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Plan de transport de Montréal: plus de 100 recommandations

Jeanne Corriveau   24 novembre 2007  Villes et régions
Le plan de transport soumis à la consultation publique vise à accorder une place accrue au transport collectif, aux cyclistes et aux piétons.
Photo : Jacques Nadeau
Le plan de transport soumis à la consultation publique vise à accorder une place accrue au transport collectif, aux cyclistes et aux piétons.
Imposer des péages, restreindre le nombre de stationnements non résidentiels de longue durée, réduire de 20 % le nombre de déplacements en voiture à Montréal d'ici 2021, prolonger le métro jusqu'au boulevard Pie-IX: voilà quelques-unes des recommandations déposées jeudi soir par les deux commissions permanentes de la Ville et de l'agglomération de Montréal chargées d'examiner le plan de transport de l'administration Tremblay.

Rendu public en mai dernier, le plan de transport comportait une série de mesures visant à accorder une place accrue au transport collectif, aux cyclistes et aux piétons à Montréal sur un horizon de dix ans. Il a fait l'objet de consultations publiques aux mois d'août et de septembre derniers, donnant lieu au dépôt de 125 mémoires.

Les deux commissions ont donc émis près de 130 recommandations. La Commission du conseil municipal sur la mise en valeur du territoire, présidée par la conseillère Manon Barbe, appuie notamment l'administration municipale dans sa volonté d'imposer des péages pour financer les transports en commun et suggère de moduler les tarifs selon le nombre de passagers à bord des véhicules.

Elle propose également que trois des circuits de tramways envisagés par l'administration, soit ceux du Havre, de l'avenue du Parc et de Côte-des-Neiges, soient implantés en une seule phase. Par ailleurs, le métro devrait être prolongé jusqu'au boulevard Pie-IX d'ici cinq ans, avancent les membres de la commission, qui croient qu'une étude comparative des technologies du métro et du tramway devrait être effectuée en prévision d'un éventuel service de transport jusqu'à Saint-Léonard et Anjou.

Elle demande à la Ville de cibler clairement ses objectifs, notamment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Elles devraient être réduites de 20 % d'ici 2010, de 30 % d'ici 2020 et de 80 % d'ici 2050, indique-t-on. L'administration devrait également viser une réduction de 20 % du nombre de déplacements en automobile d'ici 2021.

Pour sa part, la Commission permanente du conseil d'agglomération sur l'environnement, les transports et les infrastructures juge prioritaire le projet de navette ferroviaire entre le centre-ville et l'aéroport Montréal-Trudeau et suggère qu'elle soit prolongée jusqu'à Sainte-Anne-de-Bellevue. Les voies réservées en site propre pour les autobus sur les boulevards Pie-IX et Henri-Bourassa sont également indispensables à court terme, estiment les membres de la commission.

Responsable du transport collectif et de l'aménagement au comité exécutif, André Lavallée s'est réjoui des recommandations faites à la Ville. Selon lui, elles reflètent bien le consensus qui s'est dégagé des nombreux mémoires déposés ainsi que la préoccupation des Montréalais pour des transports plus écologiques. L'administration Tremblay a l'intention d'apporter une «réponse tangible et concrète à chacune des recommandations» dans le plan final qui sera soumis à l'approbation des élus de l'agglomération début 2008, a-t-il indiqué.

De son côté, le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal s'est dit heureux de constater que les commissions avaient chiffré certains objectifs à atteindre. Le fait de demander à Montréal qu'elle s'oppose à une augmentation de la capacité routière donnant accès à la métropole et qu'elle réclame de Québec la suspension de tous ses projets routiers, comme celui de l'autoroute 25, constitue aussi une bonne nouvelle, a indiqué Daniel Bouchard, chargé de projet au CRE. La modernisation du boulevard Notre-Dame apparaît toutefois comme un nuage noir au-dessus de ce plan vertueux, a-t-il signalé.






