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    L’opposition évite de prendre position sur le budget municipal de Québec

    12 décembre 2017 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    Le chef de l'opposition à la ville de Québec, Jean-François Gosselin
    Photo: Renaud Philippe Le Devoir Le chef de l'opposition à la ville de Québec, Jean-François Gosselin

    Le parti de Jean-François Gosselin, Québec 21, n’a pas été en mesure de prendre position sur le budget 2018 de l’administration Labeaume lundi matin.

     

    « Je ne suis pas ici pour vous dire exactement où il investit trop ou s’il n’investit pas assez, je suis là pour vous dire qu’on va poser des questions », a déclaré M. Gosselin en conférence de presse.

     

    M. Gosselin et son collègue Stevens Melançon pourront en effet poser des questions toute la semaine à l’occasion de l’étude du budget avec les fonctionnaires (en comité plénier).

     

    « On vient de l’avoir, on vient d’en prendre connaissance », a-t-il ajouté sans préciser s’il s’agissait selon lui d’un bon budget ou pas.

     

    MM. Gosselin et Melançon ont pu consulter les documents budgétaires entre 8 h 15 et 11 h en même temps que les journalistes lundi matin. Or « l’analyse de ça, ça ne se fait pas en quelques heures », a fait valoir M. Melançon.

     

    La Ville de Québec présentait lundi un budget à l’image de celui de l’an dernier avec un gel des taxes résidentielles et une légère hausse des taxes commerciales au niveau de l’inflation (1,7 %).

     

    Les taxes foncières d’une résidence évaluée à 283 000 $ s’élèveront dès lors à un peu moins de 2800 $ en 2018 avec quelques minces variations découlant du partage du déficit de l’ancienne Ville de Québec (avant la fusion).

     

    « Ce budget est fidèle à tous nos engagements avec la population de Québec », a rappelé le maire Régis Labeaume en conférence de presse tout en écorchant par la bande le gouvernement du Québec.

     

    Les revenus du cannabis

     

    « Quatre-vingts pour cent de nos revenus proviennent de la taxe foncière. […] On va le redire, ça n’a pas de bon sens », a lancé le maire qui, à l’instar de ses collègues d’autres villes, réclame le tiers des bénéfices liés à la légalisation du cannabis pour soutenir notamment son service de police.

     

    Pour le reste, la Ville répartit sa marge de manoeuvre un peu partout. Ainsi, les dépenses continuent d’augmenter, mais légèrement (+1,3 %), l’équivalent de 19 millions de plus sur un budget de 1,438 milliard.

     

    Quant à la dette, elle continue de diminuer, mais seulement de 1 %, l’équivalent de 15,2 millions de moins.

     

    La Ville accroît en outre la part de ses investissements payés comptant (+15 millions) et réussit à contenir la hausse de sa masse salariale.

     

    La réforme des régimes de retraite continue par ailleurs de réduire les dépenses de la Ville, mais moins que l’an dernier, avec 20,7 millions de moins dans la colonne des dépenses.

     

    Coûteux arrêt Jordan

     

    Sur le front des investissements, la réfection des chaussées hérite de la part du lion pour les trois prochaines années, avec environ 300 millions d’investissements prévus.

     

    Suivent le centre de biométhanisation dans le secteur Limoilou (85,4 millions), la flotte de bus (76 millions), les aqueducs et égouts (75 millions) et le futur Centre de glace du côté de Sainte-Foy (67 millions).

     

    Le budget révèle en outre que l’arrêt Jordan ralentit les efforts de la Ville pour réduire le poids de sa masse salariale. L’an dernier, elle a ainsi dû embaucher 19 avocats occasionnels, l’équivalent de 1,4 million d’honoraires supplémentaires.













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