Des personnalités engagées - Un vrai pas de deux
Florence Junca-Adenot fondait il y a 15 ans l'Agora de la danse...
Florence Junca-Adenot est bien connue des Québécois pour les postes-clés qu'elle a occupés au cours de sa riche carrière. Celle qui fut longtemps vice-rectrice de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et qui a aussi chapeauté l'Agence métropolitaine de transport reçoit cette année le «prix personnalité Arts-Affaires». C'est l'Agora de la danse qui a soumis sa candidature pour souligner le travail hors pair qu'elle y accomplit, en tant que présidente du conseil d'administration de l'Agora, mais aussi en tant que visionnaire.
La récipiendaire du prix personnalité Arts-Affaires n'en est cependant pas à sa première incursion dans le milieu des arts. Aujourd'hui professeure en études urbaines et touristiques et responsable du forum urbain de l'UQAM, Mme Junca-Adenot a relevé bien d'autres défis au cours de sa carrière, tout en menant de front ses nombreuses engagements bénévoles dans le monde artistique.
C'est pourquoi la directrice de l'Agora, Francine Bernier, veut mettre sous les projecteurs la contribution exceptionnelle de Florence Junca-Adenot, non seulement au sein de l'Agora, mais aussi à la danse: «Elle a fondé l'Agora de la danse et elle poursuit toujours cette aventure 15 ans plus tard. Elle a fait en sorte qu'il y ait un réel lieu pour que la danse contemporaine puisse s'épanouir.»
Mme Junca-Adenot confie avoir choisi de donner son temps au développement de la danse contemporaine, car cet art était plutôt marginal il y a 20 ans.
En cherchant à mieux le connaître, Florence Junca-Adenot découvre les créateurs de cet art, des gens qu'elle voit travailler avec un minimum de moyens mais qui sont complètement dévoués à la danse. Fascinée par leur passion, elle a décidé de soutenir ces créateurs.
L'Agora, un lieu rassembleur
De cet intérêt est né l'Agora de la danse, le seul lieu au Canada exclusivement consacré à la diffusion et à la promotion de la danse contemporaine. Mme Junca-Adenot a eu très tôt l'idée de rassembler les gens du milieu de la danse, mais aussi des représentants des milieux d'affaires. Une collaboration qui perdure et qui porte fruit: les salles de spectacles, plutôt vides au début, se targuent maintenant d'un taux d'achalandage de 80 %, remarque Mme Junca-Adenot.
«Ma contribution à l'Agora a été d'aider les chorégraphes et danseurs à développer leur public et à se doter d'un espace de création.»
Parmi ses réalisations, on remarque les fameuses soirées «danse-affaires» de l'Agora. Celles-ci visent à inciter les gens d'affaires à y amener leurs amis et collègues pour les initier à la danse.
Une contribution tout à fait particulière de Florence Junca-Adenot est d'avoir mis sur pied un fonds de création qui permet d'octroyer des salaires aux artistes et de leur offrir les moyens de production nécessaires à leurs oeuvres. «Un tel fonds est très rare dans le milieu et les artistes de l'Agora l'apprécient énormément», rapporte Francine Bernier.
La femme d'affaires assiste également aux spectacles et accompagne même la compagnie dans ses déplacements. Elle a de plus investi beaucoup d'efforts afin de donner à l'établissement une plate-forme internationale. Pour que les artistes puissent rayonner en d'autres lieux.
Avec le temps, Florence Junca-Adenot a également acquis une expertise pour trouver de nouveaux publics et surtout pour intéresser les jeunes. Elle déniche aussi des gens possédant des expertises diversifiées pour combler les postes d'administrateurs de l'Agora.
Un exemple à suivre
Francine Bernier qualifie la contribution de Florence Junca-Adenot «d'extraordinaire»: «J'ai une trentaine d'années de métier et j'ai vu défiler beaucoup de présidents de conseil d'administration. C'est l'une des rares qui a bien saisi le rôle de présidente de conseil. En fait, c'est la meilleure que j'ai vue en 35 ans.»
Mme Bernier apprécie l'appui qu'elle donne à l'équipe. «Si j'ai un problème, je peux toujours la rejoindre: elle est là, elle écoute et elle aide, mais elle ne s'ingère pas», conclut la directrice artistique.
Selon Mme Junca-Adenot, il est fondamental que le milieu des affaires soutienne les arts. Car «les arts sont un supplément d'âme pour les gens, mais pour la ville de Montréal aussi. Il faut mettre du temps pour se cultiver, pour apprendre et comprendre la société dans laquelle on vit», croit-elle.
