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    Partielle dans Louis-Hébert: les candidats prônent la relocalisation d’Anacolor

    25 septembre 2017 17h49 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    Depuis cinq ans, des résidants du secteur Cap-Rouge se plaignent des odeurs émanant de l’entreprise spécialisée en peinture de pièces métalliques.
    Photo: iStock Depuis cinq ans, des résidants du secteur Cap-Rouge se plaignent des odeurs émanant de l’entreprise spécialisée en peinture de pièces métalliques.

    Presque tous les candidats à l’élection partielle de Louis-Hébert prônent la relocalisation de l’entreprise Anacolor. Une nouvelle bien accueillie par le Regroupement citoyen pour la qualité de l’air de Cap-Rouge, qui veut maintenant savoir quand un tel déménagement pourra se faire.

     

    « On comprend que tout le monde est en faveur de notre cause, tout le monde trouve ça aberrant qu’on respire encore les émanations de solvant », a déclaré lundi au Devoir la porte-parole du groupe, Zeina Constantin.

     

    Lundi, la candidate libérale, Ihssane El Ghernati, a annoncé en conférence de presse qu’elle était prête à forcer le déménagement de l’usine si nécessaire. Or elle n’est pas la seule puisque sept des dix candidats à l’élection partielle sont prêts à aller jusque-là pour résoudre le problème des odeurs dans le voisinage.

     

    Depuis deux semaines, le regroupement a rencontré chacun des dix candidats pour leur demander de se prononcer sur le dossier avant l’élection du 2 octobre. « On voulait des engagements fermes. Pas juste de belles paroles avec une belle cassette. »

     

    L’exercice, poursuit Zeina Constantin, visait à offrir aux citoyens de Cap-Rouge l’information pour « faire un choix éclairé ».

     

    Afin de faire cela dans les règles de l’art, le regroupement avait aussi entrepris des démarches auprès du Directeur général des élections (DGE) pour obtenir le statut d’intervenant particulier. Ce statut lui donne officiellement le droit d’intervenir dans la campagne, mais à condition qu’il reste neutre.

     

    Seuls la candidate d’Équipe Adrien Pouliot, Sylvie Asselin, et l’autonomiste Jean-Luc Rouckout n’en parlent pas dans leur réponse au Regroupement. Le néo-démocrate Denis Blanchette en fait quant à lui mention, mais préconise plutôt la création de comités. Le candidat du Parti vert, Alex Tyrrel, va quant à lui plus loin que tous les autres, et suggère de fermer l’usine en attendant le déménagement.

     

    Depuis cinq ans, des résidants du secteur Cap-Rouge, dans la circonscription de Louis-Hébert, se plaignent des odeurs émanant de l’entreprise spécialisée en peinture de pièces métalliques. En mars, le ministère du Développement durable a suspendu son certificat d’autorisation, une décision qui est contestée par l’entreprise devant le tribunal administratif. Une demande d’injonction du Regroupement doit aussi être entendue par la Cour supérieure.

     

    Un enjeu municipal

     

    Mais où pourrait-on relocaliser l’entreprise ? Ne risque-t-on pas de transférer le problème à d’autres secteurs ? « Il y a des parcs industriels qui sont réservés à ce genre d’entreprises là, sans voisins aux alentours », rétorque Mme Constantin.

     

    Son regroupement, dit-elle, souhaite maintenant que les candidats s’engagent sur les délais. « C’est facile de dire que l’usine va déménager, mais si c’est pour prendre quatre ans, avant que l’on construise une usine, notre problème n’est pas plus réglé. »

     

    La question constitue en outre un enjeu des élections municipales à Québec puisque l’ancienne porte-parole du Regroupement, Stéphanie Houde, est candidate dans le district pour le parti d’Anne Guérette, Démocratie Québec.

     

    « Je me suis présentée récemment au conseil de ville et je vous dirais que les réponses du maire Labeaume m’ont déçue. Il m’a clairement dit qu’il avait fait tout ce qui était dans son pouvoir. »

     

    Dans le passé, l’administration Labeaume avait proposé de racheter le terrain d’Anacolor, mais Mme Constantin croit qu’elle aurait pu offrir un meilleur prix que celui de l’évaluation.

     

    Le Regroupement compte aussi rencontrer tous les candidats à l’élection municipale. « On va continuer de marteler que la ville a un rôle à jouer dans ce dossier-là. »

     

    Quant à la direction d’Anacolor, elle n’a pas rappelé Le Devoir.













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