La Ville de Québec accusée de négligence
L’instabilité de la façade d’un édifice inquiète des employés municipaux
Québec — La façade d’un immeuble de la Ville de Québec est si instable qu’on a dû aménager des échafaudages pour empêcher que des morceaux ne tombent sur des employés ou des passants.
Situé au 2, avenue Chauveau, l’immeuble en question se trouve juste derrière l’hôtel de ville. Environ 160 employés municipaux y travaillent (technologies de l’information, finances et ressources humaines).
Pour le président du syndicat des fonctionnaires, Jean Gagnon, la situation est inacceptable. «Je ne peux pas tolérer que des employés risquent d’avoir une pierre sur la tête en rentrant travailler le matin», a-t-il dénoncé lors d’un point de presse sur place lundi matin.
L’immeuble construit en 1964 est ceinturé de fissures. Depuis quelques semaines, les gens qui y travaillent doivent passer sous une structure temporaire afin d’y accéder, et un corridor de sécurité empêche les passants de s’approcher de la façade.
À la ville, on dit avoir installé ces mesures de protection en début d’année. Selon le porte-parole Jacques Perron, les «échafaudages sont là pour s’assurer que si jamais un morceau se détache, ni [les] employés, ni les citoyens qui déambulent [...] ne soient blessés».
Préoccupée par l’état de l’immeuble, la Ville a commandé en novembre un rapport à une firme d’ingénieurs. Le document remis avant les Fêtes «ne garantissait pas la stabilité», dit-il.
La construction de l’immeuble date d’environ 50 ans. Son propriétaire est GM Développement, un promoteur majeur à Québec. Toutefois, le bail à long terme qu’il a conclu avec la ville de Québec donne à cette dernière la responsabilité de l’entretien de l’édifice.
Mesures insuffisantes
Il y a «cinq ou six» ans, la Ville avait posé des supports sur le revêtement de l’immeuble parce que les ancrages qui le reliaient à la structure rouillaient. Or ces mesures se sont révélées insuffisantes.
Un appel d’offres vient d’être lancé pour retirer une partie des revêtements instables (les parements). Toutefois, la réparation de l’ensemble n’a pas été planifiée. Pour Jean Gagnon, les propos de la Ville dans ce dossier n’ont rien de «rassurant». À cela, M. Perron rétorque qu’on a pris «les mesures nécessaires» et que «le reste peut attendre».
En plus de s’être plaint à la ville, le Syndicat a porté plainte à la CSST dans ce dossier.








