Montréal: un viaduc à détruire, des méthodes à revoir
Après Minneapolis, pas de risque à prendre. Les analyses faites depuis mardi concernant le viaduc du boulevard Pie-IX, qui surplombe le boulevard Henri-Bourassa Est, ont révélé des failles assez importantes dans la structure pour inciter la Ville à en interdire l'accès à tous les camions d'ici à ce qu'il soit démoli et reconstruit.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a indiqué hier matin que les images de l'effondrement de Minneapolis sont venues «confirmer que, si des mesures de prévention peuvent être prises, on doit le faire pour éviter tout événement tragique». Dont acte.
Mardi, la Ville avait déjà interdit aux camions de plus de 20 tonnes le passage sur ce viaduc. Une mesure de précaution, disait-on alors, pour cet ouvrage à dalle épaisse qui n'est pas doté d'une armature de cisaillement.
Les failles possibles de ce type de structure ont récemment incité le ministère des Transports du Québec (MTQ) à demander des inspections détaillées de chacun de ces ouvrages au Québec. Montréal en a relevé neuf potentiellement problématiques: parmi ceux-ci, le viaduc Pie-IX était le plus préoccupant.
De fait, si les «inspections visuelles précédentes n'avaient pas démontré de signes de défaillance apparente», des analyses plus poussées ont «mis en lumière un certain affaiblissement du béton», ont indiqué hier matin M. Tremblay et le responsable des infrastructures à la Ville, Sammy Forcillo.
Accès interdit
En conséquence, tous les camions de plus de trois tonnes sont maintenant interdits de passage, et la Ville a retranché deux des six voies de circulation. Les camions devront donc passer par les boulevards Industriel, Lacordaire ou Saint-Michel pour contourner le problème, un détour de quelque 30 minutes.
Selon Marc Blanchet, directeur à la direction du transport de la Ville, ces restrictions permettront «d'améliorer la performance de la structure en répartissant le poids», tout en dégageant «près des trottoirs et du terre-plein les endroits nécessaires pour les analyses».
Le maire Tremblay a toutefois été clair: cette structure construite dans les années 30 a fait son temps et devra être remplacée. «On peut assurer que le viaduc est sécuritaire», a-t-il dit pour expliquer qu'on permette toujours le passage des voitures et des autobus. «Mais il faudra remplacer le viaduc, c'était d'ailleurs prévu pour 2008-09. J'ai demandé qu'on prépare les plans et qu'on commande l'acier.»
Si les autobus peuvent continuer à utiliser le viaduc, c'est qu'il est facile de calculer leur poids (17 tonnes quand il est plein), la fréquence de leurs passages et donc le travail demandé à la structure, a mentionné Marc Blanchet. Au final, c'est la charge totale quotidienne que supporte le viaduc qui importe.
Méthodes à revoir
Questionné pour savoir si les méthodes d'analyse habituelles de la Ville sont suffisantes pour déceler des failles non apparentes dans les structures — sans la mise en garde lancée par le MTQ dans la foulée de la commission Johnson, il est possible que le viaduc Pie-IX n'aurait pas été ausculté aussi attentivement —, Gérald Tremblay a indiqué que des changements étaient effectivement souhaitables.
«Si la question est de savoir si on doit revoir nos méthodes d'inspection à la suite des événements tragiques qui arrivent partout [Laval, Los Angeles la semaine dernière, Minneapolis], la réponse est oui. Ça ne remet pas en question la compétence [des ingénieurs], mais on s'aperçoit qu'il faut faire des inspections additionnelles.»
Le viaduc Pie-IX a subi une réfection en 1989. Il était inspecté annuellement.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a indiqué hier matin que les images de l'effondrement de Minneapolis sont venues «confirmer que, si des mesures de prévention peuvent être prises, on doit le faire pour éviter tout événement tragique». Dont acte.
Mardi, la Ville avait déjà interdit aux camions de plus de 20 tonnes le passage sur ce viaduc. Une mesure de précaution, disait-on alors, pour cet ouvrage à dalle épaisse qui n'est pas doté d'une armature de cisaillement.
Les failles possibles de ce type de structure ont récemment incité le ministère des Transports du Québec (MTQ) à demander des inspections détaillées de chacun de ces ouvrages au Québec. Montréal en a relevé neuf potentiellement problématiques: parmi ceux-ci, le viaduc Pie-IX était le plus préoccupant.
De fait, si les «inspections visuelles précédentes n'avaient pas démontré de signes de défaillance apparente», des analyses plus poussées ont «mis en lumière un certain affaiblissement du béton», ont indiqué hier matin M. Tremblay et le responsable des infrastructures à la Ville, Sammy Forcillo.
Accès interdit
En conséquence, tous les camions de plus de trois tonnes sont maintenant interdits de passage, et la Ville a retranché deux des six voies de circulation. Les camions devront donc passer par les boulevards Industriel, Lacordaire ou Saint-Michel pour contourner le problème, un détour de quelque 30 minutes.
Selon Marc Blanchet, directeur à la direction du transport de la Ville, ces restrictions permettront «d'améliorer la performance de la structure en répartissant le poids», tout en dégageant «près des trottoirs et du terre-plein les endroits nécessaires pour les analyses».
Le maire Tremblay a toutefois été clair: cette structure construite dans les années 30 a fait son temps et devra être remplacée. «On peut assurer que le viaduc est sécuritaire», a-t-il dit pour expliquer qu'on permette toujours le passage des voitures et des autobus. «Mais il faudra remplacer le viaduc, c'était d'ailleurs prévu pour 2008-09. J'ai demandé qu'on prépare les plans et qu'on commande l'acier.»
Si les autobus peuvent continuer à utiliser le viaduc, c'est qu'il est facile de calculer leur poids (17 tonnes quand il est plein), la fréquence de leurs passages et donc le travail demandé à la structure, a mentionné Marc Blanchet. Au final, c'est la charge totale quotidienne que supporte le viaduc qui importe.
Méthodes à revoir
Questionné pour savoir si les méthodes d'analyse habituelles de la Ville sont suffisantes pour déceler des failles non apparentes dans les structures — sans la mise en garde lancée par le MTQ dans la foulée de la commission Johnson, il est possible que le viaduc Pie-IX n'aurait pas été ausculté aussi attentivement —, Gérald Tremblay a indiqué que des changements étaient effectivement souhaitables.
«Si la question est de savoir si on doit revoir nos méthodes d'inspection à la suite des événements tragiques qui arrivent partout [Laval, Los Angeles la semaine dernière, Minneapolis], la réponse est oui. Ça ne remet pas en question la compétence [des ingénieurs], mais on s'aperçoit qu'il faut faire des inspections additionnelles.»
Le viaduc Pie-IX a subi une réfection en 1989. Il était inspecté annuellement.
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