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Densification: l’art de vivre dehors

Une exposition présente comment se vit la densité urbaine à Amsterdam

6 février 2013 | Isabelle Porter | Ville de Québec
À Amsterdam, aux Pays-Bas, des familles sortent leur table sur le trottoir pour dîner.
Photo : Marika Drolet-Ferguson À Amsterdam, aux Pays-Bas, des familles sortent leur table sur le trottoir pour dîner.
Dans certains quartiers d’Amsterdam, il n’est pas rare de voir des résidants autour d’une table, devant chez eux. En s’intéressant à la densification, une jeune chercheuse a découvert ailleurs une nouvelle façon de vivre en communauté.

Présentée à l’École d’architecture, l’exposition La densité confortable à Amsterdam, de Marika Drolet-Ferguson, montre que la densification peut ainsi être « confortable ».


Cette candidate à la maîtrise en architecture a passé un été à étudier les quartiers d’Amsterdam, aux Pays-Bas, grâce à la Bourse innovation de la Ville de Québec. Cette bourse vise à permettre aux futurs architectes et designers urbains d’aller étudier les pratiques les plus innovantes ailleurs dans le monde.


Marika Drolet-Ferguson avait très bien compris que le sujet de la densification était un sujet chaud et controversé depuis le débat sur l’îlot Irving. Or ce qu’elle a découvert ailleurs l’a enthousiasmée. « Le fait que les maisons soient tellement rapprochées les unes des autres a contribué à créer des milieux de vie », explique-t-elle.


Sur ses photos (fort belles), on voit un homme lisant son journal sur le perron, un autre qui interpelle le voisin sur la galerie du dessus. Il y a aussi des familles qui ont sorti la table sur le trottoir pour dîner et des parents qui ont aménagé la balançoire de la petite à l’avant de la maison.


Une citation d’Aldo van Eyck décrit bien le phénomène. « Le lieu et l’occasion, quelle que soit leur signification, ont plus de sens que l’espace et le temps. Car l’espace occupé par l’homme est le lieu et le temps occupé par l’homme est l’occasion. […] Offrez ce lieu, articulez l’entre-deux, […] faites que chaque porte soit un signe de bienvenue et que chaque fenêtre ait un visage. »


Quartier ouvrier


La présentation porte surtout sur Jordaan, un ancien quartier ouvrier ceinturé par des canaux. Les pistes cyclables y sont nombreuses, la place des voitures, limitée et les trottoirs sont au même niveau que la rue. Les immeubles de trois à cinq étages ont parfois des cours arrière, mais la vie se passe néanmoins beaucoup dans l’espace public. « Ils occupent le trottoir à l’avant pour pouvoir interagir avec les gens, voir les vélos passer. C’est un peu comme une terrasse. »


À Jordaan, la densité est de 19 458 personnes par km2. Selon Marika Drolet-Ferguson, le quartier de Québec qui lui ressemble le plus est Saint-Jean-Baptiste, secteur où le projet de l’îlot Irving a justement été bloqué par des citoyens qui ne voulaient pas qu’on construise trop en hauteur au nom de la densification. Or, dans Saint-Jean-Baptiste, on trouve 7226 habitants par km2.


La formule d’Amsterdam devrait-elle nous inspirer ? La jeune femme est prudente dans ses conclusions. « C’est quelque chose qui vient de leur culture à eux. Ça ne vient pas nécessairement avec la densification. » Cette vie de quartier, elle la retrouve par ailleurs dans certains quartiers centraux de la ville. « Le problème, il est peut-être dans les banlieues où c’est très séparé. »


L’exposition est présentée jusqu’au 15 février à l’École d’architecture.

 
 
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