On nous prend pour des valises
À l'occasion des élections partielles, la ville de Hull est tapissée de panneaux électoraux, dont ceux d'une candidate qui semblerait avoir commandé autant d'affiches que la ville compte de lampadaires. Sur sa publicité, cette candidate arbore fièrement des idéogrammes naïfs, pour ne pas dire simplistes, qui représentent des thèmes comme celui de l'environnement.
Cela semble assez paradoxal alors que ces milliers de pancartes plastifiées sont synonymes de pollution et de gaspillage. Un affichage modéré aurait été plus responsable sur le plan environnemental. Mais le comble du paradoxe est ailleurs. Nous croisons partout le petit idéogramme bleu de la trousse de médecin. Le citoyen est bien perplexe devant cette image alors que le système de santé a été fragilisé par les gouvernes libérales et péquistes successives. Toute personne fraîchement débarquée dans la région doit renoncer à un médecin de famille et peine même à trouver une clinique sans rendez-vous qui accepterait d'ouvrir un dossier! Les deux grands partis du Québec se sont employés à fragiliser notre service public de santé, par exemple en autorisant des agences privées d'infirmières ou des partenariats public-privé qui constituent autant de subventions pour des entreprises avides de profit. Aujourd'hui, ces mêmes partis prétendent résoudre les problèmes qu'ils ont causés. Si on se fie à l'icône enfantine de la trousse de médecin, le remède risque d'être simpliste et indigeste. Vraiment, on prend les citoyens pour des valises!
Cela semble assez paradoxal alors que ces milliers de pancartes plastifiées sont synonymes de pollution et de gaspillage. Un affichage modéré aurait été plus responsable sur le plan environnemental. Mais le comble du paradoxe est ailleurs. Nous croisons partout le petit idéogramme bleu de la trousse de médecin. Le citoyen est bien perplexe devant cette image alors que le système de santé a été fragilisé par les gouvernes libérales et péquistes successives. Toute personne fraîchement débarquée dans la région doit renoncer à un médecin de famille et peine même à trouver une clinique sans rendez-vous qui accepterait d'ouvrir un dossier! Les deux grands partis du Québec se sont employés à fragiliser notre service public de santé, par exemple en autorisant des agences privées d'infirmières ou des partenariats public-privé qui constituent autant de subventions pour des entreprises avides de profit. Aujourd'hui, ces mêmes partis prétendent résoudre les problèmes qu'ils ont causés. Si on se fie à l'icône enfantine de la trousse de médecin, le remède risque d'être simpliste et indigeste. Vraiment, on prend les citoyens pour des valises!
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

