Arrondissement Ville-Marie - Forcillo attaque Labonté
C'est par des attaques senties de Sammy Forcillo à l'encontre du maire-transfuge Benoit Labonté que s'est déroulée hier soir la première réunion ordinaire du conseil d'arrondissement de Ville-Marie depuis le récent rééquilibrage des forces dans cet arrondissement.
Salle bondée, atmosphère tendue, cette première séance depuis la décision de Benoit Labonté de quitter l'équipe de Gérald Tremblay — et son poste au comité exécutif de la Ville de Montréal — n'a pas été de tout repos pour le maire d'arrondissement.
Jusqu'au 17 septembre, le conseil d'arrondissement de Ville-Marie était tout acquis à Union Montréal, puisqu'un seul des cinq conseillers (Pierre Mainville) était membre de Vision Montréal. La situation est aujourd'hui renversée, les conseillers Sammy Forcillo (membre du Comité exécutif) et Catherine Sévigny se trouvant isolés contre trois conseillers unis. Karim Boulus a suivi Benoit Labonté chez les indépendants, et M. Mainville a assuré le maire Labonté de son «entière collaboration».
La séance a débuté dans la bonne humeur, M. Forcillo multipliant les blagues pour donner un semblant d'unité au conseil. La fin de séance a cependant été beaucoup plus houleuse.
C'est que Benoit Labonté a décidé de retirer à Catherine Sévigny la présidence du Comité consultatif d'urbanisme (CCU) — son mandat se terminait en décembre — pour la confier à Karim Boulos. Mme Sévigny avait refusé il y a deux semaines de suivre Benoit Labonté.
«Je sens beaucoup de cynisme ici ce soir», a indiqué M. Forcillo après avoir déploré que plusieurs propositions différentes soient adoptées en vrac. Les protestations venues de la foule semblaient lui donner raison.
Après avoir fait un vibrant plaidoyer en faveur de Mme Sévigny, vantant ses qualités de gestionnaire et son dévouement au travail, M. Forcillo a carrément explosé, élevant la voix et laissant échapper deux ou trois jurons. Selon lui, la conseillère est sacrifiée aux «ambitions totalement personnelles» du maire Labonté, a-t-il martelé en frappant la table du poing. M. Forcillo a comparé la situation de Mme Sévigny à celle d'un boxeur à qui on envoie des «jabs et qu'on frappe de tout bord». Il dénonçait non seulement son congédiement au CCU, mais aussi le fait que M. Labonté lui impose de changer de bureau et lui retire les services de sa secrétaire. Des gestes qui manquent gravement de respect, dit-il.
Sammy Forcillo estime que les nominations faites hier (celles de M. Boulos, et aussi de M. Mainville, à qui on a confié la direction d'un nouveau comité sur la sécurité publique) relèvent du «retour d'ascenseur». Mme Sévigny a qualifié son congédiement de «stratégie partisane déplorable». «Je trouve ça injuste», a-t-elle dit après le conseil. «Si j'avais suivi M. Labonté, je serais sûrement encore présidente».
Benoit Labonté s'est défendu de tout geste partisan. «C'est facile d'attaquer le messager quand on n'aime pas le message, a-t-il dit. Mais je vis en démocratie et les gens ont le droit de s'exprimer, tout comme j'ai le droit de ne pas être en accord.» Il a affirmé que le poste de président des CCU est «toujours occupé par des membres au pouvoir, pas dans l'opposition».
Salle bondée, atmosphère tendue, cette première séance depuis la décision de Benoit Labonté de quitter l'équipe de Gérald Tremblay — et son poste au comité exécutif de la Ville de Montréal — n'a pas été de tout repos pour le maire d'arrondissement.
Jusqu'au 17 septembre, le conseil d'arrondissement de Ville-Marie était tout acquis à Union Montréal, puisqu'un seul des cinq conseillers (Pierre Mainville) était membre de Vision Montréal. La situation est aujourd'hui renversée, les conseillers Sammy Forcillo (membre du Comité exécutif) et Catherine Sévigny se trouvant isolés contre trois conseillers unis. Karim Boulus a suivi Benoit Labonté chez les indépendants, et M. Mainville a assuré le maire Labonté de son «entière collaboration».
La séance a débuté dans la bonne humeur, M. Forcillo multipliant les blagues pour donner un semblant d'unité au conseil. La fin de séance a cependant été beaucoup plus houleuse.
C'est que Benoit Labonté a décidé de retirer à Catherine Sévigny la présidence du Comité consultatif d'urbanisme (CCU) — son mandat se terminait en décembre — pour la confier à Karim Boulos. Mme Sévigny avait refusé il y a deux semaines de suivre Benoit Labonté.
«Je sens beaucoup de cynisme ici ce soir», a indiqué M. Forcillo après avoir déploré que plusieurs propositions différentes soient adoptées en vrac. Les protestations venues de la foule semblaient lui donner raison.
Après avoir fait un vibrant plaidoyer en faveur de Mme Sévigny, vantant ses qualités de gestionnaire et son dévouement au travail, M. Forcillo a carrément explosé, élevant la voix et laissant échapper deux ou trois jurons. Selon lui, la conseillère est sacrifiée aux «ambitions totalement personnelles» du maire Labonté, a-t-il martelé en frappant la table du poing. M. Forcillo a comparé la situation de Mme Sévigny à celle d'un boxeur à qui on envoie des «jabs et qu'on frappe de tout bord». Il dénonçait non seulement son congédiement au CCU, mais aussi le fait que M. Labonté lui impose de changer de bureau et lui retire les services de sa secrétaire. Des gestes qui manquent gravement de respect, dit-il.
Sammy Forcillo estime que les nominations faites hier (celles de M. Boulos, et aussi de M. Mainville, à qui on a confié la direction d'un nouveau comité sur la sécurité publique) relèvent du «retour d'ascenseur». Mme Sévigny a qualifié son congédiement de «stratégie partisane déplorable». «Je trouve ça injuste», a-t-elle dit après le conseil. «Si j'avais suivi M. Labonté, je serais sûrement encore présidente».
Benoit Labonté s'est défendu de tout geste partisan. «C'est facile d'attaquer le messager quand on n'aime pas le message, a-t-il dit. Mais je vis en démocratie et les gens ont le droit de s'exprimer, tout comme j'ai le droit de ne pas être en accord.» Il a affirmé que le poste de président des CCU est «toujours occupé par des membres au pouvoir, pas dans l'opposition».
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