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Manège militaire de Québec - Reconstruire ou pas ?

Les ruines du Manège militaire de Québec incendié vendredi. Comme tous les plans originaux de l’architecte Eugène-Étienne Taché existent toujours, le bâtiment pourrait être reconstruit à l’identique.
Photo : Agence Reuters
Les ruines du Manège militaire de Québec incendié vendredi. Comme tous les plans originaux de l’architecte Eugène-Étienne Taché existent toujours, le bâtiment pourrait être reconstruit à l’identique.
Après l'effusion, la réflexion, puis l'action. Reconstituer le Manège militaire de Québec, rasé par un incendie vendredi dernier, n'est pas une mince affaire, rappelle le Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ), qui invite à une réflexion plus approfondie sur ce geste et sur le site.

D'autres voix insistent sur une reconstruction à l'identique et rapide.

La cause du maire de Québec Régis Labeaume a été entendue. «Nous sommes résolus à explorer toutes les possibilités de reconstruction de l'édifice, qui illustre si bien la fière histoire militaire de la ville de Québec», a déclaré hier le premier ministre Stephen Harper, que M. Labeaume pressait de reconstruire le Manège militaire le plus rapidement possible.

«On n'a pas besoin d'une enquête pour prendre une décision sur la reconstruction. Elle doit être prise, puis ça doit être fait le plus rapidement possible», a renchéri le premier ministre Jean Charest lors d'un point de presse tenu à Montréal.

Le CMSQ tenait quant à lui un discours plus nuancé invitant les élus à «une réflexion qui soit basée sur la connaissance plutôt que sur des éléments affectifs», affirmait au Devoir sa présidente et directrice générale.

Louise Mercier soulignait la nature «extrêmement sensible» du site, destiné à des fins militaires à une époque où il se trouvait en périphérie de la ville. Dans le contexte de sa localisation centrale d'une ville moderne, «peut-être que c'est le moment de réfléchir à l'utilisation du site», suggère-t-elle tout en laissant le temps à son propriétaire, le ministère de la Défense, de déterminer ses besoins et intentions.

Chose certaine, le CSMQ refuse toute l'approche du façadisme, qui préserverait les éléments originaux dans un nouvel ensemble architectural contemporain.

«Il faut s'interroger sur l'usage, croit aussi l'expert en patrimoine Luc Noppen, mais on ne peut pas échapper à l'obligation de refaire le Manège», tranche cet ancien résidant de Québec, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l'UQAM, que Le Devoir a joint à Paris hier. Repenser l'usage s'impose selon lui à cause des coûts élevés d'une reconstitution qu'il faudra rentabiliser — impossible à moins de 60 millions de dollars à son avis — et de l'emplacement du site sur les Plaines.

Le sens d'une reconstruction

Y a-t-il d'autres exemples de reconstitutions de monuments à valeur patrimoniale? Mme Mercier évoque l'église Saint-François de l'île D'Orléans, M. Noppen rappelle que la cathédrale Notre-Dame de Québec, incendiée à deux reprises et reconstruite à l'identique (avec améliorations) en 1922, a été classée dans les années 1960 «comme authentique bâtiment ancien».

«Il y en a plus qu'on ne pense», affirme Dinu Bumbaru, secrétaire général de l'ICOMOS, l'organe consultatif du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, en citant les exemples internationaux du Parlement de Bretagne à Rennes, le château de Windsor de Londres. Réduite en cendres il y a moins de deux mois, la porte médiévale fortifiée de Séoul sera reconstituée d'ici trois ans au coût de 23 millions de dollars. M. Bumbaru a d'ailleurs reçu plusieurs messages compatissants de la Chine et de la Corée à propos de l'incendie de Québec.

L'ICOMOS, qui associe le Manège militaire à l'ensemble patrimonial de la vieille ville de Québec, «espère vivement que le gouvernement canadien assure[ra] rapidement la protection des vestiges en vue d'engager le projet de restauration de cet édifice patrimonial», a écrit M. Bumbaru dans une lettre au premier ministre Charest.

Le verdict de reconstitution intégrale repose sur plusieurs motifs. M. Noppen rappelle le cas de la tour Saint-Marc à Venise, effondrée en 1912 et reconstruite à l'identique (avec améliorations), qui a fait jurisprudence en matière de protection patrimoniale, reléguant aux oubliettes l'idée que reconstruire un bâtiment ancien ne valait pas la peine.

