Montréal International - Appel à l'étranger
Montréal se classe troisième en Amérique en nombre de congrès internationaux accueillis
Il existe une similitude dans les mandats du Palais des congrès et de Montréal International: tous deux caressent l'objectif premier d'attirer ici une clientèle en provenance de l'étranger pour revigorer l'économie locale. L'un verse dans l'événementiel et l'autre, dans le structurel et le permanent. À certains égards, ils sont complémentaires.
Président et directeur général de Montréal International, Jacques Girard se réjouit donc de l'expansion que prend le Palais qui, dans sa nouvelle version, combinera l'ajout d'espaces supplémentaires à l'apport de facilités techniques. Avec sa fière allure et ses qualités technologiques là où elle prend place en plein coeur de la ville internationale, cette infrastructure d'accueil ajoute de l'eau au moulin de sa propre organisation à titre de vitrine intéressante pour Montréal et la région.
Il aborde dans un premier temps le mandat de Montréal International de la façon suivante: «Il repose sur l'attraction des investissements étrangers.» En la matière, contrairement aux autres provinces canadiennes et aux exportations, qui sont tributaires des États-Unis dans une proportion de plus de 80 %, Montréal attire beaucoup plus les investisseurs européens. M. Girard cite une statistique à ce propos: «Les investissements étrangers de ces provinces proviennent pour plus de 85 % de nos voisins américains alors que, dans le cas du Québec, c'est beaucoup plus partagé et la présence des sociétés européennes est largement plus importante, en particulier celle de la France.»
Le caractère européen et le savoir
Selon ces données, Montréal International poursuit deux objectifs, dont le premier consiste à obtenir une plus grande proportion des investissements américains: «J'estime que, comparativement à d'autres provinces, notamment l'Ontario, nous n'en avons pas assez.» Un mouvement de consolidation du marché européen doit simultanément se dérouler: «Pour les Européens, nous sommes la porte d'entrée sur l'Amérique du Nord parce que nous sommes une ville nord-américaine possédant des caractéristiques européennes qui n'existent à peu près nulle part sur notre continent.»
À son avis, l'argument de vente basé sur le potentiel du savoir est fondamental. Au plan de la recherche, Montréal devance de loin toutes les autres villes canadiennes, en incluant Toronto: «Plus de 21 % de toutes les subventions de recherche viennent au Québec et sont distribuées majoritairement dans les universités montréalaises. La ville-reine suit avec 14 %, ce qui laisse voir un écart très important entre les deux pôles urbains. Montréal, c'est la capitale canadienne du savoir ou de la matière grise.» Il ajoute à ce sujet: «C'est vrai en matière de recherche, du nombre d'inscriptions dans les quatre universités montréalaises et c'est également vérifiable quant au nombre d'inscriptions d'étudiants étrangers, qui sont ici environ 15 000.»
Montréal International joue la carte de la culture pour attirer les investissements en provenance de l'étranger. La métropole se signale dans le domaine de la danse moderne, du cirque, du cinéma et des effets spéciaux, du théâtre et des festivals. En ce sens-là, les trois éléments figurant à titre de composantes de l'indice bohémien (un concept urbain émanant de l'universitaire américain Richard Florida) qui sont le talent, la technologie et la tolérance, sont mis à contribution: «Du talent, il y en a beaucoup ici. Sur le plan technologique, on est reconnu comme l'un des grands centres mondiaux en aéronautique et on vient au deuxième rang mondial devant Seattle et Toulouse quant au nombre de travailleurs que cette industrie emploie. Dans le biopharmaceutique et les biotechnologies, nous sommes vraisemblablement au premier rang au Canada.» Il insiste sur le point de la tolérance: «De plus en plus, les journaux et les magazines étrangers reconnaissent notre force à ce sujet, qui est attribuable au fait d'avoir plusieurs communautés ethniques qui vivent en parfaite harmonie, et à celui de mettre en présence une forte proportion de la population qui peut à la fois parler et travailler en français et en anglais; chez les plus jeunes, d'autres langues viennent s'ajouter.»
Place au Palais
Le Palais des congrès s'intègre parfaitement dans ce paysage dont il vante les attraits: «Sa présence est tout à fait déterminante. Son agrandissement servira à Montréal pour aller chercher des congrès de plus grande importance. En Amérique du Nord, on se classe déjà troisième pour les congrès internationaux, derrière San Francisco et Washington. Grâce à l'agrandissement, on va consolider cette position et, possiblement, l'améliorer. Il sera plus facile d'attirer à Montréal les congrès américains, qui sont ceux qui drainent le plus de monde.»
Le Palais possède une vocation et un mandat qui se situent au-delà de la promotion touristique: «C'est un instrument de développement économique sans aucun doute. C'est aussi un outil de développement technologique et même culturel, dans la mesure où il est un bel édifice et où les équipements sont à la fine pointe de ce qui se fait de mieux dans le monde en la matière.» Il est littéralement devenu une véritable vitrine technologique et artistique qui prend place dans le quartier international, en cet endroit où des réaménagements en profondeur sont en cours actuellement.