Avant sa contribution à l'Agora de la danse, Mme Junca-Adenot a créé et obtenu des fonds pour le Centre Pierre-Péladeau, un lieu de création en danse et musique. Plus récemment, elle a décidé de donner son temps au groupe de musique baroque «Les Idées heureuses», en tant que présidente de son conseil d'administration. Elle a aussi oeuvré au sein d'une fondation pour l'alphabétisation et de quelques autres conseils d'administration privés.
Parions que cette contribution aux arts ne sera pas la dernière.
***
Collaboratrice du Devoir
La récipiendaire du prix personnalité Arts-Affaires n'en est cependant pas à sa première incursion dans le milieu des arts. Aujourd'hui professeure en études urbaines et touristiques et responsable du forum urbain de l'UQAM, Mme Junca-Adenot a relevé bien d'autres défis au cours de sa carrière, tout en menant de front ses nombreuses engagements bénévoles dans le monde artistique.
C'est pourquoi la directrice de l'Agora, Francine Bernier, veut mettre sous les projecteurs la contribution exceptionnelle de Florence Junca-Adenot, non seulement au sein de l'Agora, mais aussi à la danse: «Elle a fondé l'Agora de la danse et elle poursuit toujours cette aventure 15 ans plus tard. Elle a fait en sorte qu'il y ait un réel lieu pour que la danse contemporaine puisse s'épanouir.»
Mme Junca-Adenot confie avoir choisi de donner son temps au développement de la danse contemporaine, car cet art était plutôt marginal il y a 20 ans.
En cherchant à mieux le connaître, Florence Junca-Adenot découvre les créateurs de cet art, des gens qu'elle voit travailler avec un minimum de moyens mais qui sont complètement dévoués à la danse. Fascinée par leur passion, elle a décidé de soutenir ces créateurs.
L'Agora, un lieu rassembleur
De cet intérêt est né l'Agora de la danse, le seul lieu au Canada exclusivement consacré à la diffusion et à la promotion de la danse contemporaine. Mme Junca-Adenot a eu très tôt l'idée de rassembler les gens du milieu de la danse, mais aussi des représentants des milieux d'affaires. Une collaboration qui perdure et qui porte fruit: les salles de spectacles, plutôt vides au début, se targuent maintenant d'un taux d'achalandage de 80 %, remarque Mme Junca-Adenot.
«Ma contribution à l'Agora a été d'aider les chorégraphes et danseurs à développer leur public et à se doter d'un espace de création.»
Parmi ses réalisations, on remarque les fameuses soirées «danse-affaires» de l'Agora. Celles-ci visent à inciter les gens d'affaires à y amener leurs amis et collègues pour les initier à la danse.
Une contribution tout à fait particulière de Florence Junca-Adenot est d'avoir mis sur pied un fonds de création qui permet d'octroyer des salaires aux artistes et de leur offrir les moyens de production nécessaires à leurs oeuvres. «Un tel fonds est très rare dans le milieu et les artistes de l'Agora l'apprécient énormément», rapporte Francine Bernier.
La femme d'affaires assiste également aux spectacles et accompagne même la compagnie dans ses déplacements. Elle a de plus investi beaucoup d'efforts afin de donner à l'établissement une plate-forme internationale. Pour que les artistes puissent rayonner en d'autres lieux.
Avec le temps, Florence Junca-Adenot a également acquis une expertise pour trouver de nouveaux publics et surtout pour intéresser les jeunes. Elle déniche aussi des gens possédant des expertises diversifiées pour combler les postes d'administrateurs de l'Agora.
Un exemple à suivre
Francine Bernier qualifie la contribution de Florence Junca-Adenot «d'extraordinaire»: «J'ai une trentaine d'années de métier et j'ai vu défiler beaucoup de présidents de conseil d'administration. C'est l'une des rares qui a bien saisi le rôle de présidente de conseil. En fait, c'est la meilleure que j'ai vue en 35 ans.»
Mme Bernier apprécie l'appui qu'elle donne à l'équipe. «Si j'ai un problème, je peux toujours la rejoindre: elle est là, elle écoute et elle aide, mais elle ne s'ingère pas», conclut la directrice artistique.
Selon Mme Junca-Adenot, il est fondamental que le milieu des affaires soutienne les arts. Car «les arts sont un supplément d'âme pour les gens, mais pour la ville de Montréal aussi. Il faut mettre du temps pour se cultiver, pour apprendre et comprendre la société dans laquelle on vit», croit-elle.
Avant sa contribution à l'Agora de la danse, Mme Junca-Adenot a créé et obtenu des fonds pour le Centre Pierre-Péladeau, un lieu de création en danse et musique. Plus récemment, elle a décidé de donner son temps au groupe de musique baroque «Les Idées heureuses», en tant que présidente de son conseil d'administration. Elle a aussi oeuvré au sein d'une fondation pour l'alphabétisation et de quelques autres conseils d'administration privés.
Parions que cette contribution aux arts ne sera pas la dernière.
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