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    Anne Guérette se fait plus mordante au débat économique

    25 octobre 2017 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    Régis Labeaume, Anne Guérette et Jean-François Gosselin ont croisé le fer, mardi soir à Québec, lors d’un débat organisé par les milieux d’affaires de la capitale nationale.
    Photo: Francis Vachon Le Devoir Régis Labeaume, Anne Guérette et Jean-François Gosselin ont croisé le fer, mardi soir à Québec, lors d’un débat organisé par les milieux d’affaires de la capitale nationale.

    Plutôt effacée pendant le premier débat électoral, la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, a livré une performance étonnante au deuxième débat des élections à la mairie de Québec, organisé par les milieux d’affaires.

     

    Alors que tous appréhendaient un nouvel affrontement entre Régis Labeaume et Jean-François Gosselin, Mme Guérette en a surpris plus d’un mardi avec un propos plus clair que d’habitude et des attaques aussi mordantes qu’efficaces.

     

    « Voter pour Régis Labeaume, c’est voter pour l’idée d’un seul homme; voter pour Jean-François Gosselin, c’est voter pour l’homme d’une seule idée », a-t-elle lancé à la fin du débat avant de promettre aux électeurs un « leadership innovant ».

     

    La candidate, qui propose un projet de tramway sur l’axe le plus achalandé du Métrobus, s’est présentée comme « la seule » à avoir un véritable projet de mobilité.

     

    À Jean-François Gosselin, qui reprochait au maire sortant, Régis Labeaume, de ne pas dévoiler son plan de transport, elle a lancé du tac au tac : « Arrêtez de poser la même question, M. Gosselin, il n’y en a pas de projet ! », déclenchant une salve d’applaudissements dans la salle.

     

    Répétant en substance son discours habituel, M. Gosselin a quant à lui cherché durant tout le débat à provoquer le maire. « Vous n’avez pas de projet, vous ne voulez pas nous dire c’est quoi votre projet », a-t-il dit avant de souligner que « beaucoup de commentateurs » trouvaient la campagne du maire sortant « un peu terne ». « Avez-vous encore le goût d’être maire de Québec ? » a-t-il demandé.

     

    Labeaume de glace

     

    Sans jamais se fâcher, M. Labeaume a joué en général la carte de l’expérience et répondu à plusieurs des suggestions de ses adversaires en soulignant qu’elles « existaient déjà ».

     

    Ainsi, à M. Gosselin, qui suggérait de créer un « guichet unique » pour le recrutement des travailleurs étrangers, M. Labeaume a rétorqué que le travail était déjà fait par l’organisme Québec international.

     

    Le maire sortant, qui est au pouvoir depuis dix ans, a toutefois été moins convaincant et plus vague lorsque ses adversaires lui ont demandé ce qu’il comptait changer ou proposer de nouveau aux électeurs.

     

    Sur le plan économique, M. Labeaume a insisté sur le manque de main-d’oeuvre et dit vouloir multiplier les efforts de promotion de la ville dans les pays francophones.

     

    Mme Guérette, elle, s’est engagée à positionner Québec comme un modèle mondial en matière d’environnement et d’économie durable.

     

    Quant à M. Gosselin, il s’est présenté aux gens d’affaires d’abord comme l’un des leurs (il dirige lui-même une petite entreprise) et s’en est pris à la bureaucratie municipale. Évoquant les « 12 travaux d’Astérix », il a dénoncé la réglementation « excessive ».

     

    « C’est rendu qu’on ne peut même pas choisir la couleur des murs », a-t-il lancé.

     

    Le chef de Québec 21 a aussi dénoncé le fait que « toutes les décisions étaient centralisées au bureau du maire » et que les gens d’affaires avaient peur de se retrouver sur une « blacklist », point à propos duquel le principal intéressé n’a pas répliqué.













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