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    Usine Anacolor: le gouvernement libéral moins déterminé que sa candidate dans Louis-Hébert

    27 septembre 2017 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    La candidate libérale dans Louis-Hébert, Ihssane El Ghernati, a promis de régler l'épineux problème de l'usine située près de la plage Jacques-Cartier, à Cap-Rouge, d'ici 2018.
    Photo: Renaud Philippe Le Devoir La candidate libérale dans Louis-Hébert, Ihssane El Ghernati, a promis de régler l'épineux problème de l'usine située près de la plage Jacques-Cartier, à Cap-Rouge, d'ici 2018.

    Le gouvernement libéral refuse de prendre les mêmes engagements dans le dossier d’Anacolor que sa candidate dans la partielle de Louis-Hébert, Ihssane El Ghernati. L’aspirante députée s’est engagée à régler le problème d’ici un an.

     

    « C’est un engagement de la candidate », a répondu le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, quand les médias lui ont demandé mardi si son gouvernement faisait la même promesse.

     

    Les libéraux au pouvoir cherchent en vain depuis 2015 à régler les problèmes liés à Anacolor, une usine de revêtement métallique dont les émanations incommodent des citoyens à Cap-Rouge.

     

    Or Mme El Ghernati a promis lundi de régler le problème d’ici 2018, à défaut de quoi elle ne solliciterait pas un nouveau mandat. Comment s’y prendrait-elle ? « Ce qu’on comprend, c’est qu’Anacolor est prête à entrer dans une discussion », a dit M. Blais mardi.

     

    Pas question toutefois de recourir au Fonds vert pour financer un éventuel déménagement, a soutenu son collègue du Développement durable, David Heurtel. Le Fonds vert s’applique exclusivement à des projets visant à réduire les GES, a-t-il expliqué. Selon des informations du Soleil, Anacolor a proposé un tel scénario au gouvernement.

     

    En vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, le gouvernement a le pouvoir de forcer l’entreprise à cesser ses activités. Or l’entreprise a contesté devant les tribunaux toutes ses tentatives de suspendre ses certificats d’autorisation.

     

    Déménagement ?

     

    L’autre solution consisterait à déménager l’entreprise. Or cela ne relève pas du gouvernement, mais de la Ville, a signalé le ministre Heurtel.

     

    Le dossier a d’ailleurs resurgi dans la campagne électorale municipale mardi matin, quand Anne Guérette et son parti, Démocratie Québec, ont proposé de donner à Anacolor 1,29 million pour qu’elle quitte le terrain.

     

    « La relocalisation, c’est la seule solution satisfaisante », a plaidé la candidate du parti dans le district, Stéphanie Houde, qui dirigeait anciennement le Regroupement citoyen pour la qualité de l’air de Cap-Rouge.

     

    Le montant de 1,29 million correspond à l’évaluation foncière du terrain et du bâtiment de l’usine. « On a confiance qu’ils vont accepter ce montant », a déclaré Mme Guérette. « Advenant un refus de l’entreprise, nous devrons […] entamer les procédures d’expropriation de l’entreprise. » Démocratie Québec souhaite toutefois qu’Anacolor paie les coûts de démolition de l’usine. Le parti projette d’aménager ensuite un parc sur le terrain.

     

    L’administration Labeaume a déjà fait des offres d’achat à Anacolor dans le passé, mais cette dernière avait répliqué avec des contre-offres s’élevant à « des millions », selon ce qu’avait affirmé M. Labeaume. Le porte-parole Anacolor n’a pas rappelé Le Devoir mardi.













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