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Montréal veut mettre fin à l'«anarchie» qui règne dans ses rues

La métropole réitère auprès de Québec ses demandes en matière de sécurité routière

Brian Myles   3 avril 2007  Villes et régions
Des Montréalais dans la circulation. En 2005, 24 piétons ont été tués dans la métropole et 1800 autres ont été blessés.
Photo : Jacques Nadeau
Des Montréalais dans la circulation. En 2005, 24 piétons ont été tués dans la métropole et 1800 autres ont été blessés.
La Ville de Montréal a profité de l'élection du gouvernement libéral minoritaire pour réitérer hier ses demandes en matière de sécurité routière: interdire l'utilisation du téléphone cellulaire au volant, réduire la limite de vitesse de 50 à 40 km/h dans les rues résidentielles et mettre en place un Bureau de la sécurité routière.
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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 08h55
    Lâchez-nous avec l'indiscipline des piétons.
    La ville et surtout le centre devrait être le royaume du piéton. Les villes sont construites pour les chars, pas pour le monde et ce n'est pas normal ni acceptable.

    Dotez la ville d'un plan intelligent et ambitieux de transport en commun et vous aurez moins de piétons en danger.
    Il faudrait également qu'il y ait plus de dos d'âne pour diminuer la vitesse.

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 09h45
    j ai jamais vu un pieton tuer un automobiliste
    Viser les pietons et les cyclistes ce n est pas une bonne idee. La rue a toujours existe. Ce n est qu avec la venue de la voiture "moderne" que c est devenu dangereux d y circuler et qu il a fallu faire des reglements. Certaines etudes tendent a demontrer que sans aucune signalisation ni aucune reglementation, la rue est plus sure puisque tout le monde fait plus attention. La reglementation sert bien souvent a donner une justification au comportement inaceptable de certains en certaines circonstances parce qu ils se croient dans leur droit. Genre elle etait jaune monsieur le juge quant j ai frappe ce pieton qui navait pas le droit d etre la!

  • Sophie Maheu
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 10h25
    Education,information,éducation,information...
    Une des raisons de cette "anarchie organisée" vient du fait que les différents services publics impliqués se comportent comme si cyclistes, piétons et automobilistes avaient la science infuse. Pour eux,c'est un amalgame de "nul n'est censé ignorer la loi" et de "tout le monde est intelligent". Sinon comment expliquer les aberrations suivantes:des cyclistes roulant sans feux;souvent habillés de vêtements sombres après le coucher du soleil;roulant à contre-sens alors que piétons et automobilistes regardent de l'autre côté aux intersections;écoutant un baladeur et maintenant mémérant avec un cellulaire;ayant un vélo sans clochette ou flûte pour signaler sa présence;etc,etc...Alors,il faudrait multiplier et répéter les messages dans les milieux scolaires, les médias,les associations cyclistes. Il faudrait également que la prévention et l'application des lois ne soient pas le lot de seulement trois pelés et deux tondus montés eux-mêmes sur vélos mais de tous les policiers et citoyens. J'en profite pour vous relater deux brèves anecdotes avec les incontournables cellulaires.
    Je roule en auto sur De la Roche,à l'approche de Mt-Royal, je vois une adolescente suspendue à son téléphone qui s'engage,toute à son appel, sans un coup d'oeil pour les feux de circulation ni pour la rue. Ayant anticipé l'inconscience ambulante, j'ai bien sûr freiné et lui ai
    évité d'avaler son appareil. Elle n'a rien vu, rien entendu toute à sa bulle.

    La deuxième est plus gravissime. Je viens de me stationner aux abords du Marché Jean-Talon. Je jette un coup d'oeil dans mon miroir et aperçois une jeune femme s'approchant en briguebalant sur son vélo. Elle conduit d'une seule main car l'autre tient son cellulaire à l'oreille. Une fois passée, je constate qu'un enfant est assis dans un siège derrière elle. Elle continue de rouler en équilibre précaire et se met à zizaguer entre les autos qui font la file pour le stationnement. Je croyais avoir tout vu dans ma longue vie...
    Le vélo, c'est comme l'auto, plus ça se démocratise, plus on trouve de tout, si vous voyez ce que je veux dire. Pour en revenir à l'objet premier de mon propos, Montréal a multiplié les marquages piétonniers depuis un an. Mais comme ce ne fut pas accompagné d'une campagne de sensibilisation, beaucoup d'automobilistes ignorent encore qu'un piéton qui s'y engage a la priorité. Les piétons sont donc très hésitants, avec raison, et les marquages jouent peu leur rôle.Dans de pareils cas, l'apprentissage sur le tas est, disons, aux risques et périls des piétons d'abord et des conducteurs également qui freinent en craignant souvent de se faire emboutir par l'arrière. Alors, éducation,information..

    Robert Lachance

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