Ingénierie - Travail d'équipe
Les travaux d'agrandissement du Palais des congrès, sis en zone urbaine et toujours ouvert, sur trois ans seulement, ont représenté une demi-douzaine de défis inédits pour les ingénieurs chargés de les mener à bien. «Bref, si nous avions eu à construire un tel bâtiment en plein champ, ça aurait été une tout autre affaire!», lance en riant Ali Ettehadieh, représentant du consortium Gespro-BFC-Divco chargé de mener à bien les travaux. Mais, surtout, pour lui, «c'est le genre de projet qu'on a l'occasion de faire une fois ou, si on est chanceux, deux fois dans sa carrière».
M. Ettehadieh dirige un consortium constitué de trois firmes (Consortium Gespro SST inc., Construction BFC Foundation ltée et Divco ltée) dans le cadre d'un partenariat intégré. «Nous avons mis en commun toutes nos ressources et partageons notre expertise, constituant une seule et véritable équipe de projet, affirme-t-il. Nous avons ainsi réalisé une partie du design, tout en engageant diverses équipes d'architectes spécialisés pour finaliser la conception du complexe. Nous avons aussi fait la gestion et la coordination du projet ainsi que réalisé la construction elle-même.»
L'entrepreneur explique que l'agrandissement du Palais a été un projet particulièrement complexe à réaliser pour plusieurs raisons. «L'un des grands défis, dit-il, a été de procéder à l'agrandissement du Palais tout en le gardant ouvert.» Il affirme d'ailleurs que le Palais a reçu plus de visiteurs pendant son agrandissement qu'il n'en a jamais reçu durant toute son histoire. «Il a donc fallu accommoder tous ces visiteurs, indique M. Ettehadieh, et il n'y a jamais eu de congrès annulé, ni retardé ou modifié à cause de nos travaux.» Le concept de la réalisation du projet étant d'accommoder continuellement les congrès, l'entrepreneur a dû sans cesse remanier la séquence de ses travaux pour permettre la tenue des activités prévues.
En continu
Le projet a été réalisé dans un délai très court puisque, indique Ali Ettehadieh, lorsqu'il s'est amorcé en janvier 2000, il n'existait aucun plan d'ingénierie. «Tous les plans étaient à faire!», insiste-t-il. De surcroît, il s'agit d'un site très exiguë installé en plein centre-ville de Montréal. «Simplement au niveau accès et gestion du trafic, c'était assez complexe puisque nous devions travailler dans un milieu urbain particulièrement intense. Je pense donc que c'est le contexte géographique du projet dans toute son ampleur qui a été le défi.»
Le fait que le Palais chevauche l'autoroute Ville-Marie a représenté un défi unique en son genre. «Il a fallu qu'on refasse l'aménagement de l'autoroute pour ensuite pouvoir construire par-dessus l'extension du Palais, précise l'entrepreneur. Autrement dit, il fallait d'abord construire l'assise sur laquelle nous allions procéder aux travaux d'agrandissement!»
Bien sûr, pas question de fermer l'autoroute durant des semaines, ni même une journée ou deux. L'entrepreneur ne disposait en fait que de plages limitées de fermeture, généralement la nuit, mais avec énormément de restrictions. Par exemple, l'autoroute ne pouvait être fermée les soirs de match de hockey au Centre Bell. «Petite anecdote, confie l'entrepreneur, nous n'avions le droit de fermer l'autoroute que la nuit parce que c'est le moment où il y a le moins de trafic, alors que les hôteliers des environs préféraient qu'on ne travaille que le jour afin de permettre à leurs clients de dormir...»
Il y a eu enfin la délicate conservation des bâtiments existants, soit l'immeuble Rogers & King et la caserne des pompiers, dont les façades ont été intégrées au Palais. Mais celui qui a posé les problèmes les plus délicats est l'édifice Tramways (le siège social de la Société de transport de Montréal) qui est devenu l'entrée des camions qui accèdent aux débarcadères du Palais. «Dans ce dernier cas, souligne M. Ettehadieh, il a fallu apporter d'importantes modifications à la structure de l'édifice afin d'y permettre la circulation des camions.» Ainsi, les ingénieurs ont dû soulever l'édifice de quelques millimètres, à l'aide de vérins, pour pouvoir enlever certaines colonnes et modifier la structure porteuse afin d'offrir les marges de manoeuvre nécessaires à la circulation des camions. En passant, Ali Ettehadieh se dit particulièrement fier du résultat: «Je pense que l'architecture du bâtiment ne va pas passer inaperçue; certains vont l'aimer, d'autres moins, mais ça ne va pas passer inaperçu!»
