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    Récupération

    Québec veut faire mieux

    3 novembre 2015 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    Les efforts pour récupérer plus de matières organiques sont au coeur du nouveau Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR).
    Photo: iStock Les efforts pour récupérer plus de matières organiques sont au coeur du nouveau Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR).

    La communauté métropolitaine de Québec (CMQ) se donne cinq ans pour rattraper son grand retard en matière de récupération des matières organiques. Le taux de récupération devrait ainsi passer de 29 à 62 % d’ici à 2021.

     

    « On a décidé d’être ambitieux », a déclaré le président de la CMQ et maire de Québec, Régis Labeaume, lors d’un point de presse lundi. « On a vraiment le goût d’en faire un projet collectif. » Non seulement la CMQ veut progresser, mais elle s’est donné des objectifs supérieurs à ce que le gouvernement recommande, a-t-il souligné.

     

    Les efforts pour récupérer plus de matières organiques sont au coeur du nouveau Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR). Si l’objectif se réalisait, cela permettrait à la CMQ de réduire de moitié les matières qu’elle ne récupère pas.

     

    Ce plan, qui touche la ville ainsi que les MRC de l’île d’Orléans, de la Jacques-Cartier et de la Côte-de-Beaupré, prévoit aussi une hausse importante du recyclage dans ce qu’on appelle les ICI (institutions, commerces et industries).

     

    À l’heure actuelle, les ICI récupèrent 42 % de leurs déchets. Même si c’est 12 % de plus que la performance du secteur résidentiel, on estime que beaucoup reste à faire parce que ces bons résultats reposeraient sur quelques gros joueurs clés.

     

    En attendant l’usine de biométhanisation

     

    Pour réaliser tout cela, le Plan prévoit qu’il faudra investir 129,5 millions de dollars en immobilisation et environ 10 millions par an à partir de 2021. Là-dessus, plus de 80 millions de dollars de la facture iront à la future usine de biométhanisation.

     

    Or il faudra être patient, puisque l’administration Labeaume vient de convaincre le gouvernement du Québec de lui donner deux ans de plus pour construire son usine.

     

    Selon l’opposition, les actions tardent. « La Ville n’a pas un bon bilan en matière de gestion des matières résiduelles », fait valoir le chef de Démocratie Québec, Paul Shoiry, qui croit que la Ville devrait miser sur le compostage au lieu d’investir dans une usine de biométhanisation. « Pour les matières putrescibles et organiques, il y avait une collecte et elle a été détruite en 2010, et là, on se donne une nouvelle cible pour 2021. »

     

    Le porte-parole du Conseil régional de l’environnement, Alexandre Turgeon, se réjouit quant à lui qu’on mette plus de pression sur les ICI. Il déplore toutefois que les budgets prévus pour sensibiliser et informer les citoyens ne soient pas plus élevés.

     

    En 2013, la population de la CMQ a produit 1,24 million de tonnes de déchets. À moins d’un changement de cap, on prévoit que cela passerait à 1,4 million de tonnes en 2021. Le nouveau plan fera bientôt l’objet d’une consultation publique. À compter du 17 novembre, les élus iront le présenter à la population et en janvier, une commission indépendante siégera pour demander aux citoyens de lui faire des suggestions pour l’améliorer. Les renseignements sur la consultation se trouvent à l’adresse www.cmquebec.qc.ca.













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