Benoit Labonté quitte l'exécutif de la Ville de Montréal - Le leadership manque à la mairie de Montréal
Je vous annonce, aujourd'hui, que je quitte mes fonctions de membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et que je siégerai à titre d'indépendant au conseil municipal. Je continuerai toutefois à assumer pleinement, avec fierté et détermination, mes fonctions de maire de Ville-Marie.
Au printemps de l'année 2005, j'ai répondu positivement à l'appel du maire de Montréal, Gérald Tremblay, de faire équipe avec lui, en me présentant à l'élection pour la mairie de l'arrondissement de Ville-Marie. L'engagement politique que je concrétisais alors représentait l'aboutissement naturel d'un long cheminement personnel et professionnel, qui me permettait d'allier, dans un même élan, les deux grandes passions qui m'animent toujours: Montréal et le service public.
Le maire m'avait convaincu de se joindre à lui sur la base d'un discours stimulant sur ce qui allait marquer son second mandat, à savoir: exercer résolument un leadership mobilisateur et décisif, afin de rallier l'immense potentiel que recèle Montréal dans tous les secteurs d'activité. Le maire disait vouloir faire de Montréal une véritable métropole économique, culturelle, de développement durable et de diversité, pleinement adaptée au XXIe siècle; bref, faire de Montréal une véritable cité du monde digne de ce nom. Ce discours correspondait très bien à ma vision de Montréal et aux valeurs de rigueur, d'excellence et d'action avec lesquelles je souhaitais servir les citoyens de l'arrondissement de Ville-Marie, ainsi que tous les Montréalais.
Il n'y manquait essentiellement qu'une plus grande cohérence dans les décisions et les actions émanant de la Ville de Montréal et une plus grande cohésion entre les divers acteurs de tous les milieux et des autres niveaux de gouvernement.
Rendez-vous manqué
Seul un leadership mobilisateur et pleinement assumé par le maire de Montréal pouvait générer ces indispensables éléments de cohésion et de cohérence, susceptibles d'impliquer pleinement les Montréalais dans le renouveau de leur ville. De très nombreux Montréalais constatent aujourd'hui que ce rendez-vous a été manqué.
L'absence de leadership du maire de Montréal, qui motive ma décision, s'est manifestée dans plusieurs dossiers névralgiques pour l'avenir de Montréal:
- avec le gouvernement du Québec: incapacité à rallier et à mobiliser de façon efficace, soutenue et percutante les leaders montréalais de tous les secteurs d'activité, ainsi que la population, dans le but de faire comprendre au gouvernement que, plus jamais dans son histoire, le Québec n'aura une autre chance de se doter d'une véritable métropole d'envergure internationale;
- bilan du Sommet de Montréal de 2002: des réalisations plus que mitigées, des projets priorisés il y a déjà six ans. La plupart de ces projets sont restés à l'étape de plan ou d'énoncés de politique. Trop d'entre eux attendent encore leur véritable impulsion de départ;
- la culture: à l'aube du grand Sommet sur la culture du mois de novembre, des compressions budgétaires importantes sont envisagées au Service de la culture de la Ville. On ne peut pas présenter Montréal comme une métropole culturelle d'avant-garde d'un côté, et ne pas investir les sommes nécessaires à sa réalisation de l'autre;
- les projets majeurs: incapacité de développer et d'énoncer une position ferme sur des projets stratégiques pour Montréal, comme le site du nouveau CHUM ou le projet abandonné du Cirque du Soleil dans le Sud-Ouest.
Mon ambition: l'avenir de Montréal
Certains prétendront que le geste que je fais aujourd'hui répond à la décision récente du maire de s'approprier la responsabilité des projets majeurs du centre-ville. Ils auront tort. Je demeure en accord avec ce principe. Je m'étonne toutefois qu'il ait fallu attendre jusqu'à la moitié du second mandat pour assister à ce soubresaut de leadership.
D'autres estimeront que ma décision est mue par une ambition personnelle. Ils se tromperont également. J'ajouterai simplement que si le fait de manifester un leadership d'action, de réussir ses dossiers, de décider sans hésitation et d'assumer pleinement ses décisions, équivalent à de l'ambition, alors j'en ai et je ne m'en excuserai pas. Ma seule véritable ambition demeure l'avenir de Montréal.
Je ne suis pas venu en politique montréalaise pour ralentir les réformes nécessaires, encore moins pour tergiverser. Je n'y suis pas venu avec la crainte de déranger s'il le fallait. Je n'y suis pas venu pour indirectement aider Toronto ou d'autres villes dans le monde à nous devancer définitivement par le simple effet de nos lenteurs à mettre en marche, ou par notre inaction. Montréal a perdu son titre de capitale financière et de capitale économique canadienne aux mains de Toronto. Je n'accepterai jamais, par exemple, que Toronto nous vole notre titre de capitale culturelle!
Je suis venu en politique montréalaise avec le désir de faire ce que j'avais annoncé que je ferais. J'y suis venu dans le but de réaliser rapidement des avancées réelles, de donner les coups de barre nécessaires, afin que Montréal commence enfin à rattraper le terrain qu'elle a cédé aux autres métropoles du monde.
Au moment où Montréal n'a d'autre choix que de mettre les bouchées doubles, on ne peut plus se contenter de demi-mesures!
