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Rapport D'Amours: Labeaume salue le diagnostic mais veut plus de pouvoirs

24 avril 2013 15h13 | Isabelle Porter | Ville de Québec
Contrairement à d'autres, le maire a pris plusieurs jours avant de réagir au document.
Photo : Yan Doublet Le Devoir Contrairement à d'autres, le maire a pris plusieurs jours avant de réagir au document.
Le maire de Québec Régis Labeaume estime que le rapport D'Amours renforce ses arguments pour agir de toute urgence sur les déficits des régimes de retraite. Il demande maintenant au gouvernement de lui en donner les moyens.

M. Labeaume estime que le rapport lui donne raison par son diagnostic. «Nous répétons depuis des années que les coûts de ces régimes sont sous-estimés et intenables pour les contribuables, le rapport nous donne complètement raison», a-t-il déclaré mercredi matin.

Le rapport propose notamment une nouvelle manière de mesurer le taux de rendement des régimes et l'impact sur le déficit. La Ville de Québec estime que cela fait passer le sien de 730 millions $ à 1,280 milliard $. «C'est assez majeur», a-t-il lancé.

Il a ensuite affirmé que l'impact sur le compte de taxes d'une maison de 260 000 $ passerait ainsi de 213 $ à 624 $ par an. «Moi si j'étais un carré rouge, je sortirais dans la rue pour ça. Je laisserais faire l'indexation des frais de scolarité, l'injustice est là!».

Contrairement à d'autres, le maire a pris plusieurs jours avant de réagir au document. Même s'il déplore que le rapport ne lui attribue pas plus de pouvoirs face aux syndicats, il ne fait pas de reproches à ses auteurs.

À son avis, il était «stratégique» de leur part de procéder ainsi pour imposer un débat de fond.

Néanmoins, M. Labeaume est formel : rien dans le rapport ne permet de changer le rapport de force avec les syndicats. «Les villes ne disposent d'aucun outil ou moyen légal pour créer un sain rapport de force», dit-il. «Nous sommes toujours à la merci de ceux-ci.»

Il renvoie donc la balle au gouvernement du Québec pour qu'il lui donne de nouveaux pouvoirs, dont celui d'imposer des conventions collectives par décret. «Il faut qu'une ville puisse légiférer sur les conventions collectives», avance-t-il. «C'est le dossier le plus fondamental sur les finances de la Ville et je ne peux rien faire.»

Quant à l'entente entre la Ville de Montréal et ses cols bleus, qui a été présentée la semaine dernière comme un exemple à suivre, il la décrit comme une «mauvaise nouvelle pour les contribuables de Montréal».

«Elle prévoit que la totalité du déficit de pension des employés manuels accumulé avec les années par la ville de Montréal sera payée entièrement par les contribuables montréalais. […] Jamais nous n'imposerons une telle injustice aux contribuables de notre ville.»
 
 
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