Labeaume est poursuivi par un chef syndical
La déclaration en cause remonte au 21 décembre. « J’adore M. Gagnon. Mais il est toujours au bout de sa chaîne. Le problème est qu’il va retourner en burn-out à un moment donné », avait déclaré le maire de Québec.
Régis Labeaume réagissait alors au fait que M. Gagnon l’accusait de mentir sur les tables de mortalité, un outil de mesure de régimes de retraite.
Le chef syndical, qui revenait à l’époque d’un repos de six mois, est sans contredit l’un des adversaires les plus bruyants du maire de Québec. Les prises de bec entre les deux hommes sont monnaie courante et se font souvent par médias interposés.
Or cette fois, le Syndicat des cols blancs estime que le maire a dépassé les bornes. « Ce genre de propos est totalement inacceptable, surtout venant du premier magistrat de la Ville, qui jouit d’une importante couverture médiatique », a fait valoir le Syndicat dans un communiqué. Des procédures seront donc lancées « au cours des prochaines semaines », ajoute-t-on.
Au cabinet du maire, on a d’abord refusé de commenter directement la poursuite. Puis en soirée, le cabinet a émis un communiqué pour rappeler qu’il avait reçu une mise en demeure du syndicat à laquelle il avait répondu par des excuses.
« Monsieur Gagnon, écoutez-moi, là. C’était une blague. Je dis souvent ça, alors je m’en excuse si vous prenez ça personnel », avait déclaré le maire le 21 décembre, lors d’une entrevue à la radio. Le lendemain, le cabinet émettait des excuses officielles en évoquant un « incident malheureux ».
Seconde poursuite
Ce ne sera pas la première fois que MM. Gagnon et Labeaume s’affrontent devant les tribunaux. En novembre, le maire avait remporté une poursuite en diffamation contre son adversaire concernant des propos sur les caisses électorales.
« Il va falloir s’assurer que ce qu’on coupe, on ne l’envoie pas dans la colonne des contrats parce que les contrats, vous savez ça sert à quoi : ça sert à remplir les caisses électorales ! C’est juste à ça que ça sert les os… de contrats », avait dit M. Gagnon au lendemain d’annonces dans le dossier de l’amphithéâtre.








