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Les Montréalais goûtent à la grève

Des usagers attendaient patiemment la réouverture du métro, hier après-midi, à la station Berri-UQAM.
Photo : Jacques Nadeau
Des usagers attendaient patiemment la réouverture du métro, hier après-midi, à la station Berri-UQAM.
Quais de métro archibondés aux heures de pointe, circulation compacte sur les routes et les pistes cyclables aux allures de Tour de France (mais en plus lent): les Montréalais ont goûté hier sous le soleil la première journée d'une grève des transports en commun qui pourrait être longue. Car, foi de Gérald Tremblay, Montréal «ne cédera pas».

Le maire de Montréal a été catégorique, hier matin: pas question pour la Ville et la Société de transport de Montréal (STM) de plier devant le Syndicat du transport de Montréal, qui représente les 2200 employés d'entretien en grève. «Pendant des années, différentes administrations ont cédé à la pression de certain syndicats pour obtenir plus, toujours plus, a indiqué M. Tremblay en conférence de presse. Ça a marché avec les conséquences que vous connaissez. Cette fois, nous ne céderons pas: le faire irait contre les intérêts des Montréalais.»

D'autant plus que l'ensemble des syndicats de la Ville sont actuellement en négociation avec l'administration Tremblay. Cette dernière a fait la même offre à tous: un gel salarial en 2007, et 2 % d'augmentation pour les quatre années suivantes (les employés d'entretien veulent plutôt 2 % par année et un contrat plus court). Dans ce contexte, le bras de fer entre Montréal et le syndicat fait figure de test de résistance pour la Ville.

À Québec, le ministre du Travail David Whissell a appelé les deux parties à négocier, mais l'idée d'imposer une loi spéciale pour régler le conflit — un recours utilisé à quelques reprises dans le passé de la STM — a été jugée prématurée.

Le chef de l'opposition, Mario Dumont, a pour sa part demandé au gouvernement de se montrer ferme avec les syndiqués. «Le gouvernement devrait donner, dès ce moment-ci, des indications à l'effet que ce ne sera pas une récréation qui va durer pendant des semaines», a-t-il indiqué en évoquant une «population prise en otage».

Il est vrai que cette première journée de grève des transports publics depuis quatre ans a causé bien des maux de tête aux centaines de milliers d'usagers qui, à cette période de l'année, effectuent normalement environ 850 000 déplacements chaque jour avec la STM. «Pour moi, ce ne sont que des emmerdes», expliquait Diane, une travailleuse rencontrée au métro Crémazie en milieu d'après-midi. Elle débute sa journée de travail vers 5h le matin, et la termine en début d'après-midi, c'est-à-dire à des heures où les services essentiels ne sont pas assurés. «J'ai dû marcher et faire du pouce», dit-elle.

Dans le métro, les commentaires n'étaient pas particulièrement élogieux pour les travailleurs en grève. «Ils font 50 000 $ par année, et pour avoir encore plus, ils pénalisent des milliers de personnes qui gagnent moins qu'eux», résumait Michel Dufour, un usager.

Avec un total de huit heures de services offerts par les autobus et les métros (de 6h à 9h, de 15h30 à 18h30 et de 23h à 1h), les complications sont vite apparues. D'abord sur les routes: il semble que plusieurs usagers du transport en commun ont préféré sortir leur véhicule plutôt que d'être contraints à voyager selon l'horaire imposé la semaine dernière par le Conseil des services essentiels.

Le chroniqueur à la circulation de la radio de Radio-Canada, Yves Désautels, évalue ainsi à environ 15 % l'augmentation de la circulation aux heures de pointe, hier. «Ce fut assurément plus difficile que la normale», dit-il, et ce, alors que les mois de «mai et juin sont déjà les plus lourds de l'année, côté circulation».

La STM a remarqué indirectement la même chose: la fréquentation du métro le matin n'a pas été la même que d'habitude, selon Odile Paradis, porte-parole de la société. Situation inverse toutefois en après-midi, où l'achalandage a été très fort et concentré. Aux stations névralgiques du réseau, il n'était pas rare de voir des gens laisser passer une ou deux rames avant de pouvoir se faire une petite place dans un wagon, tant la foule était compacte.

