Un moratoire pour sauver le Spectrum
... et le paysage montréalais
Le responsable de la coalition Sauvons le Spectrum demande à la Ville de Montréal d'imposer un moratoire sur les projets de construction afin de les soumettre au plan d'urbanisme (PPU) qui guidera le développement du Quartier des spectacles (QdS)... et de sauver le Spectrum.
«Il serait peut-être plus judicieux d'imposer un moratoire sur les projets en cours dans le secteur visé, pour assurer qu'ils soient soumis au même type d'examen que les projets futurs, qui devront se soumettre aux intentions du PPU», écrit dans la page Idées (page A 7) Étienne Coutu, stagiaire en architecture. Il souligne toute l'ironie du PPU: une idée enthousiasmante, qui arrive toutefois trop tard pour empêcher le remplacement du Spectrum par un édifice de 15 étages dont le rez-de-chaussée sera occupé par «encore un autre» magasin à grande surface, Best Buy, américain de surcroît.
S'il reconnaît la laideur et la décrépitude de l'endroit, il déplore que le maire Gérald Tremblay abandonne la salle de spectacle — et le paysage citadin qui serait passablement transformé par un tel édifice — à la bonne volonté du secteur privé.
«Le développement urbain, pour qu'il se fasse intelligemment, doit être balisé et supervisé par les autorités municipales en fonction des intérêts de la population, notamment en faisant montre du courage politique nécessaire pour favoriser le potentiel culturel unique de ce quartier.»
La société immobilière SIDEV attend son permis pour démolir, à la fin de l'été, les bâtiments longeant la rue Sainte-Catherine entre Bleury et Jeanne-Mance, où loge la mythique salle du Spectrum, pour y ériger un immeuble de 15 étages. Le Partenariat du Quartier des spectacles annonçait la semaine dernière l'élaboration d'un plan d'urbanisme et l'injection de 55 millions de dollars pour veiller au développement du secteur, qui comprend le site de la SIDEV.
«Il serait peut-être plus judicieux d'imposer un moratoire sur les projets en cours dans le secteur visé, pour assurer qu'ils soient soumis au même type d'examen que les projets futurs, qui devront se soumettre aux intentions du PPU», écrit dans la page Idées (page A 7) Étienne Coutu, stagiaire en architecture. Il souligne toute l'ironie du PPU: une idée enthousiasmante, qui arrive toutefois trop tard pour empêcher le remplacement du Spectrum par un édifice de 15 étages dont le rez-de-chaussée sera occupé par «encore un autre» magasin à grande surface, Best Buy, américain de surcroît.
S'il reconnaît la laideur et la décrépitude de l'endroit, il déplore que le maire Gérald Tremblay abandonne la salle de spectacle — et le paysage citadin qui serait passablement transformé par un tel édifice — à la bonne volonté du secteur privé.
«Le développement urbain, pour qu'il se fasse intelligemment, doit être balisé et supervisé par les autorités municipales en fonction des intérêts de la population, notamment en faisant montre du courage politique nécessaire pour favoriser le potentiel culturel unique de ce quartier.»
La société immobilière SIDEV attend son permis pour démolir, à la fin de l'été, les bâtiments longeant la rue Sainte-Catherine entre Bleury et Jeanne-Mance, où loge la mythique salle du Spectrum, pour y ériger un immeuble de 15 étages. Le Partenariat du Quartier des spectacles annonçait la semaine dernière l'élaboration d'un plan d'urbanisme et l'injection de 55 millions de dollars pour veiller au développement du secteur, qui comprend le site de la SIDEV.
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