dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres: Pour la défense de l'avenue du Parc

Christina Contandriopoulos - Montréal, le 20 octobre 2006  24 octobre 2006  Villes et régions
Mercredi soir, sans avoir été avertis ni consultés, les Montréalais ont appris que l'une des avenues les plus importantes de leur ville, l'avenue du Parc allait disparaître. Le maire Tremblay et le comité exécutif de la Ville de Montréal ont décidé de changer le nom de l'avenue du Parc pour l'avenue Robert-Bourassa. Peut-on réagir? S'y opposer?

Les grandes villes existent autant par leur présence physique, leur architecture, que par les histoires et les poèmes qu'elles ont inspirés. Michel Tremblay, Robert Lepage, Jean Leloup, Mordecai Richler ont construit Montréal. Notre ville est jeune, insolite et magnifique. L'histoire d'une ville se construit par la permanence des lieux et par leur évolution. Les noms de lieux restent, et le décor change. L'avenue du Parc est un des premiers axes commerciaux de Montréal qui reliaient le fleuve à l'ancienne gare centrale. L'avenue a été juive au début du siècle puis grecque et elle est aujourd'hui multiple, multiethnique. Ses origines et ses commerces ont un charme particulier. C'est aussi sur l'avenue du Parc — et pas sur la Bourassa — qu'en 1923 l'architecte montréalais Joseph-Raoul Gariépy a érigé l'un des plus beaux monuments de Montréal, le Théâtre Rialto, aujourd'hui classé monument historique par Québec et Ottawa. Mais l'avenue du Parc a une origine encore plus poétique, son nom vient de la géographie même de notre ville. C'est après l'aménagement du Parc du Mont-Royal par le paysagiste Olmsted que l'on a baptisé cette avenue qui longeait le parc.

Le coeur de notre ville est alimenté par plusieurs grandes artères, Sainte-Catherine et Sherbrooke, puis la rue Saint-Denis, la Main et l'avenue du Parc. Chacune de ces artères font partie de l'imaginaire collectif des Montréalais, elles organisent nos souvenirs, nos déménagements, elles marquent nos vies et notre histoire. L'avenue du Parc, c'est

nos Champs-Élysées, c'est aussi notre Fifth Avenue! [...] Je ne remets pas en question l'importance de notre ancien ministre Bourassa, mais là n'est pas la question, je demande simplement à notre maire de croire en notre histoire et je le prie de revenir sur sa décision. [...]
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012