Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Régis Labeaume sur la défensive lors d'un débat à Québec

    Jean-François Gosselin a multiplié les attaques, Anne Guérette se tenant à l’écart

    18 octobre 2017 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    Le maire sortant, Régis Labeaume, la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, et le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, photographiés juste avant le début du débat, mardi soir
    Photo: Francis Vachon Le Devoir Le maire sortant, Régis Labeaume, la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, et le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, photographiés juste avant le début du débat, mardi soir

    À Québec, le maire sortant, Régis Labeaume, s’est retrouvé sur la défensive lors d’un débat télévisé mardi soir face à un Jean-François Gosselin particulièrement incisif, qui lui a promis des « surprises le 5 novembre ».

     

    Réputé pour son agressivité, le maire sortant a ainsi hérité de la position inhabituelle de celui qui se défend, mardi soir. « Laissez-moi parler deux petites secondes, un petit peu de politesse », a-t-il lancé à plusieurs reprises au chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.

     

    Durant tout le débat, M. Gosselin a multiplié les réparties musclées, dénonçant notamment un investissement controversé censé servir de vitrine à la ville à l’étranger. « Une boule de neige pour Bordeaux à 150 000 $, vous trouvez ça responsable ? »

     

    « Pourquoi les gens, dans le dernier sondage, sont satisfaits à 78 % ? » lui a rétorqué le maire. Ce à quoi M. Gosselin a répondu qu’il y avait un « vent de changement à Québec » et que M. Labeaume allait « avoir des surprises le 5 novembre ».

     

    Le maire, qui avait promis de faire une campagne particulièrement respectueuse, a gardé son calme, mais mis en cause « la crédibilité » de Jean-François Gosselin. « Vous avez annoncé une baisse de taxes ; deux semaines après, vous dites “finalement je vais les geler”. […] On n’y comprend plus rien. […] On a un problème de crédibilité avec vos chiffres, M. Gosselin. »

     

    Troisième lien

     

    Se concentrant sur l’attaque, le chef de Québec 21 n’a toutefois pas répondu à la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, lorsqu’elle l’a interrogé sur l’impact que risquait d’avoir un troisième lien sur la congestion, qu’on veut justement réduire.

     

    « Un vote pour Mme Guérette, c’est un vote pour le tramway, un vote pour Labeaume, c’est pour le SRB, et un vote pour Jean-François Gosselin, c’est pour le troisième lien à l’est », a-t-il répété plus d’une fois durant le débat.

     

    À ce propos, le maire sortant a plaidé que la population n’avait pas nécessairement à choisir entre son réseau de transport structurant et un troisième lien. « Vous opposez le système de transport structurant et le troisième lien. À Montréal, ils ont un nouveau pont, ils ont une ligne bleue, une ligne rose éventuellement, un train de l’ouest, un REM, ils en ont pour 10, 15 milliards de projets. […] Pourquoi nous autres, à Québec, on doit faire le choix entre deux projets ? » a-t-il lancé.

     

    Le débat n’aura toutefois pas permis de définir son projet de transport structurant, ce qui lui a valu des attaques de chacun de ses adversaires.

     

    Culture et patrimoine

     

    Questionné sur la place qu’allait occuper la culture dans son programme, M. Gosselin a répété qu’il investirait dans les « services de proximité ». Et demandé « combien de petites filles et de petits gars auraient pu prendre des cours de théâtre » avec l’argent investi par la Ville dans le projet de Diamant d’Ex Machina (7 millions de dollars).

     

    Sur le patrimoine, le chef de Québec 21 a répondu en parlant à nouveau du projet de troisième lien. « Pendant 100 ans, le pont de Québec a été une fierté régionale. On en parlait partout dans le monde. […] Comme leader régional, je veux que le troisième lien soit comme ce que le pont de Québec a été il y a 100 ans. Je veux que ce soit un attrait touristique du patrimoine du 21e siècle ! »

     

    Une affirmation qui a fait réagir M. Labeaume. « Je trouve ça terrible qu’en 2017 on ne comprenne plus le rôle de l’industrie culturelle dans l’économie », a-t-il dit.

     

    « Ville d’avenir »

     

    À l’écart de ce qui avait des allures de duel, la chef de Démocratie Québec s’en est tenue pour sa part aux grandes lignes de son programme, soit une « ville d’avenir à échelle humaine » et une « démocratie innovante ». Comme « mesures concrètes », elle a mis l’accent sur l’étalement du paiement des taxes sur 12 mois, la création de budgets participatifs dans les conseils de quartier et la mise sur pied d’un tramway sur l’axe le plus achalandé du métrobus en haute-ville.

     

    Questionnée sur son ouverture à prélever la taxe sur l’essence, Mme Guérette a précisé par ailleurs qu’elle ne le ferait pas tant que la Ville n’aurait pas une autre solution intéressante en matière de transport en commun.

     

    Cela faisait 10 ans que Régis Labeaume n’avait pas pris part à un débat télévisé en campagne électorale, le dernier remontant à 2007 face à Anne Bourget, Claude Larose et Marc Bellemare.

     

    En 2013, le maire sortant et le candidat David Lemelin, de Démocratie Québec, avaient participé à un débat public organisé par la Chambre de commerce, mais il n’était pas télévisé.

     

    En plus du débat de mardi, les trois candidats se sont engagés à débattre le 24 octobre lors d’un événement à l’initiative de la Jeune chambre de commerce de Québec.
     













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.