Murdochville - Trudel invite la compagnie Noranda à plus de générosité
Le gouvernement n'a toujours pas l'intention de dédommager les citoyens qui voudraient quitter la ville
28 septembre 2002
Villes et régions
Québec - La compagnie Noranda devrait se montrer plus généreuse envers les travailleurs de Murdochville en améliorant ses régimes de retraite et en augmentant ses allocations de départ, a estimé hier le ministre des Régions du Québec, Rémy Trudel.
«Noranda a une responsabilité à l'égard de ses travailleurs et c'est particulièrement à elle à exercer cette responsabilité à l'égard des travailleurs et de l'état de vie dans lequel ils se retrouvent et de leur transition vers un autre état de vie», a-t-il déclaré.
Noranda a déjà offert de rembourser 65 % du prix des maisons en 1998, mais cette offre a été jugée insuffisante par les travailleurs.
La compagnie minière a décidé au printemps de cesser l'exploitation de la Fonderie Gaspé, le principal employeur de Murdochville, ce qui a fait tomber la valeur des maisons de centaines de travailleurs mis à pied. À la fin août, 65 % de la population de la municipalité a voté en faveur d'une fermeture de la ville et d'indemnisations gouvernementales, mais Québec a refusé d'accéder à ce souhait.
Rémy Trudel a réitéré que le gouvernement n'avait pas l'intention de dédommager les travailleurs qui voudraient quitter l'endroit pour refaire leur vie ailleurs.
Le ministre a tenu ces propos dans le cadre d'une conférence de presse qui dressait le bilan de sa tournée des régions, en préparation du Rendez-vous national des régions qui se tiendra à Québec, à la mi-novembre. Il a rencontré, depuis le 17 mai, quelque 2300 chefs de file socioéconomiques des sept régions-ressources et sept régions centrales du Québec.
«La grande dominante, pour les deux catégories de régions, c'est le manque de main-d'oeuvre qualifiée, a-t-il révélé. Les régions-ressources manquent de main-d'oeuvre pour faire la deuxième ou la troisième transformation des ressources, tandis que les régions centrales sont en pénurie de main-d'oeuvre qualifiée pour répondre à la fragilité de leur compétitivité internationale.»
M. Trudel a indiqué qu'il fallait attirer et retenir des gens en région au moyen d'emplois significatifs. En ce sens, il prétend qu'«une idée serait la mise au point de filières d'excellence des régions, des systèmes intégrés de production qui amèneraient chacune d'elles à développer davantage d'emplois significatifs et les placeraient dans une situation où elles pourraient compétitionner au niveau mondial».
Le ministre a cité la vallée de l'Aluminium, au Saguenay, comme exemple de développement régional spécialisé qui pourrait être appliqué ailleurs au Québec. Des crédits d'impôt et autres leviers fiscaux sont en effet offerts par le gouvernement québécois aux entreprises spécialisées qui viennent s'y installer.
Rémy Trudel a soutenu que les interlocuteurs qu'il a rencontrés ces derniers mois lui ont aussi parlé de la nécessité de décentraliser le processus de la prise de décision au profit des régions et de développer et maintenir une qualité de vie dans les milieux régionaux pour freiner l'exode des jeunes.
Au cours des semaines à venir, les forums régionaux seront invités à identifier leurs priorités de développement, les stratégies ou types d'intervention qu'elles préfèrent pour atteindre ces objectifs, les gestes et engagements qu'elles peuvent prendre à cet égard et les appuis qu'elles recherchent auprès du gouvernement et des autres partenaires pour y arriver.
«Noranda a une responsabilité à l'égard de ses travailleurs et c'est particulièrement à elle à exercer cette responsabilité à l'égard des travailleurs et de l'état de vie dans lequel ils se retrouvent et de leur transition vers un autre état de vie», a-t-il déclaré.
Noranda a déjà offert de rembourser 65 % du prix des maisons en 1998, mais cette offre a été jugée insuffisante par les travailleurs.
La compagnie minière a décidé au printemps de cesser l'exploitation de la Fonderie Gaspé, le principal employeur de Murdochville, ce qui a fait tomber la valeur des maisons de centaines de travailleurs mis à pied. À la fin août, 65 % de la population de la municipalité a voté en faveur d'une fermeture de la ville et d'indemnisations gouvernementales, mais Québec a refusé d'accéder à ce souhait.
Rémy Trudel a réitéré que le gouvernement n'avait pas l'intention de dédommager les travailleurs qui voudraient quitter l'endroit pour refaire leur vie ailleurs.
Le ministre a tenu ces propos dans le cadre d'une conférence de presse qui dressait le bilan de sa tournée des régions, en préparation du Rendez-vous national des régions qui se tiendra à Québec, à la mi-novembre. Il a rencontré, depuis le 17 mai, quelque 2300 chefs de file socioéconomiques des sept régions-ressources et sept régions centrales du Québec.
«La grande dominante, pour les deux catégories de régions, c'est le manque de main-d'oeuvre qualifiée, a-t-il révélé. Les régions-ressources manquent de main-d'oeuvre pour faire la deuxième ou la troisième transformation des ressources, tandis que les régions centrales sont en pénurie de main-d'oeuvre qualifiée pour répondre à la fragilité de leur compétitivité internationale.»
M. Trudel a indiqué qu'il fallait attirer et retenir des gens en région au moyen d'emplois significatifs. En ce sens, il prétend qu'«une idée serait la mise au point de filières d'excellence des régions, des systèmes intégrés de production qui amèneraient chacune d'elles à développer davantage d'emplois significatifs et les placeraient dans une situation où elles pourraient compétitionner au niveau mondial».
Le ministre a cité la vallée de l'Aluminium, au Saguenay, comme exemple de développement régional spécialisé qui pourrait être appliqué ailleurs au Québec. Des crédits d'impôt et autres leviers fiscaux sont en effet offerts par le gouvernement québécois aux entreprises spécialisées qui viennent s'y installer.
Rémy Trudel a soutenu que les interlocuteurs qu'il a rencontrés ces derniers mois lui ont aussi parlé de la nécessité de décentraliser le processus de la prise de décision au profit des régions et de développer et maintenir une qualité de vie dans les milieux régionaux pour freiner l'exode des jeunes.
Au cours des semaines à venir, les forums régionaux seront invités à identifier leurs priorités de développement, les stratégies ou types d'intervention qu'elles préfèrent pour atteindre ces objectifs, les gestes et engagements qu'elles peuvent prendre à cet égard et les appuis qu'elles recherchent auprès du gouvernement et des autres partenaires pour y arriver.
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