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Pollution atmosphérique - Montréal veut inciter les citoyens à abandonner le chauffage au bois

La Ville de Montréal entend s'attaquer, mais très doucement et à petits pas, au problème du chauffage au bois même s'il s'agit, à son avis, de la première cause en importance de smog toxique sur son territoire. À long terme, Montréal n'exclut pas d'intervenir de façon réglementaire mais craint à court terme de provoquer un tollé chez les amateurs de cette activité hyperpolluante lorsque les usagers se concentrent dans des agglomérations urbaines.
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  • Daniel Cyr
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    jeudi 19 juin 2008 08h09
    Sensibilisation à la qualité changeante de l'air
    « Dans ce dossier du chauffage au bois, il serait grand temps que le gouvernement du Québec et pas seulement Montréal, prenne acte et position vis-à-vis des méfaits de cette alternative energétique douteuse. Le prix du bois et l'impact sur la forêt devraient déjà faire réfléchir plusieurs utilisateurs.

    Il est malheureusement peu connu que des villes comme Sept-Îles sont régulièrement aux prises avec des épisodes de smog compte tenu de la géographie locale. Une campagne de sensibilisation plus musclée s'impose afin d'éveiller la population à ce problème et que les efforts d'Environnement Canada dans ce domaine, prennent tout leur potentiel. En effet, depuis plusieurs années, les rapports météo d'Environnement Canada comprennent un indice de la qualité de l'air. Il serait donc bien utile d'informer les gens à l'utilisation de cet indice. Donc, au lieu d'interdire carrément le chauffage au bois et d'inciter une levée de boucliers, il serait sage d'induire au sein de la population un comportement davantage modulé en fonction des conditions atmosphériques. Le professeur De Konninck parlerait de miser et de favoriser une sagesse collective. Ainsi, une annonce de mauvaise qualité de l'air ou de smog devrait inciter à un usage limité de ce type de combustible. Lors de tels épisodes, les émanations restent souvent au sol près des sources d'émission, ce qui peut entraîner de graves problèmes pulmonaires. Est-il encore nécessaire d'en faire la preuve? La recrudescence des problèmes asthmatiques et des utilisateurs de broncho-dilatateurs (Ventolin et al.) devrait allumer certaines "lumières", du moins ailleurs que dans les officines des fabricants de "pompes", un marché très lucratif soit dit en passant!

    L'éducation a souvent un impact plus positif que la coercition. Ça prend plus de temps mais l'effet persite plus longtemps! La connaissance entraîne souvent des comportements mieux articulés en fonction de son environnement. On n'a qu'à penser au dossier de la récupération, ou de l'usage du tabac.

    Daniel Cyr »

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