Vers 16h, à Berri-UQAM, le quai de la ligne verte accueillant les passagers allant vers l'est de la Ville débordait littéralement. La situation devait d'ailleurs être la même en amont, puisque les rames arrivant à Berri étaient déjà bien remplies. Conséquence: des gros soupirs d'impatience et des exclamations de mécontentement.

La STM a dressé un bilan somme toute positif de cette première journée de grève, dans la mesure où la «stratégie d'information a bien fonctionné», d'après Mme Paradis, et où aucun incident n'a été déploré.

Pour l'instant, la STM ne peut quantifier les pertes d'argent que la grève lui occasionne. «Il y a des plus et des moins, explique la porte-parole. On paie moins de salaires, mais on perçoit moins de revenus.» Déjà, des demandes de compensation ont été adressées par les usagers. À la suite de la grève de 2003, la STM et le syndicat avaient dû dédommager les clients du réseau qui avaient subi les inconvénients du conflit. «On présume que ça pourra arriver encore cette année», indique Mme Paradis.

Des heureux

La journée d'hier a aussi fait quelques heureux. D'abord, les chauffeurs de taxi, pour qui la journée a été «très bonne», selon plusieurs. Mais surtout, les cyclistes. Il faut dire qu'il a fait beau et chaud (environ 20 degrés, et on en annonce une trentaine pour demain et vendredi), un temps parfait pour enfourcher la bécane vers le boulot. En tout cas, beaucoup plus qu'en novembre 2003, date du 14e arrêt de travail de la STM.

Les pistes cyclables du réseau montréalais ont donc été très populaires, hier. À certaines heures, c'est pare-boue à pare-boue qu'on circulait. Des pelotons lents de travailleurs à pédales. «Ce n'est pas dû qu'à la grève, note toutefois Patrick Howe, de Vélo-Québec. L'achalandage est en hausse depuis quelques jours.» Reste qu'à la Maison du cycliste (gérée par l'association), les ventes de cadenas de vélo ont été «très fortes», selon M. Howe, et que plusieurs personnes sont venues s'enquérir des endroits où ils pouvaient s'acheter un vélo usagé. «Ça, c'est directement relié», dit-il.

Négociations

Sur le front syndical, les négociations reprendront aujourd'hui. Les deux parties ont été convoquées séparément par le conciliateur qui supervise les discussions depuis deux semaines. Tant la STM que le syndicat se disent ouverts à négocier, mais chacun accuse l'autre de manquer d'ouverture.

«On ne ferme pas la porte au cadre financier de la STM, affirme Pierre Saint-Georges, président du syndicat. Il y a un moyen d'arrêter la grève rapidement, et c'est que la STM accepte notre demande concernant les plans de retraite.» Le syndicat évalue à 11 millions l'écart actuel entre l'offre et la demande, alors que l'employeur l'évalue à 30 millions.

À la STM, le président du C.A., Claude Trudel, a réitéré hier sur plusieurs tribunes que le cadre financier de la société était non négociable, et qu'il jugeait «prématurée et irresponsable» la grève des employés d'entretien. M. Trudel a affirmé que la STM était globalement en accord avec la proposition faite lundi par le syndicat pour contrer «l'écart intergénérationnel des régimes de retraite», mais plusieurs irritants contenus dans la proposition empêchent de l'accepter — et donc de surseoir à la grève. La STM veut notamment garder un certain contrôle sur la gestion de la caisse de retraite.






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  • Yann Takvorian
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 08h08
    Dubitatif...
    « Il est clair que les syndiqués abusent; mais c'est là un pléonasme.
    Il est aussi évident que dans ce bras de fer, personne ne voudra être perdant; ni la STM ni la CSN parce que cela provoquerait un précédent des deux côtés.
    La Loi spéciale sera la seule facon pour les deux parties de s'en sortir avec les honneurs, en rendant un tier responsable.
    Une grêve en 20 ans, c'est pas grand chose non plus; en France, c'est une grêve paralysante par an et sans service essentiel.
    De toutes facons, il faudra que les syndiqués et autres privilégiés de la fonction publique se rendent compte que le marasme les touchera eux aussi comme les autres.
    Quand un bateau coule, les premières classes y passent aussi. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 08h54
    Mettre les syndiqué du publique au pas
    « Moi je propose que Montréal se serve de cette grève pour faire un exemple. Pourquoi ne pas baisser la valeur de l'offre du contrat de 5% par jour de grève. Comme suit, disons la convention actuel vaut $100 demain la ville offre un maximum de $95 et si la grève se poursuit, on va à 90$ ainsi de suite. Au bout de 20 jours de grève les travailleurs se verront offrir le salaire minimum et les condition de travail minimum. Ils aurront tout à aller chercher de nouveau. Il faudra que Québec appuis et que la ville tienne son bout. Breff nos politicien ont ils des couilles.
    Imaginez si cela réussi, comment tous les autres syndiqués du publique y penseront avant de faire la grève et combien nos dirigants NOUS soveront d'argent car ne l'oublions pas c'est de nos taxes que l'on parle.
    On dit toujours que le gouvernement gaspille nos taxes, scadale ici scada;e par la, mais compartré aux demandes des syndicats, c'est de pa petite bière. »