«C'est là que s'est développée l'idée que quand un bâtiment disparaît pour raison de force majeure, on est légitimé de le reconstruire rapidement», dit-il, précisément pour créer l'illusion de l'authentique.

Édifice coup de coeur

À l'échelle nationale, l'urbaniste Marcel Junius, qui plaide lui aussi pour une reconstitution originale, résume: le Manège constitue «un des éléments qui ont composé, au fil du temps, la personnalité de la ville de Québec; c'est une icône», dit-il, rappelant que l'on détient tous les plans originaux de l'architecte Eugène-Étienne Taché, «jusqu'au dernier clou».

Les témoignages de tristesse des derniers jours en attestent: l'édifice «coup de coeur des citoyens», note Mme Mercier, occupe une place importante dans l'imaginaire des Québécois, par son architecture et par son rôle militaire dans l'histoire. Québec, faut-il le rappeler est fondé sur une conquête. La ville fortifiée a même donné son nom à l'expression désignant «un lieu difficile à prendre».

Conçu par Eugène-Étienne Taché en 1884-1888, sur le modèle des vieux châteaux français, le Manège abritait le Régiment des Voltigeurs, la plus vieille unité militaire canadienne-française encore existante. Il a été désigné lieu historique national en 1986.

«Le propos de Taché était de reconstruire une identité à la française de Québec, explique M. Noppen. Il a inséré dans la ville des bâtiments [dont l'architecture] date de l'époque de Jacques Cartier à Champlain. Il a réinscrit l'histoire de Québec dans son paysage construit.»

Si le Manège militaire s'inspire du tout premier bâtiment de la Renaissance française, le château de Chaumont, le Parlement, aussi l'oeuvre de Taché, a été conçu sur le modèle du palais du Louvre. On doit aussi à l'architecte les premiers plans du Château Frontenac, le Club de la garnison, le monastère des Franciscaines de Marie et le monument commémoratif sur la place George-V qui forment le «parcours d'apparat» que le lieutenant-gouverneur devait emprunter pour l'ouverture de la session, rapporte l'historien d'architecture.

Un symbole

À la lumière de cette riche histoire architecturale, on comprend pourquoi les critiques d'hier tournaient autour du possible manque de protection du bâtiment, non muni de gicleurs. «Il faudrait peut-être faire des audits de protection des biens patrimoniaux, pas seulement contre les promoteurs, mais aussi contre le feu», signale Dinu Bumbaru.

Si l'incendie de vendredi a déclenché autant les passions, c'est au moins le signe positif que «les citoyens de Québec sont attachés à leur patrimoine», note Anne Guérette, présidente d'Héritage Québec et conseillère municipale.

Le Manège militaire prend donc valeur de symbole à l'heure où plusieurs éléments du patrimoine bâti de la capitale sont menacés, de la façade de l'église Saint-Vincent-de-Paul, au couvent des Dominicains en passant par la chapelle des soeurs Franciscaines de Marie.

Qu'il s'agisse de démolir ou de reconstruire à l'identique, ces choix doivent toujours être faits de manière experte et éclairée, et en tenant compte du génie du lieu, disent chacun à leur manière M. Bumbaru et Mme Mercier.

«Il y a eu de positions très néoconservationnistes dernièrement, estime la présidente du CMSQ. Même si Québec est une ville très patrimoniale, elle n'est pas figée dans le temps. C'est important de s'assurer qu'il y ait un bon contrôle des transformations, que l'on fasse des choix judicieux et que l'on intègre, si besoin est, de nouveaux bâtiments qui contribuent au patrimoine de demain.»






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  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 8 avril 2008 06h38
    Pas de budget pour les gicleurs....
    « C'était l'un des plus beaux édifices de Québec, un bijou du patrimoine. Or on apprend ce matin que la Défense nationale, qui flambe plus d'un milliard et demi en Afghanistan "pour que les petites filles aillent à l'école", n'avait pas une cenne noire pour l'installation de gicleurs avant...cette année!


