Montréal compte sur le prix de l'essence pour discipliner les automobilistes
Photo : Jacques Nadeau
Malgré la hausse rapide du prix de l’essence, qui atteignait hier à Montréal 1,43 $ le litre, deux nouveaux sondages montrent que les citoyens sont favorables à l’implantation d’une taxe sur le carbone au niveau fédéral. Une telle initiative
La Ville de Montréal espère hausser le taux de conformité à son règlement qui interdit la marche au ralenti à cause du prix élevé de l'essence, lequel devrait «inciter les gens à fermer leur moteur quand ce n'est pas nécessaire» ou mieux, à passer au transport en commun, estime le responsable du dossier environnemental au comité exécutif, Allan DeSousa.
Selon ce dernier, la hausse du prix de l'essence, qui atteignait hier à Montréal 1,43 $ le litre, pourrait bien «avoir un effet de discipline plus important» qu'une application coercitive des 18 règlements en vigueur dans les 19 arrondissements de la Ville, qui interdisent tous le fonctionnement inutile des moteurs dans les mêmes termes.
Jusqu'à présent, l'application de ce règlement n'impressionne pas beaucoup les automobilistes montréalais, car, en 2007, Montréal a dressé seulement 106 contraventions pour ralenti inutile sur les 1,3 million de contraventions distribuées pour stationnement illégal.
Selon la réponse adressée le 22 avril à Mme Maude de Varennes en vertu de la Loi sur l'accès aux documents publics, Me Nathalie Gravel, du greffe de la Cour municipale de la Ville de Montréal précisait qu'une seule contravention pour ralentissement inutile avait été dressée en 2007 dans l'arrondissement Ville-Marie, soit le centre-ville.
C'est dans le quartier Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension que les policiers et les préposés au stationnement ont donné le plus grand nombre de contraventions, si l'on peut dire, soit 38 pour toute l'année dernière. Le deuxième quartier de ce maigre palmarès est celui de Saint-Laurent, avec 22 contraventions, soit le quartier de M. DeSousa. Les arrondissements du Sud-Ouest et d'Outremont n'ont écopé que d'une seule contravention chacun en un an alors que c'est par dizaines que les voitures en infraction se dénombrent chaque matin dans ces quartiers — et ailleurs — alors que les automobilistes utilisent systématiquement leurs démarreurs à distance pour réchauffer leurs voitures même sur la voie publique.
Selon Allan DeSousa, aucune stratégie particulière n'a été mise au point pour l'été qui s'annonce. Même si l'on ne voit pas de fumées comme en hiver à la sortie de leurs échappements, de très nombreux automobilistes climatisent illégalement leurs voitures pendant de longues périodes avant de s'y introduire, contribuant inutilement au réchauffement du climat et de la ville en plus de la polluer.
Le porte-parole de Montréal ajoute que la police n'utiliserait probablement pas les preuves matérielles même solides, que pourraient lui fournir des citoyens même s'il s'agissait d'un enregistrement vidéo, sans interruption avec date et heure. Selon M. DeSousa, un policier doit constater lui-même l'infraction, ce qui ne s'appliquerait pas à une preuve matérielle dont il constaterait personnellement la valeur.
En environnement, les ministères publics et les tribunaux utilisent pourtant régulièrement les preuves matérielles — photos et enregistrements vidéo — que les groupes environnementaux leur remettent en preuve.
Au début de l'année, Montréal justifiait la piètre performance de son règlement par le fait que ses 18 règlements étaient nouveaux, qu'il fallait roder administrativement ce processus, former le personnel et que le décompte des contraventions dressées au début de l'hiver se faisait avec un certain retard.
M. DeSousa doit rencontrer le chef de la police de Montréal au cours des prochaines semaines pour discuter de plusieurs aspects de ce dossier, notamment du code que l'on donnera à cette infraction qui n'apparaît pas présentement sur les contraventions distribuées par les préposés qui semblent avoir un problème avec ce règlement.
Les chiffres fournis par le greffe à Mme de Varennes précisent en effet que seulement 26 des 106 contraventions dressées en 2007 pour ralenti inutile l'ont été par des préposés.
En février, un préposé a refusé devant nous de dresser une contravention à un livreur qui avait abandonné son camion en marche pendant plus de 20 minutes à l'angle des rues LaGauchetière et Beaver Hall. Après avoir appelé son patron, qui ne savait que dire ou faire, la préposée a expliqué qu'il n'y avait aucune place sur ses contraventions pour cette infraction.
La Ville, plaide son porte-parole, a contribué à l'assainissement de l'air en remplaçant 167 véhicules de six cylindres entre 2005 et la fin de la dernière année par des moteurs de quatre cylindres, moins gourmands et moins polluants, notamment au profit de ses préposés au stationnement... qui les laissent souvent tourner pendant leur travail.
Les règlements sur le ralenti ne s'appliquent pas si une personne se trouve à l'intérieur du véhicule quand la température est en dessous de - 10 °C ou si un pare-brise est glacé. De plus, les policiers et les préposés au stationnement ne peuvent rien faire si la voiture ronronne, abandonnée à elle-même dans un stationnement privé, comme si les lois environnementales ne touchaient pas la pollution d'origine... privée. La seule façon de faire appliquer le règlement est de remettre la contravention au propriétaire lorsqu'il est là.
Par ailleurs, le règlement ne s'applique pas aux véhicules d'urgence, comme les ambulances et les policiers, aux taxis entre le 1er novembre et le 1er mars, aux camions réfrigérés, aux véhicules bloqués dans un embouteillage sur la voie publique, aux camions blindés et aux véhicules hybrides.
