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    Labeaume et Péladeau

    Questions autour d’un vol d’hélicoptère

    21 mars 2017 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    M. Labeaume et M. Péladeau ont volé ensemble dans l’hélicoptère TVA samedi à l’occasion de la finale de la Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines.
    Photo: Clément Allard La Presse canadienne M. Labeaume et M. Péladeau ont volé ensemble dans l’hélicoptère TVA samedi à l’occasion de la finale de la Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines.

    Le maire de Québec, Régis Labeaume, aurait dû refuser l’invitation du patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau, à faire un vol d’hélicoptère la fin de semaine dernière, selon l’opposition, qui y voit le signe d’une trop grande proximité.

     

    « Nous, on pense qu’il aurait dû s’abstenir d’accepter le voyage en hélicoptère, a déclaré lundi le conseiller de l’opposition, Paul Shoiry, en réponse à une question à ce sujet. Au niveau des apparences, des perceptions et de l’éthique, c’est problématique à mon avis. »

     

    Questionné à ce propos, M. Labeaume a répondu par une boutade au journaliste de Radio-Canada qui l’interrogeait. « Si vous aviez un hélicoptère, Radio-Can, j’embarquerais dedans avec plaisir. Qu’ils vous donnent un hélicoptère, les cheaps ! »Invité à répondre sérieusement, il a laissé tomber sarcastiquement « qu’on manque de problèmes dans cette ville-là ».

     

    M. Labeaume et M. Péladeau ont volé ensemble dans l’hélicoptère TVA samedi à l’occasion de la finale de la Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines. Ils ont ainsi pu survoler le site de la compétition sur les Plaines d’Abraham. « Ils m’ont offert ça et je voulais voir de quoi ça avait l’air, voir le circuit, le parcours », a dit M. Labeaume.

     

    L’événement était produit par une filiale de Québecor, Gestev, en collaboration avec Ski de fond Canada et la Corporation événements d’hiver de Québec. Gestev produit de nombreuses compétitions sportives ainsi que des spectacles dans la capitale, notamment au Centre Vidéotron.

     

    Dons interdits

     

    Or, selon M. Shoiry, le maire aurait dû maintenir une « très grande distance », « d’autant plus que le propriétaire de TVA, Québecor, a une entente avec la Ville de plusieurs millions de dollars ».

     

    Il a ajouté que « le comité exécutif dirigé par le maire » a accepté dans le passé de modifier l’entente pour garder les états financiers du Centre Vidéotron confidentiels. Enfin, l’opposition a signalé que le code d’éthique des élus leur interdisait de recevoir des cadeaux et qu’un vol d’hélicoptère était très coûteux.

     

    En vertu de ce code, les élus ne peuvent accepter aucun don, marque d’hospitalité ou avantage dans l’exercice de leurs fonctions « qui risque de compromettre leur intégrité ». Même lorsque l’intégrité n’est pas en jeu (lors d’une rencontre diplomatique par exemple), les élus doivent signaler au greffier de la Ville tout don d’une valeur supérieure à 200 $.

     

    Mais dans ce cas-ci, le maire de Québec n’a pas l’intention de faire une telle déclaration, a expliqué son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, en début de soirée. « On ne peut pas assimiler ça à un cadeau, parce que ce sont deux partenaires de l’événement [la Coupe du monde] ». M. Nolin a ajouté que M. Labeaume et M. Péladeau ont l’intention de soumettre la candidature de Québec pour les Championnats de 2019 et qu’il était nécessaire pour eux de « regarder les options ».













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