    D'autre part il y a à s'interroger sur la responsabilité des contracteurs. Le Palais Montcalm avait aussi failli flamber un vendredi soir. Le vendredi soir les gars de la construction sont toujours pressés d'aller s'abreuver à la taverne du coin. Les contremaitres ne font pas toujours la tournée d'inspection complète du chantier avant de fermer la shop. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    mardi 8 avril 2008 07h23
    Ou est l'erreur?
    « Comment cela se fait il que le manège n'était pas conforme avec la loi qui devait protéger l'édifice. Les gycleurs ne marchaient pas? On s'est acharné pour que les anciens couvents soient conforme aux normes de sécurité et autres anciens édifice, mais pas celui-ci. Il est facile pour le premier Ministre de ne pas demander une commission, ça parait bien pour lui mais quand il sagit de nos intérets il n'a pas de problème avec les commissions. »

  • Jean-Paul Le Bourhis
    Abonné
    mardi 8 avril 2008 07h50
    Et tourne le manège...
    « Avec la perte du manège militaire, l'héritage architectural de Québec a subi un coup au coeur, entend-on dire ces jours-ci, et c'est vrai. On reconstruira donc. À l'identique, je ne sais pas, mais sans doute les précieuses reliques ramenées par la milice qui l'abritait au retour de l'expédition saskatchewanaise de 1885 où l'on avait été vaillamment mâter du métis-franco (je parle ici de Louis Riel) réintègrerons-t-elles avec tambours et trompettes leur home sous le regard paternaliste de notre bon ami Stephen Harper ayant revêtu pour l'occasion la redingote Tory -parti responsable de la pendaison dudit Riel, si je ne m'abuse.
    Ne pourrions-nous pas reconstruire certes, mais sur d'autres bases politiques et morales qui nous épargneraient cette symbolique militariste qui ne devrait plus depuis longtemps avoir la cote?
    Dernière réflexion: le massacre architectural de la ville de Québec doit beaucoup aux nombreux complexes de fort mauvais goût qui entourent notre parlement. Et que dire des Hilton et autres grands hôtels en forme de banales tours à bureau à qui nous avons cédé nos plus nos joyaux de la couronne, c'est-à-dire nos plus beaux terrains aux portes du vieux Québec ('c'est à se demander la couleur des enveloppes qui ont circulé pour en arriver là) colonialisme quand tu nous tiens... »

  • Gabriel Deschambault
    Inscrit
    mardi 8 avril 2008 09h04
    Restaurons!
    « Quand le CMSQ nous dit qu'il est peut-être temps de réfléchir à une utilisation (plus contemporaine)du site du manège, dans le contexte d'une ville moderne et tout et tout; il faudrait qu'il comprenne qu'actuellement, le contexte contemporain passe souvent par une tour de condos luxueux ou encore, par un beau Tim Horton; juste discret ce qu'il faut!

    Cette architecture doit être restaurée avec respect et pour ce qu'elle est; un Monument| »

  • Robert Martel
    Inscrit
    mardi 8 avril 2008 09h28
    Évitons le «façadisme»
    « Si l'on reconstruit le Manège militaire de Québec, je crois qu'il n'y a que deux solutions envisageables. Soit on restaure le bâtiment à l'identique (on a en mains les plans originaux), tout y apportant certaines améliorations nécessaires à notre époque: c'est une solution défendable pour un monument historique. Soit on construit un bâtiment d'aujourd'hui, mais qui s'intègrera obligatoirement à son contexte ambiant (malgré le «calorifère» ou «bunker» gouvernemental qui le jouxte...): nous sommes au XXIe siècle tout de même! Mais refusons de «bâtir moderne» tout en intégrant la façade qui est toujours debout: ce serait du faux, du décor de scène, et non de l'architecture. »

  • Hubert de Nicolini
    Inscrit
    mardi 8 avril 2008 09h33
    Un exemple
    « Voilà, encore des atermoiements en vue... De mon bureau, j'ai vu sur le Manège militaire et c'est d'une tristesse à voir. Qu'on reconstruise au plus vite ! Un exemple donc : au début du XXème siècle, le Campanile de Place Saint-Marc, à Venise, s'est écroulé, après une dizaine de siècles de loyaux services. Les vénitiens se sont mis à la tâche et l'ont reconstruit à l'identique. Le Campanile demeure le symbole de cette ville magnifique. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 8 avril 2008 10h15
    Flammes et feux d'artifice.
    « Jusqu'au monumental Manège militaire qui joint la parade de tous ceux et celles qui ont décidé de se soustraire aux fanfaronnades des spécialistes des olympiades virtuelles 2008! Le cénotaphe du Manège se joint au sarcophage patrimonial de Saint Vincent de Paul, dans une cacophonie de glas et de sirènes, de hauts cris et de réclames qui abasourdissent des cohortes de spectateurs hébétés et qui assourdissent les observateurs et les lecteurs des médias enflammés de la Capitale. Au regard des «brettages» du verbomoteur Magistrat de la Cité qui multiplie les impromptus et les improvisations dont son «nez d'homme d'affaire» ne semble piffer que les bonnes affaires de ses ambitions personnelles, il faudra que l'opinion citoyenne lève le ton d'un cran et qu'elle se fasse entendre, en direct et sans interprètes.

