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    Sillery

    Feu vert au controversé projet Woodfield

    9 janvier 2014 |Isabelle Porter | Ville de Québec
    La « grande majorité » des arbres du boisé Saint-Patrick seront préservés, à l’exception de deux arbres anciens.
    Photo: Jean Bousquet La « grande majorité » des arbres du boisé Saint-Patrick seront préservés, à l’exception de deux arbres anciens.

    Le ministre de la Culture Maka Kotto et le promoteur du projet Woodfield ont convenu juste avant les Fêtes d’un plan pour protéger les arbres du boisé Saint-Patrick. Malgré tout, le plan du ministre pour préserver le patrimoine de Sillery continue de s’attirer des critiques.

     

    L’entente constituait la dernière étape pour permettre au promoteur Bilodeau Immobilier de lancer la construction de son projet de 87 condominiums sur quatre étages. Le 4 décembre, le ministre Kotto avait approuvé le projet, mais à condition que le promoteur protège mieux les vieux arbres du boisé. « Le ministre a finalement autorisé le projet le 19 décembre, a expliqué mercredi la porte-parole du ministère, Anne-Sophie Lacroix. On a trouvé un équilibre pour s’assurer de protéger le boisé. »

     

    La « grande majorité » des arbres seront préservés, assure-t-elle, à l’exception de deux arbres anciens : un érable à sucre de plus de 100 ans et un chêne rouge « possiblement plus ancien ». Par ailleurs, 43 arbres « plus jeunes » seront déplacés sur le site.

     

    Plus de 200 ans

     

    Mme Lacroix n’était toutefois pas en mesure de dire si les deux arbres sont ceux identifiés par l’expert en foresterie Jean Bousquet dans une lettre parue samedi dans Le Devoir (« Le cadeau de Noël déconcertant du ministre de la Culture »).

     

    « Le ministre crée un dangereux précédent pour tous les sites patrimoniaux, écrivait-il. Le boisé abrite les arbres feuillus nobles les plus anciens et les plus remarquables en milieu urbain dans l’est du Canada. »

     

    Ces arbres, expliquait-il, ont plus de 200 ans et certains atteignent jusqu’à 12 pieds de circonférence. Une affirmation contestée par le ministère, qui parle d’un âge maximum de 150 ans.


    Mobilisation

     

    Or M. Bousquet n’est pas le seul à se méfier du plan du ministère. Une coalition de groupes citoyens prévoit de convoquer la presse vendredi pour dénoncer l’appui au projet Woodfield. Héritage Québec, Nature Québec et la Coalition pour l’arrondissement historique de Sillery en font partie.

     

    L’une de ses porte-parole, Johanne Elsener, peine à croire que l’entente du 19 décembre aura des retombées aussi modestes que le prétend le ministère. « C’est difficile d’imaginer qu’ils puissent construire sans détruire une multitude d’arbres », dit Mme Elsener.

     

    Au-delà des arbres, il faut protéger le boisé lui-même et l’écran visuel qu’il constitue, dit-elle. « C’est un effritement irréversible du site de Sillery. […] En 1964, quand l’arrondissement historique a été créé, c’était pour protéger ses paysages naturels et historiques. »

     
     
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