  • Karl Chaboum
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 09h15
    Les grenouilles et le boss
    « Étendue sur un nénuphar, la grenouille se prélassait dans l'étang. Elle aurait bien aimé dormir durant sa pause mais les coups de marteau et les bulldozer perturbaient sa liberté d'ouvrière au repos.
    Cinq cent grenouilles faisaient déborder l'étang, les nénuphars calant dans l'eau glaiseuse, écoutant cacasser les amères contre leur Crapeau boss toujours en voie d'expansion alors qu'elles demeuraient chétives, cuisses menues.

    Un goût amer vint sur leur bouche ; de forger aussitôt des pancartes avec leurs lit-nénuphar, et d'y inscrire des slogans choquants : « Crapeau, tu nous rapes la peau déjà ridée ». « Tu miroites goulûment nos cuisses à nous rendre gênées, tu grossis alors que nous on rapetisse. On en a marre ! »

    On invita la meneuse grenouille à prendre la parole : « C'est fini l'exploitation, voilà vingt ans que ça dure. Si on se tient les cuisses, nous aussi on pourra se gonfler d'importance et prendre les rennes de l'empire du Crapeau. Allez grenouilles, bombez le torse, encore et encore, faites craquer de fierté vos cages thoraciques : vous pouvez être aussi grosses que le boss.

    Placidement, le boss admirait ces exercices de femelles excitées. Il craignait le pire... qui arriva : le torse de ces gonzesses éclata et souilla tout l'étang. Ne restaient sur le rivage que leurs cuisses dodues et délicates.

    Sans tarder monsieur fit commander un camion de gousses d'ail, fit partir un bon feu, pour bientôt se délecter des délicieuses cuisses qui s'étaient mises à son service vingt ans durant pour tout à coup chanter leur propre chant funèbre.

    Quand on apprécie ce que fut une grenouille en relation avec son boss, qu'on les vit se respecter mutuellement, on n'y comprend rien à ce jeu de montgolfière de ces cinq cent qui montèrent dedans et y crevèrent toutes, d'envie.

    Si on demandait un jour à une grenouille d'être son propre boss, et au boss de revêtir la peau d'une grenouille, on verrait tout de suite que les culottes de la première font qu'elles flottent dedans, et que le maillot du second est ultra serré et inconfortable.

    Comme quoi les pancartes sont faites pour indiquer la route aux égarés et non pour se bagarrer comme des Don Quichotte qui au moins savait lui qu'il n'en avait que contre des moulins à vent.

    Se gonfler, s'enfler, appartient aux crapeaux qui savent quand s'arrêter. Quant aux grenouilles, de se croiser leurs jolies cuisses est déjà plus qu'un plus. En faire plus et les voilà peut-être dans le poëlon.

    Ce récit bien sûr ne servira de leçon à personne, car les grenouilles sont ce qu'elles sont, et les boss ont toujours aimé leurs cuisses bien grillées à l'ail des bois.

    Nous finirons donc cette histoire en queue de poissons, ces poissons qui leur vie durant voyaient venir l'affaire du dessous des nénuphars : au bout du compte ils s'en... fichent.

