Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Budget de la Ville de Québec - Montréal est «irresponsable», dit Labeaume

La métropole a tort de ne pas investir autant que Québec dans ses infrastructures

18 décembre 2012 | Isabelle Porter | Ville de Québec
«Les villes qui n’investissent pas de façon très importante dans leurs infrastructures sont, excusez-moi, tout à fait irresponsables, a lancé lundi le maire de Québec Régis Labeaume.
Photo : Clément Allard - Archives Le Devoir «Les villes qui n’investissent pas de façon très importante dans leurs infrastructures sont, excusez-moi, tout à fait irresponsables, a lancé lundi le maire de Québec Régis Labeaume.
La Ville de Montréal est «irresponsable» parce qu’elle n’investit pas autant que Québec dans ses infrastructures, selon le maire Régis Labeaume.

«Les villes qui n’investissent pas de façon très importante dans leurs infrastructures sont, excusez-moi, tout à fait irresponsables, a-t-il lancé lundi. À Montréal, toutes proportions gardées, on investit deux fois moins que la Ville de Québec en infrastructures.»


Pour affirmer cela, le maire se base sur les investissements de 2008 à 2012. Au cours de cette période, Québec a investi 2,27 milliards contre 4,52 milliards à Montréal. Or, souligne-t-il, la métropole a un budget quatre fois plus important.


«À un moment donné, il y a quelqu’un qui va devoir payer ça, dit-il. Et ceux qui vont devoir payer, ça s’appelle les générations futures.»


Le maire a tenu ces propos lors de la présentation de son sixième budget. La semaine dernière, ses critiques lui avaient reproché de trop endetter la ville en maintenant la cadence en infrastructures. C’était le cas notamment d’un des conseillers qui a quitté son parti, Patrick Paquet. Or ce dernier a quand même voté en faveur du nouveau Programme triennal d’immobilisations (PTI).


Sur la question de la dette, l’administration Labeaume avait de bonnes nouvelles lundi puisqu’elle s’élève à 130 millions de moins que ce qu’elle prévoyait en mars 2011, lors de la présentation du projet d’amphithéâtre. En 2013, la dette nette s’élèvera à 1,56 milliard.


Autre changement dans les données, le déficit des régimes de retraite s’élèvera à 624 millions en 2013 selon la Ville, alors que le maire répète depuis des mois qu’il est de 750 millions.


Pour les opposants du maire, c’est un mélange de bonnes nouvelles et de manipulations. «C’est un budget dans la veine Labeaume, qui cache des choses», a déclaré le conseiller indépendant Jean Guilbault. Quant à son collègue Yvon Bussières, qui s’inquiète souvent du poids de la dette, il a dit se «réjouir de l’erreur».

 

Transport et police


Sur la hausse de l’impôt foncier pour 2013, M. Bussières avait également peu à redire. Malgré l’augmentation substantielle de la valeur des maisons, l’administration limite la hausse à 1,9 % en moyenne. Or, il s’agit d’une moyenne et les écarts varient beaucoup d’un secteur à l’autre (voir tableau). De plus, les personnes dont les propriétés ont pris plus de valeur que la moyenne vont subir une ponction supplémentaire. En septembre, le nouveau rôle d’évaluation pour les années 2013 à 2015 a établi une hausse moyenne de 28 % de la valeur des propriétés résidentielles.


Du côté des dépenses, la masse salariale occupe toujours un pourcentage important des charges (38 %), mais, de nouveau, le maire a souligné que c’était bien pire à Montréal. Sinon, les deux principales augmentations bénéficient au transport en commun (RTC) et à la police, qui héritent chacun de six millions de plus.


Sur la police, le directeur général, Alain Marcoux, a souligné qu’il s’agissait d’une «priorité absolue». Les fonds doivent notamment financer la sécurité entourant les nombreux événements spéciaux dans la capitale.


***

Une augmentation pour tous 

Hausse moyenne de l’impôt foncier pour une maison unifamiliale de 261 000 $

  • Vanier: 2398,34 $ ( + 4,9 %)
  • Lac-Saint-Charles: 2535,63 $ ( + 1,5 %)
  • Sillery: 2558,33 $ ( + 3,7 %)
  • Beauport: 2565,38 $ ( + 3,0 %)
  • Charlesbourg: 2576,86 $ (+ 2,5 %)
  • Sainte-Foy: 2625,54 $ (+ 2,5 %)
  • Québec: 2774,96 $ ( + 3,2 %)
  • Saint-Émile: 2623,32 $ ( + 1,4 %)
  • Cap-Rouge: 2717,54 $ (+ 2,1 %)
  • Loretteville: 2871,00 $ (+ 1,8 %)
  • Val-Bélair: 2946,18 $ (+ 1,8 %)

Note : L’impôt foncier est présenté en fonction des anciennes villes (avant la fusion municipale). Cela est dû au fait que les citoyens paient plus ou moins cher en fonction de la dette qu’avait leur ancienne municipalité. Par exemple, la part de l’impôt foncier découlant de la dette de Lac-Saint-Charles est de 24,80 $ par an alors qu’à Loretteville, elle s’élève à 217,67 $.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel