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PME 2006 - L'engagement se poursuit

Une présence constante dans la vie des quartiers

Martine Letarte   10 novembre 2007  Villes et régions
Le Laboratoire nouveaux médias d’OBORO
Le Laboratoire nouveaux médias d’OBORO
L'an dernier, le prix Arts-Affaires dans la catégorie PME a été remis à la Caisse populaire Desjardins de Mont-Royal. Le cabinet d'avocats Fasken Martineau a pour sa part reçu une mention d'excellence pour son engagement dans le milieu des arts. Un an plus tard, qu'en reste-t-il ?

«Notre engagement se poursuit, bien sûr!», s'exclame la directrice des communications de la Caisse populaire Desjardins de Mont-Royal, Caroline Cloutier.

L'établissement financier et le Laboratoire nouveaux médias OBORO travaillent ensemble depuis déjà quelques années, mais le projet qui a poussé le groupe à soutenir la candidature de la caisse fut l'installation d'une vitrine dans l'aire des guichets automatiques. «Nous sommes situés juste en face de la station de métro Mont-Royal, alors notre espace réservé aux guichets automatiques est très achalandé. Il reçoit environ 100 000 personnes par mois. OBORO avait donc installé un grand écran sur lequel leurs projections étaient diffusées. En plus de faire connaître OBORO à la clientèle, les projections servaient de divertissement», se souvient Mme Cloutier.

La Caisse populaire a également une entente de bourses avec OBORO, qui se terminera l'an prochain, mais d'autres projets viendront certainement, assure Mme Cloutier. Et OBORO est loin d'être la seule organisation culturelle à recevoir un coup de main de l'établissement situé sur l'avenue Mont-Royal, tout près de la rue Saint-Denis. En fait, la caisse se permet d'aider plusieurs groupes d'artistes grâce à son fonds d'aide au développement du milieu.

«Lorsque nous distribuons la ristourne de la caisse, nous gardons 10 $ par membre pour investir dans le fonds d'aide. Évidemment, cet argent ne va pas uniquement dans le domaine des arts, mais une bonne partie y est consacrée puisque la caisse est un reflet de son milieu. Sur le Plateau-Mont-Royal, les arts sont une priorité et ça se reflète dans les choix des membres du conseil d'administration», explique le directeur général de la caisse, Serge Ménard.

«En 2007, nous avons investi 60 000 $ dans les arts et la culture, et l'année n'est pas terminée», ajoute Mme Cloutier.

Évidemment, le fait de gagner un prix Arts-Affaires attire l'attention de la communauté artistique. Après être allée chercher son trophée, la Caisse populaire Desjardins de Mont-Royal a reçu plusieurs demandes, dont celle des Ateliers Graff. «Ces artistes font de l'estampe, et les produits qu'ils utilisaient étaient mauvais pour la santé des gens et pour l'environnement. Ils nous ont demandé de financer la rénovation de leur atelier pour qu'ils puissent utiliser de meilleurs produits, et nous avons accepté. Maintenant, les travaux sont pratiquement terminés», se réjouit Mme Cloutier.

Fasken Martineau poursuit la tradition

Le cabinet d'avocats Fasken Martineau a reçu pour sa part une mention d'excellence pour sa présence active auprès du milieu des arts depuis plusieurs années et pour sa contribution exemplaire au Quartier Éphémère, organisme qui soutient la création, la production et la diffusion d'oeuvres d'art visuel. «La présence dans le domaine des arts est très importante chez Fasken Martineau. Cela a commencé lorsque Jean Martineau a présidé le Conseil des arts du Canada, dans les années 60, et la tradition s'est perpétuée. Dernièrement, nous avons découvert que 60 % des associés actuels du cabinet siègent à au moins un conseil d'administration d'un organisme culturel ou sont des mécènes», indique Maurice Forget, associé chez Fasken Martineau et ancien président du Conseil des arts de Montréal.

Pour le dossier du Quartier Éphémère, restauré dans l'ancienne Fonderie Darling, c'est Me Forget qui a convaincu des collègues de s'engager. «J'ai réuni une équipe d'avocats, spécialisés surtout en droit immobilier, pour régler la crise qui avait lieu dans les projets de construction de la Fonderie Darling. Les litiges ont été réglés, les travaux de construction ont pu reprendre et le Quartier Éphémère peut maintenant se concentrer sur ses activités», indique-t-il, tout en précisant que son collègue, Claude Gendron, a même accepté la présidence de l'organisme.

L'engagement de Fasken Martineau se poursuit également sous d'autres formes. Pour souligner le centième anniversaire du cabinet, les associés ont décidé d'offrir à la Ville de Montréal une oeuvre d'art qui sera installée devant la Tour de la Bourse. «Nous avons décidé d'opter pour une sculpture et nous avons lancé un concours pour choisir l'artiste qui la réalisera. L'annonce du gagnant devrait se faire d'ici à la fin de l'année», indique Me Forget.

***

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