afghanistan: les soldats français ont été victimes d'une "vraie embuscade"
    19-08-08 13:32


    Assez 'triste' comme compte rendu. Puisqu'il n'y était pas question de l'essentiel concernant ce qu'il faudrait arrêter. Plutôt que qui il faudrait arrêter.

    Ce qu'il faudrait (voir à faire) arrêter, en effet, c'est la mort d'innocents produite par les «forces de l'ordre». Lesquelles, ce faisant, contribuent à suggérer ou évoquer bien davantage le désordre que l'ordre. Car, paraît-il, rien ne vaudrait l'humain (sur terre tout au moins). Et de l'humain, rien ne vaudrait (plus que) sa vie. Or...

    Or, il y en a eu une perdue à tout jamais, le 9 août dernier. Par 'erreur'. Point besoin de mois d'enquête pour savoir ce qu'on sait d'ores et déjà. Un jeune - qui n'avait rien d'un (dangereux) criminel ni ne s'adonnait à quoi que ce soit de (gravement) criminel - a été abattu. C'est cela le plus important, eu égard aux événements du week-end du 9 août. Bien plus que la casse (inacceptable) ayant eu lieu. Car on pourra toujours pallier celle-ci. Alors que la mort du jeune homme, elle, est irrémédiable, sans retour, sans 'compensation(s)' possibles.

    Qu'on se préoccupe, donc, au premier chef, de voir à ce que ne se reproduise plus quelque événement semblable à celui du 9 août. Et pour ce, il ne faudra pas manquer de courage et de discernement. De manière à pouvoir et bien vouloir (faire) reconnaître, une bonne fois, que ce genre d'intervention, à la fois délicate et (pouvant être) rude, ne saurait être menée à bien par n'importe quel assortiment de groupe ou tandem d'intervention. Bref, il ne faudra pas craindre de daigner faire prévaloir l'intelligence et le bon sens sur le politico-correct de l'air du temps. »

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