Plus qu’un seul parti d’opposition à la Ville de Québec
Démocratie Québec et Québec Autrement annoncent leur fusion
Le parti issu de l’union s’appellera Démocratie Québec, mais c’est l’ancien chef de Québec Autrement (QA), David Lemelin, qui dirige le nouveau navire. « Je suis donc le chef de ce nouveau parti, chef de Démocratie Québec et candidat à la mairie en novembre prochain, a résumé M. Lemelin lors d’un point de presse vendredi matin. À présent, l’histoire n’est plus de savoir qui a concédé quoi. Ce qui compte le plus, c’est le résultat. »
Convaincu depuis le début de la nécessité d’une fusion, M. Lemelin courtisait Anne Guérette depuis des mois. Or, jusqu’à tout récemment, la chef de Démocratie Québec tenait absolument à garder son parti en vie. Elle reprochait à M. Lemelin de vouloir s’imposer comme chef et plaidait qu’une fusion devait absolument passer par une course à la chefferie.
« Choisir ses batailles »
Mais cette période est bel et bien révolue. La course à la chefferie aura lieu, mais après les élections de novembre, dit-on. Quant à Mme Guérette, elle dit être en paix avec son choix. « Il faut choisir ses batailles, a-t-elle résumé. J’ai défendu mon bout pendant longtemps et je pense que ça a donné des résultats. »
La possibilité d’imposer son propre parti au lieu de QA a pesé fort dans la balance, mais des commentaires du public ont aussi eu raison de ses réticences. « Il y a eu beaucoup de pression aussi de la part des citoyens, a expliqué la conseillère municipale du Vieux-Québec et de Montcalm. Le citoyen ne fait pas la différence entre Yvon Bussières, qui est chez Québec Autrement, et Anne Guérette, qui est chez Démocratie Québec. Pour lui, on est ensemble déjà. […] Je veux agir en fonction de ce que demande le citoyen. »
Respect et négociation
Le programme du nouveau parti sera défini lors d’un congrès le 11 mai prochain, date qui avait déjà été retenue pour celui du défunt Québec Autrement. En attendant, on axe le discours sur les thèmes du « respect » et de la « négociation » pour se distinguer du style du maire Régis Labeaume.
Pour David Lemelin, le succès de la fusion entre les deux partis montre à quel point l’art de négocier est utile. « La négociation, ça marche. […] On négocie, on avance, et c’est ce que Démocratie Québec mettra de l’avant avec les employés, avec les syndicats, avec les maires des autres villes, avec les gouvernements », a-t-il dit.
Le conseiller Patrick Paquet a d’ailleurs souligné que pendant que l’opposition se regroupe, les départs d’Équipe Labeaume se sont multipliés (11 sur 22). « Personne n’est dupe à Québec sur ce qui se passe au sein d’Équipe Labeaume », a lancé tout sourire le conseiller qui lui-même a quitté l’équipe il y a quelques mois.