En hiver, un moteur d'aujourd'hui exige tout au plus 30 secondes de réchauffement avant d'être utilisé. Contrairement à ce que croient plusieurs automobilistes, le ralenti endommage les moteurs parce qu'à basse vitesse, ces derniers brûlent moins bien leur essence et que le stress mécanique est plus important sur certaines pièces. La consommation d'essence attribuable au ralenti peut représenter jusqu'à 15 % de la facture en conduite urbaine.
Selon ce dernier, la hausse du prix de l'essence, qui atteignait hier à Montréal 1,43 $ le litre, pourrait bien «avoir un effet de discipline plus important» qu'une application coercitive des 18 règlements en vigueur dans les 19 arrondissements de la Ville, qui interdisent tous le fonctionnement inutile des moteurs dans les mêmes termes.
Jusqu'à présent, l'application de ce règlement n'impressionne pas beaucoup les automobilistes montréalais, car, en 2007, Montréal a dressé seulement 106 contraventions pour ralenti inutile sur les 1,3 million de contraventions distribuées pour stationnement illégal.
Selon la réponse adressée le 22 avril à Mme Maude de Varennes en vertu de la Loi sur l'accès aux documents publics, Me Nathalie Gravel, du greffe de la Cour municipale de la Ville de Montréal précisait qu'une seule contravention pour ralentissement inutile avait été dressée en 2007 dans l'arrondissement Ville-Marie, soit le centre-ville.
C'est dans le quartier Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension que les policiers et les préposés au stationnement ont donné le plus grand nombre de contraventions, si l'on peut dire, soit 38 pour toute l'année dernière. Le deuxième quartier de ce maigre palmarès est celui de Saint-Laurent, avec 22 contraventions, soit le quartier de M. DeSousa. Les arrondissements du Sud-Ouest et d'Outremont n'ont écopé que d'une seule contravention chacun en un an alors que c'est par dizaines que les voitures en infraction se dénombrent chaque matin dans ces quartiers — et ailleurs — alors que les automobilistes utilisent systématiquement leurs démarreurs à distance pour réchauffer leurs voitures même sur la voie publique.
Selon Allan DeSousa, aucune stratégie particulière n'a été mise au point pour l'été qui s'annonce. Même si l'on ne voit pas de fumées comme en hiver à la sortie de leurs échappements, de très nombreux automobilistes climatisent illégalement leurs voitures pendant de longues périodes avant de s'y introduire, contribuant inutilement au réchauffement du climat et de la ville en plus de la polluer.
Le porte-parole de Montréal ajoute que la police n'utiliserait probablement pas les preuves matérielles même solides, que pourraient lui fournir des citoyens même s'il s'agissait d'un enregistrement vidéo, sans interruption avec date et heure. Selon M. DeSousa, un policier doit constater lui-même l'infraction, ce qui ne s'appliquerait pas à une preuve matérielle dont il constaterait personnellement la valeur.
En environnement, les ministères publics et les tribunaux utilisent pourtant régulièrement les preuves matérielles — photos et enregistrements vidéo — que les groupes environnementaux leur remettent en preuve.
Au début de l'année, Montréal justifiait la piètre performance de son règlement par le fait que ses 18 règlements étaient nouveaux, qu'il fallait roder administrativement ce processus, former le personnel et que le décompte des contraventions dressées au début de l'hiver se faisait avec un certain retard.
M. DeSousa doit rencontrer le chef de la police de Montréal au cours des prochaines semaines pour discuter de plusieurs aspects de ce dossier, notamment du code que l'on donnera à cette infraction qui n'apparaît pas présentement sur les contraventions distribuées par les préposés qui semblent avoir un problème avec ce règlement.
Les chiffres fournis par le greffe à Mme de Varennes précisent en effet que seulement 26 des 106 contraventions dressées en 2007 pour ralenti inutile l'ont été par des préposés.
En février, un préposé a refusé devant nous de dresser une contravention à un livreur qui avait abandonné son camion en marche pendant plus de 20 minutes à l'angle des rues LaGauchetière et Beaver Hall. Après avoir appelé son patron, qui ne savait que dire ou faire, la préposée a expliqué qu'il n'y avait aucune place sur ses contraventions pour cette infraction.
La Ville, plaide son porte-parole, a contribué à l'assainissement de l'air en remplaçant 167 véhicules de six cylindres entre 2005 et la fin de la dernière année par des moteurs de quatre cylindres, moins gourmands et moins polluants, notamment au profit de ses préposés au stationnement... qui les laissent souvent tourner pendant leur travail.
Les règlements sur le ralenti ne s'appliquent pas si une personne se trouve à l'intérieur du véhicule quand la température est en dessous de - 10 °C ou si un pare-brise est glacé. De plus, les policiers et les préposés au stationnement ne peuvent rien faire si la voiture ronronne, abandonnée à elle-même dans un stationnement privé, comme si les lois environnementales ne touchaient pas la pollution d'origine... privée. La seule façon de faire appliquer le règlement est de remettre la contravention au propriétaire lorsqu'il est là.
Par ailleurs, le règlement ne s'applique pas aux véhicules d'urgence, comme les ambulances et les policiers, aux taxis entre le 1er novembre et le 1er mars, aux camions réfrigérés, aux véhicules bloqués dans un embouteillage sur la voie publique, aux camions blindés et aux véhicules hybrides.
En hiver, un moteur d'aujourd'hui exige tout au plus 30 secondes de réchauffement avant d'être utilisé. Contrairement à ce que croient plusieurs automobilistes, le ralenti endommage les moteurs parce qu'à basse vitesse, ces derniers brûlent moins bien leur essence et que le stress mécanique est plus important sur certaines pièces. La consommation d'essence attribuable au ralenti peut représenter jusqu'à 15 % de la facture en conduite urbaine.
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