    Emballages, entoilages, maquillages et poudrages, verbiages et «brettages», les marionnettistes du 400e spéculent et jacassent vouloir placer le Manège militaire au centre d'une «Opérette urbaine», quand on a, encore tout frais à la mémoire, les millions des piastres de la collectivité payeuse de taxes, qu'ils ont si inopinément fourrés dans les poches et les sacoches des promoteurs et instigatrices d'un «Opéra urbain» virtuel, ce flop national inscrit à la Une de 2008 ? Non merci !

    Avant que le tout 2008 ne prenne en feu, sacré bordel, il faudrait que cessent les débit verbeux, les creuses envolées pompeuses, les tornades de jactance fanfaronne, les typhons de loquaces spéculations et de confabulations festivalières qui ciblent l'emballage du Manège militaire de Québec, mais qui n'ont d'objets que les fonds de scènes de cartes postales et les touristes imaginés et badauds kids kodak dont l'achalandage extrapolé se situe, depuis le premier jour de «l'an de disgrâce 2008», nettement en bas de la moyenne 2007, pour la même période.

    Le Manège militaire venait à peine de s'éteindre que clameurs d'éloges et marées d'apologies déferlaient, alors que, très concrètement, il fut l'objet de décennies d'indifférences et de négligences, de désintéressements et de désinvoltures dont ont fait montre, entre autres, les millions d'itinérants festivaliers des bacchanales hivernales et estivales, qui très souvent, avant même la mi-temps du marathon de leurs rituels, ne le voyaient même plus. À part quelques touristes kids kodak en calèches, les curieux et curieuses qu'attirait le Festival de musique militaire, ne regardaient-ils pas, ne photographiaient-ils pas davantage les militaires que leur Manège.

    Quand on entend les débordements d'éloges en faveur du monument architectural, on ne peut s'empêcher de penser aux orages d'émotions qui entourent le folklore de nos habituels procès de béatification et qui déferlent sur nombre des monuments humains qui succombent aux feux de la mort et qui s'éteignent dans l'indifférence absolue et l'oubliance totale des CHSLD et autres parkings du Québec.

    En deçà du constat des sensibilités historiques collectives et des émotivités opportunistes sélectives, le Manège militaire a un propriétaire à qui appartiennent les décisions relatives à sa reconstruction, qu'elle soit identique ou de toute autre nature. Toutefois, je suis du nombre de ceux et de celles qui croient sincèrement que la beauté exceptionnelle et la valeur historique du Manège militaire de Québec qui unit les Champs de bataille nationaux de l'histoire de nos canons guerroyeurs à la Grande Allée de tous les cannons à la mode, ceux de nos espoirs de modernité sociétale associés à ceux de tous nos efforts de convivialité citoyenne, militent et plaident évidemment en faveur d'une reconstruction fidèle aux plans originaux. À la limite, une reconstruction dont tout l'extérieur soit un très fidèle témoin de l'histoire, alors qu'on pourrait intégrer, en son intérieur, sans manquer de respect à la mémoire non plus qu'à l'histoire militaire de Québec, des aménagements qui puissent répondre aux besoins pluriels de l'avenir militaire et civil, tout en le mettant aux normes des plus hauts standards de sécurité.

    Gerry Pagé
    Québec »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 8 avril 2008 11h20
    On a tout dit, allez voir La Havane
    « Le peu de respect de l'armée pour ses vieux bâtiments qui ne sont pas protégé contre le feu.

    Les édifices lait au possible qui défont le paysage de la vieille ville.

    Les enveloppes de couleurs qui ont fait démolir bien du patrimoine pour faire du fric sur le terrain.

