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Les entreprises de Québec se disent surtaxées

Québec — Les milieux d’affaires de Québec reprochent à la Ville de surtaxer le secteur commercial par rapport au secteur résidentiel. Or le maire Régis Labeaume réfute leur analyse et affirme qu’ils sont « dans le champ ».

« On a atteint une limite », a déclaré mardi matin le directeur de la Chambre de commerce, Alain Kirouac. Selon lui, le trop grand fardeau fiscal pourrait amener des entreprises à « restreindre ou reporter des investissements », voire à « restreindre des embauches ».


La Chambre et un lobby immobilier, l’Institut de développement urbain, invoquent une étude de la firme De Rico montrant que depuis dix ans les propriétaires d’une résidence ont été beaucoup plus ménagés que les propriétaires de commerce dans les budgets de la Ville.


On y apprend que le taux de taxation résidentiel a diminué de 32 % depuis 2002 alors qu’il n’a été abaissé que de 2 % dans le secteur commercial.


L’étude avait été commandée il y a des mois, soit bien avant la polémique sur l’explosion des comptes de taxes dans le secteur commercial. En décembre, la Ville avait voté dans son budget un taux de 2,9 %. Mais la dernière évaluation des propriétés a entraîné des hausses allant jusqu’à 250 % de la facture pour certains.


Confronté à la grogne du secteur privé, le maire a annoncé il y a un mois qu’il réviserait les 5500 comptes de taxes commerciaux pour en demander plus aux gros joueurs et moins aux petits. Il avait lui même surnommé cela la formule « Robin des bois ».


On attend toujours les nouvelles factures. Or, selon Kirouac, une fois réalisés, ces changements ne régleront rien au problème soulevé par l’étude.

 

Comparez plutôt avec le PIB, dit le maire


Interrogé à ce propos en après-midi, le maire Labeaume a dit que les milieux d’affaires étaient « dans le champ ». Oui, les taux sont moins élevés dans le secteur résidentiel, dit-il ; il s’agit « d’un choix politique ». Selon lui, les entreprises doivent plutôt comparer la progression de leur taux de taxation avec la progression du PIB ou avec les taux d’autres villes.


« Le PIB progresse deux fois plus vite que la taxation dans le secteur commercial, dit-il. Le taux de la taxe commerciale a été le moins élevé de toutes les villes du Québec. »


Mardi, l’IDU et la Chambre n’étaient pas en mesure de comparer les taux de taxation de la capitale avec ceux d’autres villes, mais on parle déjà de commander une autre étude pour éclaircir cela.

 
 
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