Labeaume salue l’abandon du projet d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a salué mardi la décision du gouvernement Marois d’abandonner le projet d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu de Québec, qui sera plutôt transformé en un bâtiment administratif qui abritera quelque 1000 fonctionnaires.
Le premier magistrat de la Ville de Québec s’est dit heureux de la position annoncée la veille par la première ministre Pauline Marois, indiquant que le CHU de Québec sera construit près de l’Hôpital Enfant-Jésus dans le secteur Limoilou plutôt que sur le site de l’Hôtel-Dieu dans le Vieux-Québec. La ville et le gouvernement du Québec partageraient les mêmes vues en ce qui a trait à la revalorisation et la protection patrimoniale de ces bâtiments imposants situés dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec.
« Le maire se réjouit que plus de 1000 fonctionnaires viendront travailler dans le Vieux-Québec pour compenser le déplacement de l’hôpital. Notre souhait était que l’abandon du projet ne nuise pas à la vitalité du Vieux-Québec », a soutenu Paul Christian Nolin, attaché de presse de M. Labeaume.
En plus de la nouvelle vocation envisagée pour l’Hôtel-Dieu, le maire a obtenu l’assurance que des bâtiments adjacents de l’Hôtel-Dieu, soit l’École Saint-Louis-de-Gonzague et la Maison Nazareth, deux propriétés de l’hôpital, seront éventuellement convertis en immeubles à logements.
Site patrimonial de Sillery
Interrogé sur les déclarations faites samedi par Régis Labeaume au quotidien Le Soleil sur le site patrimonial de Sillery, le porte-parole de la mairie a souligné que la position du maire n’avait pas changé dans ce dossier.
« Le maire a déjà dit qu’il ne participerait pas à la consultation que va entreprendre le ministère [de la Culture]. La Ville va adapter ses règlements en fonction des décisions du gouvernement », a indiqué M. Nolin.
Souvent soupçonné de partager la vision des promoteurs qui lorgnent plusieurs grands terrains non développés du secteur de Sillery, le maire Labeaume a déclaré dans cette entrevue au Soleil que sa position se rapprochait plutôt de celle des citoyens qui luttent pour la préservation de ce site patrimonial. « Quand je vais donner mon idée, il y a pas mal de monde qui va être surpris, a-t-il dit. Je ne suis pas très loin du comité de citoyens. Personne, à part eux, n’a de vision claire. »








