Jean Lapierre laisse la présidence du syndicat des cols bleus
L'heure de la retraite syndicale a sonné pour Jean Lapierre qui quittera au cours des prochaines semaines ses fonctions de président des cols bleus de la Ville de Montréal après avoir occupé ce poste pendant 18 ans.
Alors que le syndicat poursuit toujours ses négociations avec la Ville pour l'harmonisation des 29 conventions collectives des cols bleus de l'île de Montréal et la signature d'une nouvelle entente, Jean Lapierre a fait savoir aux membres de l'organisation qu'il désirait passer le flambeau à d'autres avant de prendre sa retraite à titre d'employé municipal. Un nouvel exécutif syndical sera élu lors d'une assemblée qui se tiendra à la fin du mois de mars.
Jean Lapierre a commencé à militer au syndicat deux ans après son embauche à la Ville de Montréal en septembre 1973. Au fil des 18 ans à la tête de l'organisation, il a réussi à transformer le syndicat «divisé et affaibli» en «un des syndicats le plus fort et le plus respecté au Canada», rappelle-t-il dans une lettre adressée récemment aux membres.
Les cols bleus n'ont pourtant pas acquis, sous la gouverne de Jean Lapierre, la réputation d'être modérés. De multiples affrontements, actes de sabotage et d'intimidation ont marqué l'histoire de cette organisation au fil des années. Et en 1994, alors que les négociations avec l'administration de Jean Doré s'enlisaient, des cols bleus avaient enfoncé les portes de l'hôtel de ville avec des béliers. Cette émeute avait valu au président une peine d'emprisonnement de six mois et il avait dû passer une trentaine de jours derrière les barreaux.
Jean Lapierre s'est aussi rendu célèbre par ses déclarations provocantes et parfois pittoresques. En novembre dernier, à l'occasion d'une assemblée syndicale, il avait harangué ses troupes en ces termes: «Ils nous sous-estiment, ils nous méprisent, ils nous prennent pour des ti-counes. [...] Si on veut nous prendre pour des niaiseux, on va agir en niaiseux.»
En 2002, alors ministre du Travail, Diane Lemieux avait eu à l'égard du chef syndical ces propos peu flatteurs: «M. Lapierre est dans la catégorie des gens épais», avait-elle déclaré.
Si plusieurs administrations municipales ont eu maille à partir avec le leader syndical, Francine Senécal, vice-présidente du comité exécutif et responsable du Développement des ressources humaines, estime que les relations avec Jean Lapierre ont été plutôt cordiales depuis l'arrivée au pouvoir de Gérald Tremblay. Le président du syndicat a agi avec beaucoup de civilité, dit-elle.
Jean Lapierre souhaite que les membres du syndicat appuient massivement celui qui prendra sa place, et il compte bien prêter main-forte à la nouvelle équipe si nécessaire. Rappelons que le dossier des négociations entre la Ville et les cols bleus a été confié à un médiateur.
Alors que le syndicat poursuit toujours ses négociations avec la Ville pour l'harmonisation des 29 conventions collectives des cols bleus de l'île de Montréal et la signature d'une nouvelle entente, Jean Lapierre a fait savoir aux membres de l'organisation qu'il désirait passer le flambeau à d'autres avant de prendre sa retraite à titre d'employé municipal. Un nouvel exécutif syndical sera élu lors d'une assemblée qui se tiendra à la fin du mois de mars.
Jean Lapierre a commencé à militer au syndicat deux ans après son embauche à la Ville de Montréal en septembre 1973. Au fil des 18 ans à la tête de l'organisation, il a réussi à transformer le syndicat «divisé et affaibli» en «un des syndicats le plus fort et le plus respecté au Canada», rappelle-t-il dans une lettre adressée récemment aux membres.
Les cols bleus n'ont pourtant pas acquis, sous la gouverne de Jean Lapierre, la réputation d'être modérés. De multiples affrontements, actes de sabotage et d'intimidation ont marqué l'histoire de cette organisation au fil des années. Et en 1994, alors que les négociations avec l'administration de Jean Doré s'enlisaient, des cols bleus avaient enfoncé les portes de l'hôtel de ville avec des béliers. Cette émeute avait valu au président une peine d'emprisonnement de six mois et il avait dû passer une trentaine de jours derrière les barreaux.
Jean Lapierre s'est aussi rendu célèbre par ses déclarations provocantes et parfois pittoresques. En novembre dernier, à l'occasion d'une assemblée syndicale, il avait harangué ses troupes en ces termes: «Ils nous sous-estiment, ils nous méprisent, ils nous prennent pour des ti-counes. [...] Si on veut nous prendre pour des niaiseux, on va agir en niaiseux.»
En 2002, alors ministre du Travail, Diane Lemieux avait eu à l'égard du chef syndical ces propos peu flatteurs: «M. Lapierre est dans la catégorie des gens épais», avait-elle déclaré.
Si plusieurs administrations municipales ont eu maille à partir avec le leader syndical, Francine Senécal, vice-présidente du comité exécutif et responsable du Développement des ressources humaines, estime que les relations avec Jean Lapierre ont été plutôt cordiales depuis l'arrivée au pouvoir de Gérald Tremblay. Le président du syndicat a agi avec beaucoup de civilité, dit-elle.
Jean Lapierre souhaite que les membres du syndicat appuient massivement celui qui prendra sa place, et il compte bien prêter main-forte à la nouvelle équipe si nécessaire. Rappelons que le dossier des négociations entre la Ville et les cols bleus a été confié à un médiateur.
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