    Allez voir le soin que prend Cuba à reconstruire avec l'aide de l'UNESCO son patrimoine, défait par des années de négligence toute militaire...
    Si Québec ne peut pas se comparer a La Havane, ça vas mal à la shop... »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 8 avril 2008 14h34
    Monsieur Doyon a raison
    « Monsieur Doyon a raison. Il faut réfléchir, réfléchir longtemps, assez longtemps pour qu'il soit possible de raser les vestiges du manège sans susciter de vastes mouvements de protestation. Le temps est presque toujours du côté de la bêtise.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    mardi 8 avril 2008 23h08
    Quelle désinvolture...
    « Les idées "originales" de notre bon maire, sur ce qu'il y a lieu de faire avec les restes du Manège, l'invitation de la présidente du conseil des monuments, et sites du Québec, de "profiter" de "l'occasion" pour "réfléchir" sur la "reconstruction du bâtiment" et sur l'"utilisation du site", me fait simplement croire qu'elle est certainement la personne toute désignée pour vérifier un éventuel "réaménagement" de l'incinérateur de Québec, qui serait ma foi très approprié après la visite que j'en eût voilà deux ans.

    Les militaires semblent bien démunis lorsqu'ils doivent répondre à certains "actes de guerre" commandés par le très "haut" intérêt financier. Leurs manoeuvres ne datent pas d'hier, et se précisent de jour en jour...

    À quoi sert un monument déjà???

    Ha! Oui! "Je me souviens!"

    (Mai$ certains veulent apparemment l'oublier!) »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 9 avril 2008 14h01
    Du calme!
    « Oui c'est une perte patrimoniale... de plus pour la capitale qui en a vu bien d'autres. Vous souvenez-vous de l'école des beaux-arts avec ses escaliers majestueux? Elle est disparue avec l'érection de l'Hôtel des Gouverneurs (qui a changé de nom). Elle était située dans le stationnement actuel de l'édifice... Bref on se calme côté patrimoine-que-l'on-ne-protège-pas-par-notre-manque-de-conscience culturel et historique. Compte-tenu des coûts de réfection du manège par rapport à son utilité et des sommes à consacrer au patrimoine existant ne devrait-on pas penser à tout raser pour aménager un bel accès aux plaines? En même temps l'on pourrait re-situer les deux monuments (ceux qui sont plantés là hirsutes) le long d'un parcours fleuris et borné par des ormes majestueux. Ce parc donnerait accès aux plaines de la Grande-Allée à celles-ci sans bitume. Rien n'empêcherait l'érection d'un petit pavillon du même style que le manège pour un usage à déterminer. Comme de remplacer le laideron centre d'interprétation à l'est du manège.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 11h18
    @ Monsieur L'Heureux
    « J'aime bien voir le mot utilité associé à monument comme dans le texte que vous avez écrit. C'est tout à fait pragmatique, et en ce sens, les personnes qui ont essayées de retirer du décor champêtre du parc victoria la statue du même nom, étaient certainement des visionnaires! Les arbres font d'aussi bon perchoirs pour les oiseaux, avec moins d'entretien en prime!

    Mais vu de cette manière, le remplacement d'un monument par un autre, n'est pas bienvenu... Et par conséquent vous êtes en train de nous dire:"Bienvenue aux promoteurs!". »

  • François Caron
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 14h34
    Un symbole du fédéral à Québec: que de questions
    « Pourquoi reconstruire à l'identique ?

    Pourquoi ne pas rallonger le Parc des Champs de bataille avec ces vestiges mis en contexte historique et archéologique, et sortir le manège militaire hors de la Vieille ville de Québec ?

    Est-ce possible que la présence miltiaire dans le coeur de la Capitale Nationale ne soit plus
    pertinente, autrement qu'historiquement ?

    Depuis quand la présence de la base militaire de Val-Cartier justifie, autorise et banalise le militarisme dans une capitale provinciale jusqu'à nouvel ordre ?

    Est-ce souhaitable de reconstruire un symbole du colonialisme anglo-saxon dans notre Capitale Nationale ?

    Pourquoi la ville de Québec et ses habitants croient encore avoir une quelconque importance sur l'échiquier militaro-géo-stratégique du monde quand ils ne contrôlent absolument rien des décisions sur cet instrument militaire vu sa supervision par le bon gouvernement fédéral qui lui a les pouvoirs d'un État souverain ??

    Quand donc nous débarasserons-nous de ces réflexes de conquis et de colonisés qui redemandent des symboles et des installations qui nous rappellent notre soumission à l'envahisseur ??? »

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