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Québec - Les Plaines exigent des redevances pour les mégaconcerts

8 décembre 2012 | Isabelle Porter | Ville de Québec

Québec — La Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) a décidé d’imposer des redevances aux producteurs de spectacles qui veulent utiliser les Plaines. Son coût ne devrait toutefois pas avoir trop d’impact sur les événements.


La redevance reposera sur un petit pourcentage des ventes de billets et un montant forfaitaire pour chaque jour d’utilisation du site.


Cette deuxième mesure, croit-on, devrait inciter les producteurs à limiter le nombre de jours où les équipes de production occupent les lieux.


« On veut réinvestir dans les aménagements du parc, explique la porte-parole Joanne Laurin. On juge que les usagers perdent une partie de leur jouissance du parc à cause des événements. »


Il s’agirait toutefois d’une contrainte modeste puisque seuls les organismes privés seront taxés sur les billets, et ce, pour moins de 2 $ par billet. Quant au montant pour l’occupation du site, il s’élève à 1000 $ par jour, mais la facture sera moins élevée pour les organismes sans but lucratif, comme le Carnaval et le Festival d’été de Québec (FEQ).


Le FEQ n’a pas voulu commenter l’affaire vendredi, réservant ses commentaires pour la semaine prochaine. Sa compagnie soeur, 3E, qui a produit le spectacle The Wall, est aussi touchée par le changement.


Le producteur du spectacle de Madonna, Québécomm, a quant à lui reconnu que ce n’était pas très cher. « La différence maintenant, c’est qu’au lieu de coûter de 1,2 million à 1,7 million de dollars pour monter un site, ça va coûter de 1,26 million à 1,76 million », a résumé le patron de l’entreprise, Sylvain Parent-Bédard.


Québécomm est même plutôt soulagée puisqu’elle craignait qu’on lui refuse tout simplement l’accès aux Plaines. En octobre, c’est ce que la CCBN avait suggéré, à la suite des mégaconcerts de The Wall et de Madonna qui venaient s’ajouter à ceux du Festival.


La présidente de son conseil d’administration, Margaret Delisle, avait déclaré que « c’était fini », que ce n’était pas « dans [leur] mission d’accepter à répétition des mégaspectacles comme ça ».


Or elle s’était vite fait rabrouer par le maire de Québec, Régis Labeaume. « Les Plaines, ça ne peut pas servir juste à quelques bourgeois qui promènent leurs chiens ! », avait-il lancé, forçant Mme Delisle à revenir sur ses propos.

 
 
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