Néanmoins, de tous les défis relevés, Ali Ettehadieh se dit particulièrement fier de l'équipe d'une centaine de personnes réunie pour concevoir, gérer et administrer le projet. «Simplement assembler une telle équipe, en allant chercher le calibre de gens qu'on a, constitue en soi un défi intéressant compte tenu de la vitesse à laquelle tout s'est fait.»
M. Ettehadieh dirige un consortium constitué de trois firmes (Consortium Gespro SST inc., Construction BFC Foundation ltée et Divco ltée) dans le cadre d'un partenariat intégré. «Nous avons mis en commun toutes nos ressources et partageons notre expertise, constituant une seule et véritable équipe de projet, affirme-t-il. Nous avons ainsi réalisé une partie du design, tout en engageant diverses équipes d'architectes spécialisés pour finaliser la conception du complexe. Nous avons aussi fait la gestion et la coordination du projet ainsi que réalisé la construction elle-même.»
L'entrepreneur explique que l'agrandissement du Palais a été un projet particulièrement complexe à réaliser pour plusieurs raisons. «L'un des grands défis, dit-il, a été de procéder à l'agrandissement du Palais tout en le gardant ouvert.» Il affirme d'ailleurs que le Palais a reçu plus de visiteurs pendant son agrandissement qu'il n'en a jamais reçu durant toute son histoire. «Il a donc fallu accommoder tous ces visiteurs, indique M. Ettehadieh, et il n'y a jamais eu de congrès annulé, ni retardé ou modifié à cause de nos travaux.» Le concept de la réalisation du projet étant d'accommoder continuellement les congrès, l'entrepreneur a dû sans cesse remanier la séquence de ses travaux pour permettre la tenue des activités prévues.
En continu
Le projet a été réalisé dans un délai très court puisque, indique Ali Ettehadieh, lorsqu'il s'est amorcé en janvier 2000, il n'existait aucun plan d'ingénierie. «Tous les plans étaient à faire!», insiste-t-il. De surcroît, il s'agit d'un site très exiguë installé en plein centre-ville de Montréal. «Simplement au niveau accès et gestion du trafic, c'était assez complexe puisque nous devions travailler dans un milieu urbain particulièrement intense. Je pense donc que c'est le contexte géographique du projet dans toute son ampleur qui a été le défi.»
Le fait que le Palais chevauche l'autoroute Ville-Marie a représenté un défi unique en son genre. «Il a fallu qu'on refasse l'aménagement de l'autoroute pour ensuite pouvoir construire par-dessus l'extension du Palais, précise l'entrepreneur. Autrement dit, il fallait d'abord construire l'assise sur laquelle nous allions procéder aux travaux d'agrandissement!»
Bien sûr, pas question de fermer l'autoroute durant des semaines, ni même une journée ou deux. L'entrepreneur ne disposait en fait que de plages limitées de fermeture, généralement la nuit, mais avec énormément de restrictions. Par exemple, l'autoroute ne pouvait être fermée les soirs de match de hockey au Centre Bell. «Petite anecdote, confie l'entrepreneur, nous n'avions le droit de fermer l'autoroute que la nuit parce que c'est le moment où il y a le moins de trafic, alors que les hôteliers des environs préféraient qu'on ne travaille que le jour afin de permettre à leurs clients de dormir...»
Il y a eu enfin la délicate conservation des bâtiments existants, soit l'immeuble Rogers & King et la caserne des pompiers, dont les façades ont été intégrées au Palais. Mais celui qui a posé les problèmes les plus délicats est l'édifice Tramways (le siège social de la Société de transport de Montréal) qui est devenu l'entrée des camions qui accèdent aux débarcadères du Palais. «Dans ce dernier cas, souligne M. Ettehadieh, il a fallu apporter d'importantes modifications à la structure de l'édifice afin d'y permettre la circulation des camions.» Ainsi, les ingénieurs ont dû soulever l'édifice de quelques millimètres, à l'aide de vérins, pour pouvoir enlever certaines colonnes et modifier la structure porteuse afin d'offrir les marges de manoeuvre nécessaires à la circulation des camions. En passant, Ali Ettehadieh se dit particulièrement fier du résultat: «Je pense que l'architecture du bâtiment ne va pas passer inaperçue; certains vont l'aimer, d'autres moins, mais ça ne va pas passer inaperçu!»
Néanmoins, de tous les défis relevés, Ali Ettehadieh se dit particulièrement fier de l'équipe d'une centaine de personnes réunie pour concevoir, gérer et administrer le projet. «Simplement assembler une telle équipe, en allant chercher le calibre de gens qu'on a, constitue en soi un défi intéressant compte tenu de la vitesse à laquelle tout s'est fait.»
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