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Malgré la grogne, Ville-Marie opte pour les sacs de recyclage

La collecte des matières recyclées à Montréal. Délaissant les traditionnels bacs verts, l’arrondissement Ville-Marie entend plutôt adopter les sacs de plastique afin d’accroître la propreté des rues.
Photo : Jacques Nadeau
La collecte des matières recyclées à Montréal. Délaissant les traditionnels bacs verts, l’arrondissement Ville-Marie entend plutôt adopter les sacs de plastique afin d’accroître la propreté des rues.
Malgré les nombreuses critiques, l'arrondissement Ville-Marie va de l'avant avec son projet-pilote de remplacement des bacs de recyclage par des sacs de plastique, une méthode censée régler l'essentiel du problème des matières recyclables éparpillées aux quatre vents les jours de collecte.
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  • marie.eve.dore@gmail.com
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 09h24
    Cultiver le paradoxe: recycler dans des sacs de plastique...
    Résidente de Verdun, j'utilise depuis de nombreuses années les sacs de recyclage sans trop comprendre leur but... Il me semble qu'un des trois R est celui de la Réduction? Qui plus est, il faut payer pour ces sacs et acheter une marque en particulier, à défaut de voir nos sacs de recyclage laissés sur le trottoir. Une entente d'exclusivité entre l'arrondissement et la compagnie de sacs? Dans un quartier défavorisées comme Verdun où la pauvreté occupe une place importante, il va sans dire que les familles dans le besoin prioriseront l'achat de produits essentiels plutôt que de sacs à recyclage.

    La réduction des déchets, le recyclage et la réutilisation DOIVENT devenir des priorités sociales. Cependant, pour encourager quelque peu cette tendance il faut l'offrir au plus grand nombre possible de gens, et faire payer pour recycler n'est pas très prometteur...

    Finalement, quel message on envoie au citoyens? Sacs verts, sacs bleus, pas de différence peu importe ce qu'est le détritus, mettez-le dans un sac. Une bonne conscience collective environnementale s'acquiert en expliquant à la population les enjeux, les priorités et l'importance du cheminement pour arriver à la finalité. Il y a une grande différence entre le recyclage et les déchets, et c'est nécessaire de la faire ressortir.

  • Françoise Beaudoin
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 12h43
    Sensibilisation et réduction des coûts ne font pas bon ménage
    On aura beau sensibiliser la population et l'inciter à trier ses matières recyclables et à les mettre dans le bac de manière à ce qu'elles ne s'envolent pas (c'est tout à fait possible, je le fais chaque semaine) , certaines compagnies avec qui la Ville de Montréal fait affaires pour le ramassage sont définitivement à blamer pour l'éparpillement des matières recyclables. Elle ramassent les bacs à la va vite d'une main et ne vérifient pas qu'ils sont vides avant de les redéposer sur la trottoir, quand elles ne les jettent tout simplement par par terre (J'ai trois bacs brisés depuis un an). Les préposés ne ramassent pas les objets qu'ils font tomber etc. Chaque lundi, c'est le meme scénario sur ma rue, après le passage de la collecte, on dirait une poubelle à ciel ouvert... Les sacs sont en fait une solution pour pallier à la paresse et au manque de civisme de tous. C'est dommage de courber le dos, on en paye tous le prix à la longue.

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