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    Le Centre Vidéotron est plus coûteux que prévu, déplore l’opposition à Québec

    La Ville de Québec doit rembourser 729 000 $ de loyer à Québecor

    21 juin 2016 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec

    Les premiers mois d’existence du Centre Vidéotron de Québec ont été déficitaires. En vertu de l’entente avec Québecor, la Ville de Québec doit donc rembourser à l’entreprise la totalité du loyer qu’elle lui a imposé en 2015, soit 729 000 $.

     

    « C’est un déficit d’opération qui est plus important que ce qu’on nous avait fait croire », a déploré Paul Shoiry, le chef de l’opposition de Démocratie Québec lundi.

     

    L’opposition estime que c’est beaucoup dans la mesure où ce montant ne couvre que quatre mois alors que les scénarios présentés lors de la signature de l’entente avec Québecor prévoyaient des coûts des 600 000 $ sur toute l’année.

     

    Aux yeux du maire Régis Labeaume, ce n’est pas un problème. « Il n’y a aucune surprise là-dedans », a-t-il dit en ajoutant « qu’on ne pouvait pas penser » qu’une entreprise serait rentable dès la première année. « C’est une compagnie en démarrage », dit-il.

     

    Selon le maire, la Ville « n’est pas à risque » parce que la construction lui a coûté moins cher que prévu. Les 15 millions de dollars qu’elle a économisés, dit-il, lui permettent de réduire ses emprunts annuels de 1,5 million, ce qui lui assure un revenu annuel de 1 million de dollars par an. Et ce, même si elle doit se priver du loyer de QMI.

     

    « Normal », selon Labeaume

     

    Le contrat de 2011 stipule qu’en cas de déficit d’exploitation à l’amphithéâtre, la Ville doit assumer 50 % de la facture jusqu’à concurrence de 2,5 millions de dollars, montant du loyer annuel que lui paie l’entreprise pour le bâtiment. Pour les quatre premiers mois, cela équivaut à 729 000 $.

     

    Le rapport financier de la Ville révèle en outre que cette dernière a récolté 330 000 $ grâce aux 4 $ qu’elle reçoit pour chaque billet vendu. En ajoutant les revenus de stationnement, les entrées s’élèvent à 366 000 $.

     

    Il n’a toutefois pas été possible de savoir à combien s’élève le déficit du Centre Vidéotron, ces renseignements étant protégés par une nouvelle entente de confidentialité.

     

    Avec une équipe de hockey, l’entente aurait été plus profitable pour la Ville. Mais cette dernière a accepté de concéder davantage dans le scénario « sans équipe » puisque le risque financier est plus important pour Québecor.

     

    « Ce qui est un peu scandaleux », selon Paul Shoiry, c’est que « s’il y avait un profit, la Ville n’en bénéficierait pas. »

     

    Or selon le maire, la ville n’aurait jamais été capable d’aller chercher « 33 millions cash » dans la négociation si elle ne s’était pas engagée à rembourser le loyer en cas de déficit.

     

    À une journaliste qui lui demandait s’il était « inquiet » pour la rentabilité du centre, le maire a cherché à tempérer les soucis. « Une entreprise en démarrage, les 12 premiers mois qu’ils font pas de profit, moi, je trouve ça normal », a-t-il dit.

     

    Quand on lui fait remarquer que le Centre Vidéotron a pourtant multiplié les succès de foule depuis septembre (Metallica, Pearl Jam, Justin Bieber, etc.), Régis Labeaume dit qu’il « pense » que Céline, « ça va remplir ». « De toute façon, c’est à eux autres à gérer ça. »














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