Plan de transport de Montréal: plus de 100 recommandations
Photo : Jacques Nadeau
Le plan de transport soumis à la consultation publique vise à accorder une place accrue au transport collectif, aux cyclistes et aux piétons.
Imposer des péages, restreindre le nombre de stationnements non résidentiels de longue durée, réduire de 20 % le nombre de déplacements en voiture à Montréal d'ici 2021, prolonger le métro jusqu'au boulevard Pie-IX: voilà quelques-unes des recommandations déposées jeudi soir par les deux commissions permanentes de la Ville et de l'agglomération de Montréal chargées d'examiner le plan de transport de l'administration Tremblay.
Rendu public en mai dernier, le plan de transport comportait une série de mesures visant à accorder une place accrue au transport collectif, aux cyclistes et aux piétons à Montréal sur un horizon de dix ans. Il a fait l'objet de consultations publiques aux mois d'août et de septembre derniers, donnant lieu au dépôt de 125 mémoires.
Les deux commissions ont donc émis près de 130 recommandations. La Commission du conseil municipal sur la mise en valeur du territoire, présidée par la conseillère Manon Barbe, appuie notamment l'administration municipale dans sa volonté d'imposer des péages pour financer les transports en commun et suggère de moduler les tarifs selon le nombre de passagers à bord des véhicules.
Elle propose également que trois des circuits de tramways envisagés par l'administration, soit ceux du Havre, de l'avenue du Parc et de Côte-des-Neiges, soient implantés en une seule phase. Par ailleurs, le métro devrait être prolongé jusqu'au boulevard Pie-IX d'ici cinq ans, avancent les membres de la commission, qui croient qu'une étude comparative des technologies du métro et du tramway devrait être effectuée en prévision d'un éventuel service de transport jusqu'à Saint-Léonard et Anjou.
Elle demande à la Ville de cibler clairement ses objectifs, notamment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Elles devraient être réduites de 20 % d'ici 2010, de 30 % d'ici 2020 et de 80 % d'ici 2050, indique-t-on. L'administration devrait également viser une réduction de 20 % du nombre de déplacements en automobile d'ici 2021.
Pour sa part, la Commission permanente du conseil d'agglomération sur l'environnement, les transports et les infrastructures juge prioritaire le projet de navette ferroviaire entre le centre-ville et l'aéroport Montréal-Trudeau et suggère qu'elle soit prolongée jusqu'à Sainte-Anne-de-Bellevue. Les voies réservées en site propre pour les autobus sur les boulevards Pie-IX et Henri-Bourassa sont également indispensables à court terme, estiment les membres de la commission.
Responsable du transport collectif et de l'aménagement au comité exécutif, André Lavallée s'est réjoui des recommandations faites à la Ville. Selon lui, elles reflètent bien le consensus qui s'est dégagé des nombreux mémoires déposés ainsi que la préoccupation des Montréalais pour des transports plus écologiques. L'administration Tremblay a l'intention d'apporter une «réponse tangible et concrète à chacune des recommandations» dans le plan final qui sera soumis à l'approbation des élus de l'agglomération début 2008, a-t-il indiqué.
De son côté, le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal s'est dit heureux de constater que les commissions avaient chiffré certains objectifs à atteindre. Le fait de demander à Montréal qu'elle s'oppose à une augmentation de la capacité routière donnant accès à la métropole et qu'elle réclame de Québec la suspension de tous ses projets routiers, comme celui de l'autoroute 25, constitue aussi une bonne nouvelle, a indiqué Daniel Bouchard, chargé de projet au CRE. La modernisation du boulevard Notre-Dame apparaît toutefois comme un nuage noir au-dessus de ce plan vertueux, a-t-il signalé.
Rendu public en mai dernier, le plan de transport comportait une série de mesures visant à accorder une place accrue au transport collectif, aux cyclistes et aux piétons à Montréal sur un horizon de dix ans. Il a fait l'objet de consultations publiques aux mois d'août et de septembre derniers, donnant lieu au dépôt de 125 mémoires.
Les deux commissions ont donc émis près de 130 recommandations. La Commission du conseil municipal sur la mise en valeur du territoire, présidée par la conseillère Manon Barbe, appuie notamment l'administration municipale dans sa volonté d'imposer des péages pour financer les transports en commun et suggère de moduler les tarifs selon le nombre de passagers à bord des véhicules.
Elle propose également que trois des circuits de tramways envisagés par l'administration, soit ceux du Havre, de l'avenue du Parc et de Côte-des-Neiges, soient implantés en une seule phase. Par ailleurs, le métro devrait être prolongé jusqu'au boulevard Pie-IX d'ici cinq ans, avancent les membres de la commission, qui croient qu'une étude comparative des technologies du métro et du tramway devrait être effectuée en prévision d'un éventuel service de transport jusqu'à Saint-Léonard et Anjou.
Elle demande à la Ville de cibler clairement ses objectifs, notamment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Elles devraient être réduites de 20 % d'ici 2010, de 30 % d'ici 2020 et de 80 % d'ici 2050, indique-t-on. L'administration devrait également viser une réduction de 20 % du nombre de déplacements en automobile d'ici 2021.
Pour sa part, la Commission permanente du conseil d'agglomération sur l'environnement, les transports et les infrastructures juge prioritaire le projet de navette ferroviaire entre le centre-ville et l'aéroport Montréal-Trudeau et suggère qu'elle soit prolongée jusqu'à Sainte-Anne-de-Bellevue. Les voies réservées en site propre pour les autobus sur les boulevards Pie-IX et Henri-Bourassa sont également indispensables à court terme, estiment les membres de la commission.
Responsable du transport collectif et de l'aménagement au comité exécutif, André Lavallée s'est réjoui des recommandations faites à la Ville. Selon lui, elles reflètent bien le consensus qui s'est dégagé des nombreux mémoires déposés ainsi que la préoccupation des Montréalais pour des transports plus écologiques. L'administration Tremblay a l'intention d'apporter une «réponse tangible et concrète à chacune des recommandations» dans le plan final qui sera soumis à l'approbation des élus de l'agglomération début 2008, a-t-il indiqué.
De son côté, le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal s'est dit heureux de constater que les commissions avaient chiffré certains objectifs à atteindre. Le fait de demander à Montréal qu'elle s'oppose à une augmentation de la capacité routière donnant accès à la métropole et qu'elle réclame de Québec la suspension de tous ses projets routiers, comme celui de l'autoroute 25, constitue aussi une bonne nouvelle, a indiqué Daniel Bouchard, chargé de projet au CRE. La modernisation du boulevard Notre-Dame apparaît toutefois comme un nuage noir au-dessus de ce plan vertueux, a-t-il signalé.
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