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    Jean-François Gosselin veut un pont pour stimuler l’économie de Québec

    12 octobre 2017 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    Le chef de Québec21, Jean-François Gosselin, affirme que l’élection actuelle est essentiellement un référendum sur le projet de transport en commun du maire Labeaume.
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Le chef de Québec21, Jean-François Gosselin, affirme que l’élection actuelle est essentiellement un référendum sur le projet de transport en commun du maire Labeaume.

    Le candidat à la mairie Jean-François Gosselin « a de la difficulté » avec le projet du Phare du groupe immobilier Dallaire, dont il craint l’impact sur le marché immobilier et remet en question le processus d’approbation.

     

    Au départ, M. Gosselin était ravi de voir un promoteur prêt à investir autant d’argent (650 millions). « En même temps, mon autre réflexe dans ce dossier-là particulier, c’est d’être sceptique un peu », a-t-il soutenu en entrevue éditoriale avec Le Devoir.

     

    Rappelons que le Groupe Dallaire souhaite construire un complexe de 65 étages sur le boulevard Laurier, dans le secteur de Sainte-Foy. Même s’il a l’appui du maire Labeaume depuis le départ, le projet n’a toutefois pas encore eu le feu vert officiel de la Ville puisqu’il nécessite une importante modification de zonage qui plafonne à 29 étages à cet endroit.

     

     

    M. Gosselin se demande quel sera l’impact de l’arrivée du Phare, parce que tout n’est pas loué dans les immeubles du secteur, notamment dans l’édifice Jules-Dallaire du même promoteur, dit-il.

     

    « On manque beaucoup d’informations, ajoute-t-il. Pourquoi change-t-on le zonage dans ce cas-là particulier puis, en même temps, des PME — j’en rencontre tous les jours —, des présidents de PME […] me disent [que] c’est donc ben compliqué de faire affaire avec la Ville de Québec ? »

     

    Un référendum sur le SRB

     

    Pour le candidat, l’élection en cours est essentiellement un référendum sur le projet de transport en commun du maire Labeaume. La Ville de Québec, martèle-t-il, n’a pas besoin d’un projet de transport en commun structurant, mais bien d’un nouveau pont ou d’un tunnel à l’est, entre la rive sud et la rive nord.

     

    Quand on lui demande en quoi un troisième lien est un meilleur investissement de fonds publics qu’un réseau de transport en commun structurant, il rétorque que le troisième lien est un « outil parmi d’autres » pour réduire la congestion routière, mais que c’est « avant tout un outil de développement économique ».

     

    Mais encore ? « Pour les mêmes raisons qu’on a construit le pont de Québec il y a 100 ans, poursuit-il. […] On l’a fait et ça a permis de développer la ville de Québec. Sinon, on aurait développé la rive sud. Pour les mêmes raisons aujourd’hui, si on veut développer l’est de Québec, il faut que les gens puissent traverser. »

     

    Pour le reste, le chef de Québec21 a surtout des choses à dire sur ce qu’il appelle les services de proximité : les ordures, le déneigement, les loisirs… S’il est favorable à l’agrandissement de la bibliothèque Étienne-Parent à Beauport, il s’oppose à la rénovation de la bibliothèque Gabrielle-Roy. « Le projet qui est proposé, c’est un projet de nature esthétique. C’est beau, c’est gros. Ça, j’en conviens. »

     

    Cadre financier à venir

     

    L’argument de recourir à la beauté pour inciter plus de gens à lire et faire la promotion de la culture ne le convainc pas. Il souligne que c’est un projet de « 40 millions, dont 32,6 millions qui viennent des payeurs de taxes de la ville de Québec ». On devrait se contenter de moins pour assurer des rénovations de base, croit-il.

     

    Qu’en est-il des subventions du gouvernement du Québec dont on se priverait ? Cela pourrait « peut-être [être] investi ailleurs et beaucoup mieux dans des activités, des activités de lecture », rétorque-t-il.

     

    Quand on lui fait remarquer que ces subventions sont associées à des projets bien précis, il dit « comprendre » et ajoute que lui, comme maire, irait s’asseoir avec les élus du Parlement pour leur parler d’autres besoins.

     

    Enfin, à ceux qui lui reprochent de ne pas s’appuyer davantage sur des données et des chiffres, le candidat promet qu’il présentera un cadre financier d’ici la fin de la campagne. « On se garde l’annonce, c’est stratégique », dit-il un sourire en coin.
     













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