Lettres: Pour la défense de l'avenue du Parc
Mercredi soir, sans avoir été avertis ni consultés, les Montréalais ont appris que l'une des avenues les plus importantes de leur ville, l'avenue du Parc allait disparaître. Le maire Tremblay et le comité exécutif de la Ville de Montréal ont décidé de changer le nom de l'avenue du Parc pour l'avenue Robert-Bourassa. Peut-on réagir? S'y opposer?
Les grandes villes existent autant par leur présence physique, leur architecture, que par les histoires et les poèmes qu'elles ont inspirés. Michel Tremblay, Robert Lepage, Jean Leloup, Mordecai Richler ont construit Montréal. Notre ville est jeune, insolite et magnifique. L'histoire d'une ville se construit par la permanence des lieux et par leur évolution. Les noms de lieux restent, et le décor change. L'avenue du Parc est un des premiers axes commerciaux de Montréal qui reliaient le fleuve à l'ancienne gare centrale. L'avenue a été juive au début du siècle puis grecque et elle est aujourd'hui multiple, multiethnique. Ses origines et ses commerces ont un charme particulier. C'est aussi sur l'avenue du Parc — et pas sur la Bourassa — qu'en 1923 l'architecte montréalais Joseph-Raoul Gariépy a érigé l'un des plus beaux monuments de Montréal, le Théâtre Rialto, aujourd'hui classé monument historique par Québec et Ottawa. Mais l'avenue du Parc a une origine encore plus poétique, son nom vient de la géographie même de notre ville. C'est après l'aménagement du Parc du Mont-Royal par le paysagiste Olmsted que l'on a baptisé cette avenue qui longeait le parc.
Le coeur de notre ville est alimenté par plusieurs grandes artères, Sainte-Catherine et Sherbrooke, puis la rue Saint-Denis, la Main et l'avenue du Parc. Chacune de ces artères font partie de l'imaginaire collectif des Montréalais, elles organisent nos souvenirs, nos déménagements, elles marquent nos vies et notre histoire. L'avenue du Parc, c'est
nos Champs-Élysées, c'est aussi notre Fifth Avenue! [...] Je ne remets pas en question l'importance de notre ancien ministre Bourassa, mais là n'est pas la question, je demande simplement à notre maire de croire en notre histoire et je le prie de revenir sur sa décision. [...]
Les grandes villes existent autant par leur présence physique, leur architecture, que par les histoires et les poèmes qu'elles ont inspirés. Michel Tremblay, Robert Lepage, Jean Leloup, Mordecai Richler ont construit Montréal. Notre ville est jeune, insolite et magnifique. L'histoire d'une ville se construit par la permanence des lieux et par leur évolution. Les noms de lieux restent, et le décor change. L'avenue du Parc est un des premiers axes commerciaux de Montréal qui reliaient le fleuve à l'ancienne gare centrale. L'avenue a été juive au début du siècle puis grecque et elle est aujourd'hui multiple, multiethnique. Ses origines et ses commerces ont un charme particulier. C'est aussi sur l'avenue du Parc — et pas sur la Bourassa — qu'en 1923 l'architecte montréalais Joseph-Raoul Gariépy a érigé l'un des plus beaux monuments de Montréal, le Théâtre Rialto, aujourd'hui classé monument historique par Québec et Ottawa. Mais l'avenue du Parc a une origine encore plus poétique, son nom vient de la géographie même de notre ville. C'est après l'aménagement du Parc du Mont-Royal par le paysagiste Olmsted que l'on a baptisé cette avenue qui longeait le parc.
Le coeur de notre ville est alimenté par plusieurs grandes artères, Sainte-Catherine et Sherbrooke, puis la rue Saint-Denis, la Main et l'avenue du Parc. Chacune de ces artères font partie de l'imaginaire collectif des Montréalais, elles organisent nos souvenirs, nos déménagements, elles marquent nos vies et notre histoire. L'avenue du Parc, c'est
nos Champs-Élysées, c'est aussi notre Fifth Avenue! [...] Je ne remets pas en question l'importance de notre ancien ministre Bourassa, mais là n'est pas la question, je demande simplement à notre maire de croire en notre histoire et je le prie de revenir sur sa décision. [...]
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