    Et l'humanité entière aussi.
    Inspiré de la fable "La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf" La Fontaine

    KarlChaboum »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 23 mai 2007 09h52
    La mollesse de nos dirigeants, encore une fois!
    « Alors qu'une ville comme Montréal ne peut se permettre une grève comme celle-là, compte tenu de la taille de cette ville et des impacts occasionnés par celle-ci, je déplore les discours creux et vides du maire de Montréal et du gouvernement libéral qui ne semble pas au courant de ce qui sepasse à Montréal! Je crois qu'aujourd'hui même, un projet de loi obligeant les parties à un retour au travail dans les 7 jours, devrait être en préparation. Les parties devraient continuer leurs négociations après ce laps de temps prévu de 7 jours de grève maximum. De toute façon, tout le monde sait que 7 jours ou 42 jours de grève vont aboutir à un règlement très semblable, à quelque virgules près. Alors, que les politiciens mettent leurs culottes pour une fois, eux qui n'en ont pas l'habitude! »

  • Marcel André
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 10h23
    Ça suffit
    « Prendre la population en otage est inadmissible. Cette grève fait augmenter l'utilisation des automobiles. Les employés d'entretiens de la STM sont déjà très bien rénuméréé Là ils sont en grève et obtiennent 75% de leur salaire par la ville et le syndicat comble la différence. Alors avec des petites journées de travail et le beau temps, pensez-vous que ça va se régler vite? Ça suffit. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 11h30
    Ca suffit
    « Ce que le syndicat devrait comprendre et aussi le gouvernement dans une loi spécial, c'est que la ville, les citoyens et la STM sont casser il n'y a plus d'argent. Donc pas de place à négocier, si négociation il y a c'est les offres de la STM qui sont trop généreuses et devraient être revues à la baisse. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 11h32
    Citoyens pris en otage
    « Même si je suis un employé du gouvernement provincial, je serais pour abolir le droit de grève dans les services publiques.
    Les diverses administrations publiques ne sont pas des multinationales qui font des profits astronomiques, mais des administrations ultra endettées faisant face à des défis colossaux!! Ce ne sont pas aux syndicats à décider de l'administration publique mais aux élus qui ont été élus démocratiquement à cet effet.
    Je serais aussi d'accord pour laisser les citoyens décider entre 2 ou trois scénarios comment ils veulent payer LEURS employés. Ce serait plus démocratique que les tactiques syndicales qui prennent les citoyens les plus démuni en otage et osent parler de so so solidarité! En démocratie ce sont aux citoyens ou ceux qu'ils mandatent qui devraient décider de la masse monétaire, pas les employés sinon c'est la dictature d'une minorité sur la majorité. »

  • Luc Laferte
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 14h06
    Déménagez!
    « Sortez de là avant qu'il soit trop tard et montez au Yukon »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 23 mai 2007 14h34
    «On va pas s'en mêler, on les laisse négocier» Du grand Charest! Tu parles!
    « Et voilà celui qui s'est débrouillé de s'accrocher au pouvoir et de se faire élire par la peau des dents! Lamentable, pitoyable médiocre et opportuniste à 200%! Le tout dans la plus grande incompréhension de la démocratie.
    J'espère que l'ADQ et le PQ les feront sauter au plus vite.
    Après ils règleront leurs compte entre eux, les libéraux étant moribonds et que le meilleur gagne. Mais celui qui gagne aujourd'hui (qui a le pouvoir) il n'est pas le meilleur loin de ça. Charest avait l'occasion de montrer son autorité en promulguant une loi et ni l'ADQ ni le PQ (tous 2 en quêtes de quelques sièges de plus) ne se serait mis la population à dos en protestant contre une telle loi.
    Là, il se fait dire quoi faire, ne le fais pas et traîne un peu comme le chirurgien qui regarde le patient prêt à être opéré, mais qui refuse de commencer parce qu'il n'aime pas la couleur des murs du bloc opératoire!
    Bin oui, M. Charest, votre attitude est aussi conne que ça!
    Aucun sens des priorités ni encore moins des réalités quotidiennes des gens qui vous ont portés au pouvoir.
    M. Charest, le budget de «votre» état il est bouffé jusqu'à l'os par des conventions collectives signées sous, l'effet de je ne sais quel euphorisant, mais à coup sûr, ceux qui ont signé étaient pas tout là. Il manquait des boulons. Ils planaient c'est sûr. On est dans le trou!
    Donner la retraite plus vite = doubler voire tripler la masse salariale au fil du temps car on meurt pas vite de nos jours et on reste à collecter longtemps donc le prix de la carte CAM TRAM AMSTRAMGRAM et pi quoi encore, va coûter un os..de bras sous peu et...la voiture va devenir de + en + avantageuse et la couche d'ozone va en prendre un coup et arrêtez de sortir que le Québec est le leader de Kyoto. La preuve vous foirez toutes les occasions de régler les problèmes.
    Quand ça brasse pi que le gouvernement pourrait servir à quelque chose, on se fout la tête dans le sable et on attend que ça passe!
    On se croirait à la maternelle : «il faut qu'ils se parlent gna gna gna»
    C'est tout simplement dégoutant!
    Quand au «roi» Tremblay, comme timing, chapeau, quel andouille celui là.
    Il annonce le plan vert de Montréal et...bingo! Sur la gueule les «records » de pollution grâce à la grève. Demain, s'il fait le 31 degrés prévu, ça sera pas beau.
    Désolé, la politique, ça n'a jamais volé bien haut ces dernières années, mais là ça fait carrément dur!
    Je suis dégouté, j'espère que le PQ et l'ADQ vont marcher sur leurs différences pour s'unir et tasser ces andouilles arrivistes qui ne sont manifestement pas sur terre dans la même vie que nous. Les syndicats sont pourris certes! Mais ils prennent ce qu'on leur donne. Une bonne loi, retrait des droits acquis, pi on repart à zéro! »