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  • Denis Paquette
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 07h34
    L'automobile versus le transport en commun
    « Je suis tout a fait d'accord que la ville de Montréal favorise le transport en commun au détriment de l'automobile,mais il faut absolument que ca se fasse intelligenment,mais comme pour la plupart des grandes réformes que l'argent n'est jamais au rendez-vous,ca va etre encore une fois l'anarchie et servir les intérets de quelques individus. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 11h44
    Pratico-pratique
    « Rien de tel que du tangible dans un avenir de 5 ans maximum.
    Je me demande quel serait l'état de la ville de Montréal si un des ponts vers sa banlieue sud serait inutilisable?
    Le train léger à coté du pont Champlain est à faire au plus sacrant, il est honteux de ne pas avoir déjà construit cette liaison indispensable, tout comme la 30 qui arrive tellement retard, qu'on doit déjà penser a l'élargir à 3 voix dans chaque sens.
    Faite juste un calcul rapide entre le nombre de voix de pont qui relie la rive sud ou la rive nord et divisez le nombre d'habitant par ce nombre, vous verrez que Laval est très choyer alors que le centre ville est à 20 minutes de plus des ponts que par la rive sud.
    Autre proposition qui a une influence directe sur le trafic, de 9h à 16h tout les transports en commun sont gratuits pour les personnes de plus de 65 ans. Simple et en plus cela enlèverait plein de vrais Mon Oncle de la route et permettrait de récompenser, sans que cela ne coute un cent de plus, nos pensionnés.
    Dernière, mais pas la moindre, faire en sorte que les bus, trains, métros soient combinés pour qu'on puisse aller en moins de 1h de la rive sud a la rive nord ou et à l'ouest ou à l'est, comprenant Repentigny, St Jean etc... Avec des trains de voyageurs rapide qui ont priorités de 6h du matin à 9h et de 16h a 19h sur les trains de marchandises et dans cette même période interdire les camions en ville, comme à Ottawa »

  • Alexandre Lampron
    Inscrit
    dimanche 25 novembre 2007 00h51
    Privilégier la mise en place les modes efficaces de transport à grande capacité
    « Dès le départ, j'ai cru que le développement d'un Plan de transport de la Ville de Montréal était une bonne idée au nom du développement urbain durable. Cependant, malgré son titre de métropole, Montréal oublie trop souvent ses partenaires. En fait, je partage la recommandation faite par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, selon laquelle « une seule et unique instance devra assurer un leadership fort, et surtout encadrer et animer une réelle vision métropolitaine du transport en commun et des aménagements ». Une vision métropolitaine. Ceci étant écrit, les recommandations faites ne sont pas mauvaises en soi, mais il est de mon avis que les couronnes nord et sud, tout particulièrement la Rive-Sud, doit y trouver leur compte dans ce Plan de transport. Considérant toutefois qu'aucun nouveau lien n'a été construit sur la Rive-Sud depuis le pont-tunnel Louis-Hyppolite Lafontaine, en 1967, la construction d'un nouveau lien inter-rive, par exemple, adapté à la réalité environnementale et économique se veut une option plus qu'envisageable. Elle est rendue nécessaire ! Et la Ville de Montréal ne constitue pas un juste levier pour assurer cette équilibre. Une instance ayant une portée régionale, l'Agence métropolitaine de transport (AMT) ou la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), serait mieux vue pour prendre en charge un tel développement. Dans sa décision, la Ville de Montréal devrait donc privilégier avant tout la mise en place les modes efficaces de transport à grande capacité et doivent nécessairement desservir des axes de grands déplacements pour arriver à concurrencer efficacement l'utilisation de la voiture. »

  • Line Bonneau
    Inscrite
    dimanche 25 novembre 2007 09h43
    Pourquoi toucher à ce qui marche?
    « J'utilise le transport en commun quotidiennement et je me déplace souvent par autobus sur Avenue du Parc et Côte-des-Neiges. J'aimerais bien comprendre pourquoi on devrait intervenir sur ces trajets qui nous offrent des autobus aux 6 ou 8 minutes même le dimanche. Si c'est une vitrine pour le tramway qu'on cherche, il doit bien y avoir d'autres trajets pour lesquels cette implantation serait une amélioration. J'accueillerais plus favorablement pour les deux trajets mentionnés, une amélioration du service fondée sur un contrôle de la circulation automobile en tout temps (voie réservée, pas de parking sur la rue etc.), initiative qui demanderait non pas des compétences avec la technologie mais plutôt dans les relations avec les commerçants des rues en question et une redéfinition du flot de la circulation dans les quartiers touchés. Lorsque les deux trajets mentionnés donnent un service sous la normale, c'est qu'on voyage dans la direction qui ne bénéficie pas d'une voie réservée ou que c'est le samedi alors que ces rues sont encombrées de voitures. »

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