Pour tirer profit de cette vitrine, Montréal International et le Palais entretiennent des liens étroits. Les gens collaborent entre eux: «Il existe une complicité qui fait que l'on se voit souvent et que l'on se parle régulièrement. On possède la liste des congrès qui se tiennent à Montréal et, en certaines occasions, des démarcheurs se rendent assister à ces événements dans le but d'attirer des investisseurs étrangers.»
Président et directeur général de Montréal International, Jacques Girard se réjouit donc de l'expansion que prend le Palais qui, dans sa nouvelle version, combinera l'ajout d'espaces supplémentaires à l'apport de facilités techniques. Avec sa fière allure et ses qualités technologiques là où elle prend place en plein coeur de la ville internationale, cette infrastructure d'accueil ajoute de l'eau au moulin de sa propre organisation à titre de vitrine intéressante pour Montréal et la région.
Il aborde dans un premier temps le mandat de Montréal International de la façon suivante: «Il repose sur l'attraction des investissements étrangers.» En la matière, contrairement aux autres provinces canadiennes et aux exportations, qui sont tributaires des États-Unis dans une proportion de plus de 80 %, Montréal attire beaucoup plus les investisseurs européens. M. Girard cite une statistique à ce propos: «Les investissements étrangers de ces provinces proviennent pour plus de 85 % de nos voisins américains alors que, dans le cas du Québec, c'est beaucoup plus partagé et la présence des sociétés européennes est largement plus importante, en particulier celle de la France.»
Le caractère européen et le savoir
Selon ces données, Montréal International poursuit deux objectifs, dont le premier consiste à obtenir une plus grande proportion des investissements américains: «J'estime que, comparativement à d'autres provinces, notamment l'Ontario, nous n'en avons pas assez.» Un mouvement de consolidation du marché européen doit simultanément se dérouler: «Pour les Européens, nous sommes la porte d'entrée sur l'Amérique du Nord parce que nous sommes une ville nord-américaine possédant des caractéristiques européennes qui n'existent à peu près nulle part sur notre continent.»
À son avis, l'argument de vente basé sur le potentiel du savoir est fondamental. Au plan de la recherche, Montréal devance de loin toutes les autres villes canadiennes, en incluant Toronto: «Plus de 21 % de toutes les subventions de recherche viennent au Québec et sont distribuées majoritairement dans les universités montréalaises. La ville-reine suit avec 14 %, ce qui laisse voir un écart très important entre les deux pôles urbains. Montréal, c'est la capitale canadienne du savoir ou de la matière grise.» Il ajoute à ce sujet: «C'est vrai en matière de recherche, du nombre d'inscriptions dans les quatre universités montréalaises et c'est également vérifiable quant au nombre d'inscriptions d'étudiants étrangers, qui sont ici environ 15 000.»
Montréal International joue la carte de la culture pour attirer les investissements en provenance de l'étranger. La métropole se signale dans le domaine de la danse moderne, du cirque, du cinéma et des effets spéciaux, du théâtre et des festivals. En ce sens-là, les trois éléments figurant à titre de composantes de l'indice bohémien (un concept urbain émanant de l'universitaire américain Richard Florida) qui sont le talent, la technologie et la tolérance, sont mis à contribution: «Du talent, il y en a beaucoup ici. Sur le plan technologique, on est reconnu comme l'un des grands centres mondiaux en aéronautique et on vient au deuxième rang mondial devant Seattle et Toulouse quant au nombre de travailleurs que cette industrie emploie. Dans le biopharmaceutique et les biotechnologies, nous sommes vraisemblablement au premier rang au Canada.» Il insiste sur le point de la tolérance: «De plus en plus, les journaux et les magazines étrangers reconnaissent notre force à ce sujet, qui est attribuable au fait d'avoir plusieurs communautés ethniques qui vivent en parfaite harmonie, et à celui de mettre en présence une forte proportion de la population qui peut à la fois parler et travailler en français et en anglais; chez les plus jeunes, d'autres langues viennent s'ajouter.»
Place au Palais
Le Palais des congrès s'intègre parfaitement dans ce paysage dont il vante les attraits: «Sa présence est tout à fait déterminante. Son agrandissement servira à Montréal pour aller chercher des congrès de plus grande importance. En Amérique du Nord, on se classe déjà troisième pour les congrès internationaux, derrière San Francisco et Washington. Grâce à l'agrandissement, on va consolider cette position et, possiblement, l'améliorer. Il sera plus facile d'attirer à Montréal les congrès américains, qui sont ceux qui drainent le plus de monde.»
Le Palais possède une vocation et un mandat qui se situent au-delà de la promotion touristique: «C'est un instrument de développement économique sans aucun doute. C'est aussi un outil de développement technologique et même culturel, dans la mesure où il est un bel édifice et où les équipements sont à la fine pointe de ce qui se fait de mieux dans le monde en la matière.» Il est littéralement devenu une véritable vitrine technologique et artistique qui prend place dans le quartier international, en cet endroit où des réaménagements en profondeur sont en cours actuellement.
Pour tirer profit de cette vitrine, Montréal International et le Palais entretiennent des liens étroits. Les gens collaborent entre eux: «Il existe une complicité qui fait que l'on se voit souvent et que l'on se parle régulièrement. On possède la liste des congrès qui se tiennent à Montréal et, en certaines occasions, des démarcheurs se rendent assister à ces événements dans le but d'attirer des investisseurs étrangers.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