  • Olivier Mauder
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 15h10
    Service minimum
    « Je suis contre cette grève injutifiée mais étant d'origine française, je ne peux m'empêcher de penser aux moyens qui sont malgré tout mis en place au Québec pour éviter que celle-ci paralyse totalement toute la ville comme c'est le cas plusieurs fois par mois ou par an à Paris. Imaginez que là-bas, il n'y a même pas de service minimum et que la simple évocation du sujet par Nicolas Sarkozy a fait bondir les syndicats (lesquels représentent en plus seulement 10 % des salariés). Là-bas aussi, les usagers en ont assez d'être pris en otage et les grèves sont encore plus paralysantes. Au Québec, le gouvernement a même la possibilité d'ériger une loi spéciale. A quand la même chose en France ? »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 23 mai 2007 15h11
    Pendant que je faisais «ma montée de lait», il se passait quelque chose...
    « Je clique, j'envoie mon opinion et je retourne sur internet lire les nouvelles.
    SURPRISE!!!
    Je vois le logo du Métro (la flèche blanche à l'envers sur fond bleu dans un rond) et le titre suivant : Québec lance un ultimatum...
    Mais, pourquoi le faire quand on sent «la soupe chaude»?
    Vous voyez M. Charest, vous êtes passé à côté encore une fois.
    À l'annonce de la grève il fallait aussitôt brandir cette épée de Damoclès au dessus de la tête des belligérants et leur dire : si vous n'aboutissez pas...ce sera une loi...maintenant, allez faire vos devoirs.
    Là, vous auriez tout le crédit, mais encore une fois vous avez voulu ne pas porter le fardeau de vos responsabilités...Vous avez voulu être d'accord avec tout le monde, être des 2 bords de la clôture...
    Bravo quand même, merci de ce sursaut de lucidité et de courage.
    Courage, car, c'est malheureux pour vous , mais on ne me lèvera pas de l'idée que Mario, en gueulant le premier pour une loi, il vous a quelque peu forcé la main.
    Il avait dès lors, un «win win» quelle que soit l'issue du conflit et votre décision.
    Pas pire pour un junior. »

  • Dominic Côté
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 21h32
    Deux discours...
    « Pour leur augmentation, la direction avait le budget... Le % d'augmentation salarial devrait être équitable pour TOUT les salariés d'une entreprise, peut importe son poste. Le problème, c'est que le personnel de direction, peut importe si la cie est privée ou gouvernementale, s'offre des salaires faramineux dans l'ignorance totale et que la majorité des travailleurs n'ont même pas droit à une augmentation représentative de l'augmentation du coup de la vie... »

  • francis dery
    Inscrit
    mercredi 23 mai 2007 21h56
    À tout malheur, quelque chose de bon
    « Les ventes de vélos, même usagés, à la hausse, c'est bon!
    Ainsi, les Montréalais peuvent découvrir un autre mode de transport non-polluant, économique, et peu dangeureux. Si les masses se déplaçaient en vélo, comme à Pékin, non seulement cela bénéficierait à l'environnement, mais aussi à désédentariser les-dites masses. »

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