En reprenant aujourd'hui ma pleine liberté d'action, je ne me contenterai pas d'un strict rôle d'opposition. À titre de maire de Ville-Marie et de conseiller indépendant, je vais exercer un devoir de vigilance et de proposition afin qu'un certain nombre de projets structurants se réalisent rapidement.
Au printemps de l'année 2005, j'ai répondu positivement à l'appel du maire de Montréal, Gérald Tremblay, de faire équipe avec lui, en me présentant à l'élection pour la mairie de l'arrondissement de Ville-Marie. L'engagement politique que je concrétisais alors représentait l'aboutissement naturel d'un long cheminement personnel et professionnel, qui me permettait d'allier, dans un même élan, les deux grandes passions qui m'animent toujours: Montréal et le service public.
Le maire m'avait convaincu de se joindre à lui sur la base d'un discours stimulant sur ce qui allait marquer son second mandat, à savoir: exercer résolument un leadership mobilisateur et décisif, afin de rallier l'immense potentiel que recèle Montréal dans tous les secteurs d'activité. Le maire disait vouloir faire de Montréal une véritable métropole économique, culturelle, de développement durable et de diversité, pleinement adaptée au XXIe siècle; bref, faire de Montréal une véritable cité du monde digne de ce nom. Ce discours correspondait très bien à ma vision de Montréal et aux valeurs de rigueur, d'excellence et d'action avec lesquelles je souhaitais servir les citoyens de l'arrondissement de Ville-Marie, ainsi que tous les Montréalais.
Il n'y manquait essentiellement qu'une plus grande cohérence dans les décisions et les actions émanant de la Ville de Montréal et une plus grande cohésion entre les divers acteurs de tous les milieux et des autres niveaux de gouvernement.
Rendez-vous manqué
Seul un leadership mobilisateur et pleinement assumé par le maire de Montréal pouvait générer ces indispensables éléments de cohésion et de cohérence, susceptibles d'impliquer pleinement les Montréalais dans le renouveau de leur ville. De très nombreux Montréalais constatent aujourd'hui que ce rendez-vous a été manqué.
L'absence de leadership du maire de Montréal, qui motive ma décision, s'est manifestée dans plusieurs dossiers névralgiques pour l'avenir de Montréal:
- avec le gouvernement du Québec: incapacité à rallier et à mobiliser de façon efficace, soutenue et percutante les leaders montréalais de tous les secteurs d'activité, ainsi que la population, dans le but de faire comprendre au gouvernement que, plus jamais dans son histoire, le Québec n'aura une autre chance de se doter d'une véritable métropole d'envergure internationale;
- bilan du Sommet de Montréal de 2002: des réalisations plus que mitigées, des projets priorisés il y a déjà six ans. La plupart de ces projets sont restés à l'étape de plan ou d'énoncés de politique. Trop d'entre eux attendent encore leur véritable impulsion de départ;
- la culture: à l'aube du grand Sommet sur la culture du mois de novembre, des compressions budgétaires importantes sont envisagées au Service de la culture de la Ville. On ne peut pas présenter Montréal comme une métropole culturelle d'avant-garde d'un côté, et ne pas investir les sommes nécessaires à sa réalisation de l'autre;
- les projets majeurs: incapacité de développer et d'énoncer une position ferme sur des projets stratégiques pour Montréal, comme le site du nouveau CHUM ou le projet abandonné du Cirque du Soleil dans le Sud-Ouest.
Mon ambition: l'avenir de Montréal
Certains prétendront que le geste que je fais aujourd'hui répond à la décision récente du maire de s'approprier la responsabilité des projets majeurs du centre-ville. Ils auront tort. Je demeure en accord avec ce principe. Je m'étonne toutefois qu'il ait fallu attendre jusqu'à la moitié du second mandat pour assister à ce soubresaut de leadership.
D'autres estimeront que ma décision est mue par une ambition personnelle. Ils se tromperont également. J'ajouterai simplement que si le fait de manifester un leadership d'action, de réussir ses dossiers, de décider sans hésitation et d'assumer pleinement ses décisions, équivalent à de l'ambition, alors j'en ai et je ne m'en excuserai pas. Ma seule véritable ambition demeure l'avenir de Montréal.
Je ne suis pas venu en politique montréalaise pour ralentir les réformes nécessaires, encore moins pour tergiverser. Je n'y suis pas venu avec la crainte de déranger s'il le fallait. Je n'y suis pas venu pour indirectement aider Toronto ou d'autres villes dans le monde à nous devancer définitivement par le simple effet de nos lenteurs à mettre en marche, ou par notre inaction. Montréal a perdu son titre de capitale financière et de capitale économique canadienne aux mains de Toronto. Je n'accepterai jamais, par exemple, que Toronto nous vole notre titre de capitale culturelle!
Je suis venu en politique montréalaise avec le désir de faire ce que j'avais annoncé que je ferais. J'y suis venu dans le but de réaliser rapidement des avancées réelles, de donner les coups de barre nécessaires, afin que Montréal commence enfin à rattraper le terrain qu'elle a cédé aux autres métropoles du monde.
Au moment où Montréal n'a d'autre choix que de mettre les bouchées doubles, on ne peut plus se contenter de demi-mesures!
En reprenant aujourd'hui ma pleine liberté d'action, je ne me contenterai pas d'un strict rôle d'opposition. À titre de maire de Ville-Marie et de conseiller indépendant, je vais exercer un devoir de vigilance et de proposition afin qu'un certain nombre de projets structurants se réalisent rapidement.
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